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he l’est pas r Ce sentiment, dit M. Poli nitre ,paroît contraire aux préjugés vulgaires, Scpeut-être à la vérité. Il doit donc être plus pe-lant. Mais le mercure devroit monter, Sc ildescend. Ce n’est donc pas au poids de l’airqu’on doit attribuer l’aseension du mercuredans le tube. Si cela étoit, il monteroit ou-tre cela également dans tous les pais; Sc onfait que le mercure est sujet à des variationsplus considérables dans les pais Septentrio-naux que dans les Méridionaux.' Entre lesTropiques proche la ligne ou l’équateur, M.Halley a observé que le mercure souffre enquelque saison que ce soit trcs-peu de chan-gement. On lit dans le Journal d’Angleterredu mois de Mai, de 1686, que ce savant An-glois en avoir fait particulièrement l’expé-rience dans l’Iste sainte Héléne.
Cependant d’un autre côté, on sait depuisM. Pascal que plus le mercure est élevé de lasurface de la terre, plus le mercure descend.MM. de Cassini , Maraldi Sc de Chamelles onttrouvé environ 10 toises d'élévation pour cha-que ligne d’abaiffement, en ajoutant un piedà la ptemiere dixaine, 2 à la seconde, 3 à latroisième, ainsi de suite. ( Voïez le Traité deVéquilibre des liqueurs , Se de la pesanteur del’air , par M. Pascal , Sc les Mémoires del'Académie des Sciences. 1705.)
Il y a là-deffous quelque mystère, quelqueprincipe caché. Ce principe r M. de Molieresdans les Leçons de Physique , pag. 203 , letrouve dans le rellbrt de l’air, Sc dans sonpoids, puisque le mercure reste toujours sul-pendu , dit-il , sous le récipient d’une ma-chine pneumatique, vuided’air, comme étantexposé en plein air. M. Daniel Bernoulli dansson Hydrodynamique , pag. 206, me paroîtprendre encore un meilleur parti. Selon cesavant Géomètre , on doit attribuer les va-riations du Baromètre à deux causes; à uneraréfaction ou condensation prompte de l’air,Sc à Ion inertie.
Avant ces deux Savans M. Leibniq avoirdonné de la variation des Baromètres une ex-plication plus vraisemblable. Si le mercurebaille pendant la pluie, c’est que l’atmosphe-re, selon lui, est alors moins chargé qu’au-paravanr. Cela est simple. Une certainequantité d’eau qui tombe ne preste plus furl’atmosphere , puisque l’atmosphere ne lessoutient plus. Ainsi suivant cette charge l’é-lévation ou l’abbaistement du mercure doitavoir lieu - ( Hijl. de VAcadémie Roïale desSciences.)
M. de Maìran considérant plus généra-lement la cause des variations du Baromètre,la fait dépendre des agitations de l’atmos-phere. II considéré sa pélanteur en absolue
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Sc relative. Quand l’atmosphere n est pointagité, qu’il n’y régné aucun vent, alors sonpoids est plus grand qu’en tout autre rems;Sc le mercure monte, il s’agite ; plus sonagitation est grande moins il pese, Sc moinspar conséquent le mercure doit s’élever. Ily a fans doute quelques exceptions à faire.M. de Mairan ne les oublie pas , & les ra-mené fort ingénieusement à son objet. ( Voïezla Dissertation sur les variations des Baro-mètres.) Le dernier Système fur la cause desvariations du Baromètre est celui de M. Hal-ley. Deux agens, selon lui, concourent éga-lement à les produire. Le premier est la varié-té des vents , qui règnent dans les zonestempérées, dont l’inconstance est si connue.Le second, entierement subordonné à l’au-tre , est formé par l’exhalaison & la précipi-tation incertaine des vapeurs qui se trouventdans l’air , Sc dont cet élément est plus char-gé dans un tems que dans l'autre: ce qui lerend plus pèsent. Avec ces deux principes,M. Halley explique les divers phénomènesdu Baromètre. Par exemple :
Pourquoi dans un tems calme, l’air étantdispose à la pluie , le mercure est ordinai-rement plus bas ? Parce que l’air, répond ledocte Anglois, ne supporte plus les vapeurs,qui font devenues spécifiquement plus pe-lantes que le milieu où elles flottent. L’airdevient donc alors plus leger ; Sc cela doitsuffire , pour que le mercure descende, puis-que la colonne d’air qui lui répond n’est pasíi lourde qu’auparavanr. M. Halley ajoute ,que supposition des deux vents qui soufflentalors, produit cette inégalité d’élévationqu’on remarque dans le mercure ; car lesvents laissent agir fur lui tantôt plus , tantôtmoins la colonne d’air qui lui répond.
La même théorie sert à expliquer commentdans un tems serain , beau Sc fixe, le mercu-re monte. C’est que les deux vents contrai-res qui soufflent vers le lieu où le Baromètreest placé , yportent Sc y accumulent l’air desautres païs; de fortequ’ils augmentent la co-lonne d’air , Sc en hauteur Sc en masse. Cesurcroit de poids se fait sentir sur la surfacedu mercure, & l’oblige à monter. Le temsest beau alors ; parce que l’air, ainsi condenséen quelque sorte , soutient aisément les va-peurs dont il est chargé.
C’est ainsi que M. Halley, par les deuxprincipes établis, rend raison des principa-les variations du Baromètre. Je crois en avoirassez dit, pour faire connoître se théorie.Mais si l’on veut entrer dans un plus granddétail, il faut lire la Leçon X. du Cours dePhysique expérimentale , du Doccteur De-saguTttrs , Tome II. qui pousse l’explication