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Deuxieme partie.
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FAMILLE DES Al! A A Él DE S

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le plus souvent sur le dos, et montrant sou abdomen <|iii semble enduit d'unvernis argentin. Ce brillant dépend de ce ((ue l'eau ne s’attache pas au ventrede l’animal, qui est gras et velu, et relient une couche d’air entre le liquide etlui. Cet airdoilservir non-seulement à la respiration de l’Araignée, mais encoreà la construction de son domicile, et voici comment : elle va d'abord attacherdes filets soyeux aux brins d’herbes situés dans l’eau même ; il en résulte unetoile horizontale sous laquelle elle su débarrasse des bulles d'air qui tapissent soncorps, en le balayant avec ses pattes : cet air, qui tend à monter, vu sa légè-reté, en est empêché par le réseau tendu au-dessus de lui. liientùt l’Araignéeen sort et monte à la surface de l’eau ; elle élève son abdomen au-dessus decelle-ci, le retire vivement, et entraîne une nouvelle couche d'air adhérantaux poils de l'abdomen ; puis elle revient sous son réseau, et se dépouille de sonenveloppe gazeuse ; elle répète le même manège jusqu’à ce que la toile, bombéepeu à peu par les bulles d’air que leur légèreté sollicite à monter au-dessus del’eau, ail acquis la forme d’une cloche, ayant le volume d’une noisette. Vousverrez alors l’Araignée y entrer, en sortir, et y apporter les Insectes qu’elle apris à b chasse, soit dans l’eau, soit à terre. Quand la cloche est terminée, l'a-nimal la ferme inférieurement par un plancher qui n'est perforé qu’à un pointde sa circonférence. Souvent plusieurs individus de la même.espèce habitentdes cloches très-rapprochécs l’une de l’autre, et l’un d’eux cherche à surprendreson voisin, e-n établissant entre les deux loges une galerie de communication :celte galerie est construite par le même procédé que la cloche : l’Araignéebombe peu à peu un des points de la paroi de son domicile, et, dans la sailliequ’elle a produite, dépose une bulle d’air; cette saillie étant dirigée de bas enhaut, l’air tend toujours à l’allonger, ce qui est facile, vu l’extensibilité de sontissu soyeux. liientùt le boyau s’allonge et arrive jusqu’à la cloche que l'animalveut envahir. Alors celui-ci, qui a exécuté tous ces travaux pendant l’absencede sa voisine, guette le moment où elle se trouve chez elle, passe comme untrait dans la galerie pleine d’air, perce d’un coup de mandibules la cloche quiy est contiguë, et y tombe à ”’ _ ste; mais si le propriétaire attaqué a eule temps de s’apercevoir des manœuvres de l’assaillant, il se jette sur lui, lepoursuit à travers sa galerie, et le dévore à domicile.

Vous allez demander comment se répare l’air renfermé sous la cloche,et vicié à la longue par la respiration de l'animal : nous vous répéterons icil’explication ingénieuse de M. Dutrochet : l’acide ca e formé se dissout

dans l’eau, qui, en même temps, lui cède l’air qu’elle tient en dissolution.

L’Araignée pha langiste ( Arcmeaphalungioides, de Fourcroy), nomméeaussi l'Araignée domestique à longues pattes, a les yeux au nombre de huit,placés sur un tubercule, et divisés en trois groupes : un de chaque côté, forméde trois yeux disposés en triangle, et le troisième au milieu, un peu antérieur,composé de deux autres yeux et sur une ligne transversale; son corps est long,étroit, d’un jaunâtre très-pâle, couvert de duvet; l'abdomen est presque cylin-drique, très-mou, marqué en dessus de taches noirâtres; les pattes sont très-longues, très-fines, et tombent facilement ; elles ont un anneau blanchâtre àl'extrémité des cuisses et des jambes. Celte espèce est commune dans les mai-sons, où elle file aux angles des murs une toile composée de fils lâches et peu