INSECTES IIÉ.MII‘TÈKES.
soûl peu communes : il n'y en a guère plus d'une dizaine à Paris . Celle deM. Boisduval est la plus complète et la mieux classée; elle contient toutes lesespèces mentionnées dans son catalogue, et c’est sur elle que se règlent les autrespour la détermination des espèces. Mais de toutes celles de France et peut-être d’Europe , la plus belle, sinon la plus riclie, est celle de M. Pierret fils.L’auteur de cette collection a voulu qu'elle se formât uniquement d’insectesobtenus par éclosion, et il a lui-même cherché, récolté, élevé la plupart desChenilles qui devaient lui fournir le Lépidoptère . Aussi les individus sont-ilsd'une ravissante fraîcheur et d’une intégrité parfaite : le moindre défaut dansles antennes ou les palpes, le moindre faux pli dans les ailes, la moindre at-teinte portée à leur plumage écailleux, est une cause d’exclusion. C’est un
luxe, une symétrie, une propreté qu’on ne peut se lasser d’admirer : celle ma-
gnifique collection n’esl pas seulement un muséum de savant, elle es) aussil’œuvre d’un artiste.
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Les Hémiptères se rapprochent des Coléoptères par leurs ailes supérieures,ipii, chez la plupart, sont de consistance coriace dans la moitié de leur éten-due (de là le nom donné à l’ordre). Mais la disposition des parties de leurbouche les a fait ranger parmi les Insectes suceurs. On les reconnaît à l’espècede bec tubulaire, cylindrique et articulé dont leur bouche est armée. Ce bec
se compose d’une gaine presque cylindrique, formée detrois à quatre articles placés bout à bout, et renfermantquatre filets très-grêles, roules, dentelés à leur sommet,et propres à percer la peau des animaux ou les vaisseauxdes plantes. Cette gaine représente la lèvre inférieure, eton voit à sa base une pièce conique et allongée qui estl’analogue du labre; les filets de la paire antérieure re-présentent les mandibules, et ceux de la seconde pairepeuvent être considérés comme des mâchoires très-allon-gées. Les Hémiptères qui sucent les animaux ont le becs robuste et crochu; ceux qui se nourrissent du suc des
végétaux l’ont au contraire grêle et appliqué entre lespattes contre le thorax.— Leurs métamorphoses sont in-
Paiiios du bec d'une complètes : en grandissant, le jeune Insecte ne change
ni de formes ni d’habitudes; seulement il acquiert desailes, dont il était d’abord privé.
l’uilflisc 4 .
* Figure Bouche de Punaise vue eu dessous. — A.- Labre.— I. Laine formée i>ar l;a lèvre inférieure.—L L. Commencement des antennes. — O O. Yeux — P P. Commencement des deux premières pattes. — l'ig. 2.S. Les soies représentant les mandibules ol les mâchoires, réunies en faisceau, et ayant â leur base le labre L.— Fig. 3. Soies séparées entre elles.