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Deuxieme partie.
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E.UIJItANCIIEMENT DES ZOOIMIYTES.

(si I

phrase, bien qu'indiquant le caractère spécifique avec une exactitude toutelinnéenne, est souvent d’une concision qui laisse indécis le lecteur ; ajoutez àcela que, malgré le grand nombre d’espèces qui s’y trouvent, il en manque ce-pendant encore beaucoup, de sorte que l’amateur est exposé à y cherchervainement la définition de la coquille qu’il veut déterminer. En admettantmême qu’un species soit complet, on ne tarde pas à se convaincre que la des-cription la plus parfaite est infiniment au-dessous de la représentation coloriéede l'objet. Concevez-vous la suprême jouissance d’un amateur qui, après avoirpassé des heures entières à chercher inutilement dans un texte la note caracté-ristique qui convient à son échantillon, tombe tout à coup sur une planchereprésentant fidèlement les formes, les dimensions, le coloris de l’espèce qu’ilveut déterminer, et réunissant les noms divers que lui ont imposés les savants,synonymie précieuse qui ne lui permet pas de méconnaître l’espèce qu’il étudie?Je le répète, nul ne peut comprendre ces joies, s'il n’a point ressenti lesangoisses d’une exploration longue et inutile, et si sa colère studieuse ne s’eslpas quelquefois exhalée en homicides imprécations contre l’auteur défunt quine lui donne pas de renseignements suffisants.

Depuis les ouvrages de Lamarck, créateur de la science conchyliologique,quelques naturalistes, et notamment MM. Sovverby, Rang, de Férussac , ontpublié des iconographies partielles. Ces publications, inspirées par un ardentamour de la science, ont toutes produit une sensation favorable dans le mondesavant; mais personne, jusque dans ces derniers temps, n’avait osé croire àla possibilité d’une iconographie générale des coquilles vivantes, rassemblanttoutes les espèces connues, et accompagnée d’une description complète de cha-cune. M. Kiener, conservateur des collections du Cabinet d’histoire naturelle,comprenant les immenses avantages de sa position, encouragé par les savantsnationaux et étrangers qui connaissaient son exactitude consciencieuse et sapersévérance infatigable, a voulu accomplir cette œuvre de patience et de sa-gacité. Ce n’était pas seulement un bénédictin qu’il fallait dans une telle entre-prise, il fallait en même temps un homme décidé à ne reculer devant aucunedifficulté, devant aucun sacrifice, pour achever seul un ouvrage de plus de centcinquante livraisons. Il savait que le _ ’c, instruit par de nombreuses dé-

ceptions, accueille avec une juste défiance l’annonce d’une publication pério-dique qui doit durer plusieurs années; aussi a-t-il tout fait pour détruire despréventions qui pouvaient l’entraver. Six ans d'efforts lui ont suffi pour four-nir plus de la moitié de sa course, et les craintes que les amis de la conchylio-logie avaient d’abord éprouvées en le voyant commencer ce beau monumentscientifique n’ont pas tardé à se changer en espérances, qui maintenant sontune certitude. Les collections de coquilles, que multiplient de jour en jour lafréquence et la facilité des voyages lointains, seront vivifiées par ce bel ouvrage,qui va centupler leur valeur, et dont le prix, fractionné par la périodicité, estloin d’être en rapport avec sa magnifique exécution.

Si la perfection des animaux se mesure d’après la complication de leursorganes, les Zoopliijtes sont les êtres les plus imparfaits du llègneanimal : chez