ART
sent que cet art a été inventé par ConjìantinAnchtiçn en 1330 , 50 ans après la décou-verte de la poudre à canon. Si l’on en croitd’autres, les Vénitiens en firent usage en1366 à l’attaque de Claudia Fofsa , où lesAllemands leur porterent des baies , duplomb, Sc des petites pieces de canon for-mées avec de fortes tôles de fer cerclées àpeu près comme un tonneau; ceux-là lesaïant trouvées utiles pour se défendre contreleurs ennemis, s’en íervirent dans la íuite.Telle est l’origine de l’ Artillerie en général, Sccelle des canons en particulier. Pour la con-noître plus en détail, il faut remonter à l’o-rigine de la poudre , qui est l ame de cetart.
On convient aujourd’hui que la poudreétoit usitée 70 ans avant Barthold Sckwart,Cordelier, auquel on en attribue l’inven-tion. Roger Bacon parle d’une compositionfort connue de son te m s semblable à celleque nous nommonspoudre. D’ailleurs on faitsûrement que l’artillerie a été en usage long-tems avant 1380, tems où l’on prétend queles Vénitiens se servirent les premiers de lapoudre dans la guerre qu’ils eurent avec lesGénois. Mais enfin en quel rems Sc par quila poudre a-t’elle été découverte? C’est cequ’on ignore. Seulement on croit, que lesalpêtre , qui forme le fond de la poudre,est dû aux Grecs ou aux Arabes, qui le dé-couvrirent vers le milieu de l’ere Chrétien ne.Cette croïance est fondée fur deux vérités :la premiere, que ces deux peuples cultivoientalors la Chimie Sc l’Alchimie ; la seconde ,que le nom de salpêtre est tiré d’un mot ara-be , qui exprime sa propriété explosive. Etsur ce que Bacon parle des compositionssemblables à celle de la poudre, comme deschoses fort communes Sc connues depuislong-tems , on en conclud , que l’inventionde la poudre Sc la découverte du salpêtresont du même âge. Moïennant quoi onfrustr eBartholdSckwart Ae l’honneur decetreinvention. On lui fait celui de croire qu’ilen a le premier introduit l’usage à la guerre.
Plus équitable que tous ces gens-là, je pen-serois volontiers que Sckwart , Sc ceux quivivoient de son tems , ne connoistbient pasla poudre, ou du moins ne la connoistbientpas telle que nous la tenons de ce Cordelier.On fait qu’une étincelle étant tombée furune composition de salpêtre, de soufre, decharbon, faite au hazard Sc sans aucune vue,le feu prit, Sc l’explosion jetta fort loinune pierre qui la couvroit. La nouvelle s’enrépandit, Sc la poudre, proprement, dite pa-rut alors (en 1380) pour la premiere fois.D’abord on fe hâta d’en faire usage sans au-
ASC
59
cune préparation, Sc on Femploïa telle u el-le étoit après lavoir broïéc. O11 meioit lenitre , le soufre Sc le charbon en partieségales.
Les premieres pieces A'Artillerie furentdes canons formés de plusieurs morceauxde fer joints l’un à l’aiitre en long , Scfortement attachés avec des anneaux de cui-vre. On jertoit avec ces canons des bouletsde pierre extrêmement gros Sc lourds, à Li-mitation des anciennes machines, ausquellesils venoient de succéder. Austì le calibre deces canons étoit énorme. L’histoire rapporteque Mahomet II. fit battre les murs de Con-stantinople en 1433 avec des pieces du cali-bre de 1100 livres. Ces pieces ne tiroientque quatre fois par jour. Aïant trouvé quel-que tems aprés Fart de faire des boulets defer , on travailla à diminuer Sc la grosseurdes canons Sc leur forme. De-là vinrent lescanons de bronze plus aisés à manœuvrer Scplus forts de calibre. A ces machines de guer-re succéda la bombe ( l'oieç BOMBE,) ScF Artillerie se perfectionna insensiblement aitpoint où elle est aujourd’hui, sans qu’on puis*le marquer ses progrès.
• Quoique cet art n’ait point de bornes ;parce que les armes à feu , qui en font l’ob-jet, peuvent être variées à l’infini, on doitcependant regarder la pirotechnie, la sciencedu canon Sc de la bombe comme les élémensde cet art. ( Foie^ PIROTECHNIE , BOM-BE, BATTERIE Sc CANON. ) Tartaglia estest le premier qui a écrit du vol du canon ,& après lui Diego Usa no , Galeus , Ulrick ,Collado, Eldred , Anderfon , Casimir Simie-nowit^, Joachim B raterius , Catherinot, Mal-let, BeUdor,Saint-Remi se font distingués surY Artillerie.
A S C
ASCENDANT. Nœud ascendant. Point où uneplanète coupe Fécliptique, en allant du Mi-di au N'ord. Ce point par rapport à la lune,s’appelle Tête du dtagon.
ASCENSION. Ternie d’astronomie. C’est unpoint ou un arc de l’équateur , qui paste enmême-tems avec une étoile ou autre pointdonné, soit par l’horison oriental ou par leméridien. On distingue Y Afcenjion,tn droite,apparente Sc oblique.
Ascension droite. Arc de F équateur ou d’uncercle parallèle àl’équateur pris entre le pre-mier point du bélier Sc le méridien, qui pastepar le centre de Fastre. L 'Afcenfon droite d’unastre fe compte de l’Ouest à l’Est; de fortequ’un astre peut avoir jusqu’à 360°. A’As-cension droite , comme un pais peut en avoir360 de longitude. Austi Y Afcenjion droite ne