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Deuxieme partie.
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Clil'STACÉS .11110 YtlKS.

f.-2S

saire; sans elle l'animal périrait, d’une hémorragie. C'est ce (pie savent aussiles Araignées ; car si vous coupez la patte d'un de ces animaux, vous le verrezjeter le moignon. — Le Crabe duveté ou Etrille commune (Cancerpubcr, de Linné) est.couvert d'un duvet jaunâtre; il porte cinq dents à chaquebord latéral de la carapace, et huit petites dents entre les yeux, dont les deuxmitoyennes plus longues, obtuses et divergentes; ses serres sont sillonnées,armées d’une dent forte et dentée au côté interne du carpe, et d’un antre surl’article suivant ou main. Les doigts sont, noirâtres. Ce Crustacé , dont la chairest très-délicate, habite toutes les mers d’Europe . — Le Crabe Ménade ouCrabe commun de nos côtes (Cancer Manias, de Linné ) a, comme l'Etrille,cinq dents à chaque bord latéral de la carapace, et pareil nombre au front, eny comprenant celles qui sont entre les yeux. Le dessus du test est glabre, tine-ment chagriné avec des ligues enfoncées, profondes. Les tarses sont striés,la tranche supérieure des mains est comprimée en manière d’arête arrondie,terminée par une petite dent ; on en voit une autre, mais plus forte, au côtéinterne de l’article précédent; les doigts sont striés, presque également den-tés. avec le bout noirâtre.

Le Crabe cavalier (Cancer cursor, de Linné) a les yeux en massue,qui s’étendent dans la moyenne partie de la longueur de leur pédicule; lesserres sont presque semblables, fortes, mais courtes; les pédicules des yeuxsont terminés par un faisceau de poils. Ce Crabe habite le littoral de la Médi-terranée; il court avec une vélocité telle qu’un Cheval au galop peut à peinel’atteindre. Il se tient pendant le jour au fond des terriers qu’il s’est creusés dansle sable près des rivages de la mer : il les quitte après le coucher du soleil.

Les Podophlha'.mes sont des Crabes remarquables par la longueur des pédi-cules supportant les yeux. Ces pédicules sont trés-rapprochés à leur insertion,s'étendent jusqu’aux angles latéraux du bord antérieur, et se logent dans unegouttière du front. Tel est le Podophtiialme épineux (Podoplillialinnsspinosus, de Lalreille), dont le test est très-court, transversal, aplati, garnilatéralement de deux épines; l’épine supérieure est très-grande, le bord anté-rieur est arqué entier, et offre au milieu un chaperon étroit, rabattu, terminépar deux branches ou lobes ouverts. Celte espèce habite l’océan Indien . —Il y aun Podophlhalme fossile dont on ignore le gisement, et qui a reçu le nom deM. Defrance, naturaliste très-versé dans la connaissance des invertébrés fos-siles.

Les Gécarchu sont des Crabes dont les quatre antennes sont recouvertes parle chaperon; le second et le troisième article des pieds-mâchoires extérieurssont grands, aplatis, comme foliacés, arqués; tel est le Gécarcin campa-gnard (Cancer ruricola, de Linné), nommé par les voyageurs français Tour-lourou, qui est d’un rouge de sang, quelquefois tacheté de jaune, avec une im-pression en forme de II très-marquée. Cette espèce est très-commune dans lesAntilles . Les Tourlouroux, au lieu de vivre dans l’eau, comme les Crustacésordinaires, sont terrestres, et habitent les bois humides; ils respirent ce-pendant par des branchies, mais celles-ci exigent plus d’oxygène que l’eau n'enpeut dissoudre, et fonctionnent dans l’air comme des poumons. La Nature,pour prévenir leur dessèchement, a placé au fond de la cavité respira-