Band 
Tome premier.
Seite
54
JPEG-Download
 

que n’est pas absolument sans quelque uti-lité. C’est ce qu’on prouve communémentpar l’exemple suivant. Que 15 Turcs & au-tant d € Chrétien s se trouvent dans un vais-seau sur mer , & que dans une tempête quisurvient, on en doive jetter quelques unsdans la mer pour décharger le vaisseau. Ondemande dans quel ordre il faut ranger lesChrétiens 3c les Turcs les uns parmi les au-tres, pour qu’en tirant toujours le neuvième,on jette tous les Turcs avant que Tordretombe fur les Chrétiens. On commence àcompter par les Chrétiens , 3c on range au-tant de Turcs les uns auprès des autres , quele demande Tordre des voïelles du vers sui-vant :

Populeam vìrgam mater regina tentbit.

O lignifie ici quatre Chrétiens, V cinq Turcs,E deux Chrétiens, 3c c. (Voïez Deschales,Mundus Mathematicus , Tom. I. Sc les Ré-créations Mathématiques d’O^anam , Tome/. & IF. )

Arithmétique arenaire. Invention profon-de à' Archimede d’un nombre immense qu’ondétermine avec une facilité merveilleuse , 3cqui cependant , comme ce grand Géomètrele démontre évidemment, est plus grandque le nombre de tous les grains de labié,dont on pourroit remplir Teípace de toutT Univers , jusqu’aux dernieres étoiles fixes.E'u sage de cette invention consiste à fairecomprendre d une maniéré aisée une luireprelqu’infinie de nombres. Archimede aécrit un Livre entier fur cette Arithmétique,dans lequel il a démontré la possibilité cíe lachoie. J. CL Sturm a traduit ce Livre duGrec en Allemand avec les autres ouvragesd ’Archimede , 3c il Ta publié augmenté deses Remarques. ( Voie £ GRAINS DEPAVOT. )

ARITHMOLOGIE. "Nom qu’on donne quel-quefois à ['arithmétique.

AR1THMONOM1E. Quelques Géomètres ap-pellent ainsi Tarithmétique élémentaire,spéculative Sc théoretique. ( Voïei ARITH-METIQUE. )

A R M

ARMURE. Garniture d’un aiman qui en aug-mente la vertu ou la fixe ôc qui la conserve.Tout aiman a régulièrement deux points ,par lesquels il attire le fer , & qu’on appelleles pôles. On applanit ces points tellement,que deux platines de fer A B, ( PlancheXXII. Figure 131 .) y répondent exactement ;car plus exactement le fer s'y joint, plusTa iman acquiert de la force. Chaque platinegjì revetue d’unç piçce C,C en forme de

A R M

parallélépipède. C’est à ces deux pieces,faitesdu meilleur acier, qu’on en applique une autred acier E ou pend un crochet auquel on sus-pend ce que l’aiman doit attirer. On les ap-çelle alors les pôles, puisqu’en joignantétroitement les pôles par leur fer , ils enfont les fonctions. On ferre ces platines avecdeux bandes de cuivre F F, ení'orte qu’ellcsne puisiènt pas branler. Et pour mieux con-server cette armure , 8c Taiman même, onThabille d’un cuir doux.

i. Une pierre d’aiman est armée lorsqu’elleest revêtue du côté de ses pôles de deux pla-ques d’acier, qui réunissent le concours dela matière magnétique à deux têtes , ou deuxboutsd’acier, íur lesquels elle s’appuie. CetteArmure augmente considérablement fa force.Elle en fait outre cela distinguer les pôlesavec plus de facilité. Afin qu’une pierred’aiman toit bien armée , il faut que les pla-ques d’acier qui la couvrent, ne soient nitrop épaisses ni trop minces. Mais commentdéterminer Tépaiíleur convenable ì On estobligé d’y aller à tâtons. D’abord on com-mence à en donner trop, 3c on lime ensuitejusqu’à ce qu’on s’apperçoive que Taiman ,après avoir augmenré en force , vient à di-minuer; ce qui avertit que ['épaisseur de Y Ar-mure est suffisante

L’invention de Y Armure est une découvertetoute neuve. Il est sans doute surprenantqu’on ne sache pas à qui on la doit. M. Muf-chenbroeck qui parle ainsi de ['origine deY Armure , réduit sart d’armer un aiman à lasolution de ce problème : Quelle ejl la meil-leure maniéré avec laquelle Taiman attire leplus fortement & leve le plus pesant fardeau.Je ne connois point de Physiciens qui y aittravaillé avec plus de foin que ce savanthomme.

3 . Les Lecteurs apprendront avec plaisir unedécouverte fur Taiman , qui,vient d’être pu-bliée depuis qu’on imprime cet Ouvrage.C’est une nouvelle maniéré d’aimanter Tai-man , qu’on doit à un Médecin Anglois, 3cqui a été dépouillée 3c publiée en France parM. du Hamel. Voici le fait. Une lame d’a-cier de 1 1 pouces de long , étant aimantéeà Tordinaire avec un bon aiman , soit natu-rel , soit artificiel, enleve un certain poids.Mais si au lieu d’aimanter cette lame feule &immédiatement avec la pierre d’aiman on Tat-tacheavec un fil de laiton ou une ficelle fur['extrémité d’une autre lame beaucoup pluslongue , 3c qu’on les aimante en cette si-tuation , alors la petite lame acquerrera unplus grand dégré de force. Une lame ( de ilpouces de long,) qui enlevois 4 onces xgros étant aimantée à Tordinaire , enleva en