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Tome premier.
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Roïaume de France montoit en 1700 à 19millions, 385 mille, 378 personnes ( Mé-moires du Comte de Boulainvilliers , page

M. Zing compte en Angleterre 5 millionsjooooohabitans. Quelques Auteurs ajoutent500000 lans y comprendre l’irlande. Southtait monter le nombre des habitansdu Roiau-me d’irlande à 1034102. ( Transací. Philo-J'oph. N°. 261. ) D'où il fuit, qu’on peutconjecturer avec alíèz de vraisemblance qu’ily a 8 millions d’habitans dans toute la Gran-de Bretagne , au lieu de 3 ou 4 millions quelui comptent HoJJius ou Botherus.

Pour les autres Roïaumes , je ne sache pasqu’on soit entré dans aucun détail. Il pa-roît qu’on évalue le nombre de leurs habi-tans en somme, telqu'onl’a vû dans la tableprécédente. Seulement on tait que ceuxqui ont eu égard aux erreurs des diftérensSavans, qui ont évalué le nombre d’hommesqui étoient fur la terre en 1700 , pensentqu’alors le nombre ne pouvoir être quede 500 millions. Et voilà tout d’un coup 400■ millions de moins qu’en avoient compté Bo-therus Sc Riccioli. Quoiqu’on ne salle icique conjecturer, je croirois cette derniereestimatiom beaucoup plus juste que cellede Riccioli. Ce st le sentiment le plus accré-dité aujourd’hui.

Tout ceci n’est encore que lapremierepartie de la connoillance de Tétât du genrehumain. Dans la seconde, il est question de' savoir si le nombre des hommes lur la terreaugmente ou diminue, ou s’il reste le même.Charles IX. Roi de France, fit compter leshabirans de son Roïaume il y a environ 1 60ans, & on en trouva plus de 20 millions (Pcie^le Dictionnaire de Moreri articl q France.) Oren comptant la différence, dont le nombrede 1701 fut trouvé moindre , on reconnoîtque dans plus de 100 ans , le nombredes habitai!s ne's’y est pas augmenté ni di-minué considérablement. Si de-là on peuttirer une conclusion ..pour tous les autrespais du monde , il fuit, que le nombre deshommes fur la terre ne varie pas. Il fautdonc qu’il naisse autant de perlonnes par anqu’il en meurt. C’est un examen auquel plu-sieurs Savans se font attachés, en faisantconserver les registres mortuaires Sc ceux desnaissances. A Londres on a été à ce sujetaífez exact. Et M. Halley, dont l’efprit vasteembraíloit plus d’un objet, s’est servi desregistres tenus à Breílau depuis l’an 1687jusques à l’année 1691, pour calculer destables des rentes viagères, en y représen-tant le nombre de chaque âge d’une annéeà l’autre. ( Transací. Philojòph. N g , 196. )

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M. Struiks , qui a trouvé quelque chose âredire aux tables de M. Halley, dit dans faGéograhie Physique écrite en Hollandois ,Chap. VII. qu’íl a construit deux tables, dontla premiere sert à savoir la proportion deplusieurs âges de personnes qui vivifient enmême-rem s; la seconde est destinée pourTusage des rentes viagères. M. Struiks pro-met qu’il publiera ces tables. Son travail furle sujet que j’examine est si bien entendu »qu’il ne peut que les faire desirer. Cc sa-vant Auteur prétend que tous les registresqu’on a tenus jusques aujourd’hui ne fontrien moins qu’exacts. Si on l’en croit, on n’a

f »as pris la bonne façon de les dresser. Voicia sienne.

M. Struiks voudroit qu’on commençât àcompter les personnes nées au-dehors & au-dedans d’un endroit chacun en particulier ,Sc qu’on marquât ensuite d’une année àl’au-tre le nombre de ceux qui y naissent Sc quiy meurent, en distinguant les étrangers deces derniers. Par exemple, supposons qu’oneut compté dans une ville 21000 personnes ,parmi lesquelles il y en eut 2000 qui n’y fus-sent pas nées; que pendantioansony eut en-terré 6340 personnes de la ville, Sc 1290étrangères , Sc qu’à leur place il y fut né7872 enfans. Si après cela on comptoir lespersonnes une seconde fois, Sc qu’on entrouvât 18760 qui y fussent nées, & 1684étrangers, il s’enfuivroit que le nombre depersonnes y seroit diminué de 1556. Il yauroit donc 242 plus de nés que de morts ;974 étrangers y seroient venus, Sc 277 ha-birans de la ville auroient quitté leur patrie.

Pascal ( premier Auteur de VArt de con-jecturer , ) le P. Prejlet , Taquet , Walhs ,Craige, Hugde, Hughens, TPit grand Pen-sionnaire de Hollande , Halley , Caramuc ,de Montmort ( Analyse des jeux de hasards ,livre fort curieux qui mérite d’être lû , Scqu’on lit avec plaisir, ) de Moivre Sc de Mai-ran ont résolu différens problèmes fur cetart. Avant tous ces Auteurs , Jérôme Cardanavoir donné au Public un Ouvrage intitulé :De ludo aleœ , mais on n’y trouve que desréflexions morales , soutenues de beaucoupd’érudition.

ARTEMISIUS. Nomdu septième moisdesMa-cédoniens dans la vieille année lunaire. IlsPont depuis réduit au cinquième de la nou-velle année solaire.

ARTICLE. Nombre réductible par 10 mo'ïen-nant la division, comme 50, 80, 100,6cc.On l’appelle encore Nombre rond , Numerusrotundus.

ARTILLERIE. L’art de construire des armes àfeu 6c de s’en servir. Quelques Auteurs peu-