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Deuxieme partie.
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LMBlt A NC H tJltM DKS ZOOPHYTES.

eux, en effet, le système nerveux est rudimentaire ou nul, les organes spéciauxdes sens n'existent pas ; les diverses parties du corps, au lieu d’être disposéespar paires de chaque côté d’un plan longitudinal, se groupent autour d’un axecentra], et imitent la symétrie rayonnée des végétaux ; de là les noms de Rayonnéset de Zoophytes, signifiant animaux-plantes. Cette dernière dénomination aug-mentera encore de justesse à vos yeux quand vous verrez sur les rochers bai-gnés par l'Océan ces animaux non-seulement étaler des organes verticilléscomme les parties d’une Heur épanouie, mais s’unir entre eux de manière asimuler des arbrisseaux ramifiés ; c’est à cause de cette analogie que beaucoupde Zoophytes ont été confondus longtemps avec les Algues, classe immense devégétaux marins, dont nous vous avons parlé plusieurs fois. Nous vous citerons,dans l’embranchement des Zoophytes, les Oursins, dont le corps est à peu prèsglobuleux et revêtu d’un test calcaire hérissé d’épines mobiles ; les Etoiles demer ou Astéries, dont le corps est divisé en cinq rayons; les Orties de mer ouAculèphes, dont le corps est une masse gélatineuse, flottant dans l’eau, et causeà la main qui les touche une sensation cuisante, analogue à celle que produitHa piqûre des Orties; les Holothuries , dont le corps est de consistance coriace,et dont la bouche, placée à l’extrémité antérieure, est entourée d’une cou-ronne de tentacules rameux et rétractiles. 11 y en a une qui porte le nom denotre illustre naturaliste : c’est le Cuvieria carisocliroma.

La classe principale des Zoophytes est celle des Polypes. Les animaux qui lacomposent doivent leur nom aux tentacules qui entourent leur bouche, et lesfont ressembler au Poulpe, que les anciens nommaient Polypus. Leur corps estou ovalaire, et n’offre d’ouverture qu’à une de ses extrémités; leurstructure est simple, et leurs facultés sont bornées en raison de cette simplicilé.Presque tous vivent fixés à des corps étrangers par leur extrémité postérieure, etn’exécutent d’autres mouvements que ceux qui sont nécessaires pour l’extensionet la contraction de leurs tentacules, et de la portion antérieure de leur corps.Us se multiplient, tantôt par des œufs qui se détachent et sont expulsés audehors pour aller au loin se lixer et se développer, tantôt par des bourgeons,qui naissent sur la surface de leur corps, et ne s’en séparent jamais. Ces bour-geons fixes deviennent autant de nouveaux Polypes semblables à leur mère.Il eu résulte une agrégation d’individus qui semblent vivre d’une vie commune,comme si elle était réellement un être composé, pourvu d'un corps uniqueavec mille bouches et autant d’estomacs; et, bien que ces estomacs ne s’ou-vrenl pas les uns dans les autres, il existe entre eux une communication vas-culaire, au moyen de laquelle les matières alimentaires digérées parles unsservent à la nutrition des autres. Ne .reconnaissez-vous pas dans cette struc-ture celle des végétaux, dont chaque bourgeon reçoit sa nourriture de la tigecommune, et contribue ensuite au développement de celle-ci?

Le corps des Polypes est souvent composé d’un tissu demi-transparent,mais chez la plupart la portion inferieure du tégument se durcit et se pétri lie.Cette enveloppe solide varie dans ses formes et représente tantôt des tubes,tantôt des cellules; on la regardait autrefois comme la demeure des Polypes,et c est elle qu on désigne sous le nom de polypier. Souvent chaque Polype pos-sède un polypier distinct, mais d’ordinaire le polypier est la hase commune