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Deuxieme partie.
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FAMILLE DLS NOCTURNES.

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La P vrai, k de l a v i un k ( Pyralis vitis, de Fabricius) a les ailes supérieuresd’un verdâtre foncé, avec trois bandes obliques, noirâtres, dont la troisièmeterminale; sa Chenille fait de grands dégâts dans les vignobles. Cette espèceappartient à la tribu des Tortleitses, qui roulent des feuilles en cornet, au moyende lils de soie tendus le long des bords de la feuille, pour y trouver à la fois levivre et le couvert. — La l’ \ hale vertu a b and g s ( Pyralis prasinaria, deFabricius), nommée par Geoffroy la Chape verte à bandes, est d'un beau vertblanchâtre en dessous ; les ailes supérieures portent deux lignes obliques; lesinférieures sont blanches. Cette espèce se trouve dans toute l'Europe. Sa Che-nille habite le Chêne , et se construit sur les feuilles une coque de soie en formedo bateau renversé. — L’IIerminie muselière ( ilerminia roslralïs, de La-treille) appartient aux Deltoïdes; ses ailes sont d’un gris noirâtre, avec destaches, une ligne transversale plus claire et trois points saillants noirs. Ellehabite en été dans les bois. La Chenille de cette Phalène est une Plieuse defeuilles; elle se fabrique une retraite qui ressemble à une sorte de boîte apla-tie, et dont la saillie sur la feuille ne dépasse pas ordinairement le diamètre ducorps de la Chenille : c'est un voile d’une finesse extrême, tendu et fixé danstout son contour sous l'une des surfaces de la feuille, plus ou moins pliée à cetendroit. Retirée sous cette petite tenture de soie, la Chenille s’y nourrit duparenchyme de la feuille renfermé dans le réseau formé par l’entrelacementdes nervures et des petites libres : ces libres ne sont jamais entamées par cesChenilles, non plus que l’épiderme qui revêt le côté de la feuille, opposé à celuioù l’Insecte a établi sa demeure.

L'Aglosse de la graisse ( Phatvena pinguinatis , de Linné) a les ailessupérieures d’un gris d’agate, avec des raies et des taches noirâtres. Un latrouve dans les maisons, sur les murs ; sa Chenille est rase, d’un brun noirâtreet luisant, et se nourrit de substances graisseuses ou hutyreuses. Réaumur lanomme la fausse Teigne des cuirs, parce qu’elle ronge aussi cette matière, ainsique les couvertures des livres. Elle construit un fourreau en forme de long tuyauqu’elle applique contre le corps dont elle vit. Linné assure, et des médecins di-gnes de foi l’ont vérifié, qu’on la trouve quelquefois dans l’estomac de l’homme,où elle produit de graves accidents.—La Galléhie de la cire [Galleriace-reana, de Fabricius; est longue de cinq lignes, cendrée, avec la tête et le tho-rax plus clairs, et de petites taches brunes le long du bord interne des ailessupérieures. Réaumur nomme sa Chenille fausse Teigne de la cire : elle fait degrands dégâts dans les ruches, dont elle perce les rayons, et construit, à me-sure qu’elle avance, un tuyau de soie recouvert de ses excréments. Nous vousen avons parlé en traitant des Abeilles.— La Teigne des tapisseries( Pgralis lapezana, de Fabricius) a les ailes supérieures noires, leur extrémitépostérieure blanche, ainsi que la tête. La Chenille ronge les draps et les étoffesde laine: elle se cache sous une voûte ou demi-tuyau qu’elle forme de leursparcelles, et qu’elle allonge en avançant.— La Teigne des draps ( Tineasarcitella, de Fabricius ) est d’un gris argenté, et porte un point blanc de cha-que côté du thorax. Sa Chenille se trouve sur les draps et les étoffes de laine.Elle se fabrique, en tissant avec sa soie les brins qu elle en détache, un four-reau immobile, qu’elle a l’art d'allonger et d'élargir à mesure qu’elle croît. —