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Tome premier.
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aux variations les plus bizares.

Amontons , Pohniere , Hughens , Ber-noulli , De Mairan, Hallty , Defagulien ,ont écrit particulièrement fur les Baromètres.On doit regarder les deux Baromètres queje viens de décrire , comme les Baromètresfondamentaux , fi l’on peut parlerainsi. Ceuxqu’on a fait depuis ne font que des rafine-mens, qui font venus comme après coup;quoique très-dignes 8c de l’attention desPhysiciens 8c de l’estime du Public. Ces Ba-romètres font le Baromètre diminué ,1e Ba-romètre à roue , le Baromètre marin , leBaromètre portatif.

5 . Le Baromètre diminué ou réduit, efs com-posé ( Planche XXVII. Figure 11 . ) cíe troisruïauxAB, BE , DC, contigus 8c garnischacun des bouteilles cilindriques A B D C.L’ouverture O étant bouchée , on fait entrerpar l’ouverture E du mercure depuis C jus-ques en O, & de même dans l’aurre depuisB jusques en A. Entre ces deux colonnes, ona versé deux liqueurs de couleurs différen-tes , 8c qui ne fe mclenr ni fe gèlent, pourremplir le tuiau B D. L’huile de pétrole dif-tilée 8c de l’eau seconde peuvent, étant dif-féremment colorées, servir préférablement àl’efprit de vin , trop susceptible de la dilata-tion 8c de la condensation de l’air. On voircomment 8c à quel endroit on gradue ce Ba-romètre. II sufht de dire que c’est à la sépa-ration des deux couleurs , qu’il faut faire at-tention , pour connoître les effets de l’air furle mercure par le trou O , qu’on a rouvert,aïant fermé l’autre E.

Au m or en de cette construction , la hau-teur du Baromètre est diminuée de la moitié,parce qu’il y a deux colonnes de mercure,qui font équilibre à une feule colonne d’air.En augmentant le nombre des ruraux pouropposer trois colonnes du mercure, le Ba-romètre pourra être réduit au tiers : s’il y en4 auì, &c.

Baromètre a roue. La Figure 21 (PlancheXXVII.) rçpréfente ce Baromètre. Ce n’estici qu’un Baromètre ordinaire ajusté derriereune planche M N. Au haut de cette plan-che est une poulie S T R parfaitement mo-bile dans son essieu. Cette poulie porte unefore Q S T R P , au bout de laquelle fontattachés deux poids Q, P. Celui-ci, qui est unpeu plus péfant que l’autre, repose fur lemercure ; enferre qu’il ne peut descendreque le poids ne delcende ausir, 8c qu’rl nepeut monter qu’il ne soir soulevé. Ce mou-vement fait tourner la poulie. Or dans cettepoulie est fiché un index I K , qui tourne lui-mêtne , & qui marque en tournant fur leçadran les variations du Baromètre. En lup-

B A R

posant qu’il soit ajusté de façon que la divi-sion du milieu indique le rems variable , lesautres à droite marqueront le beau tems -, 8ccelles qui font à gauche , le mauvais.

Ceux qui veulent enjoliver les Baromètresà roue , ménagent au milieu du cadran untrou , par lequel paroît un soleil qui est cou-vert par des nuages lorsque l’index marquela pluie. Pour cela on attache à l’index desnuages peints fur un papier , 8c qu’il faitglisser entre le cadran & le soleil pendant sonmouvement. LaFigure 23 . ( Planche XXVII.)sait a fiez connoître comment on doit s’yprendre pour faire de ces Baromètres , qu’ondoit à Robert Hook.

Baromètre portatif. Baromètre qui peutfe transporter aisément d’un lieu à un autrefans que le mercure fe répande. M. Amon-tons en décrit un qui me paroît tout uni,mais que je ne trouve pas également bon. Cen’est qu’un simple tube de verre de ; pieds §de longueurdc environ iligne^de grosseur,scel-lé hermétiquement par une extrémité, 8c ou-vert par l’autre. Celle-ci estun peu évasée poury pouvoir introduire plus commodément dumercure. Depuis l’extrémité ouverte de cetube jusques à l’autre, il va toujours en di-minuant. Par cette diminution les 28 poucesde mercure que contient le tube en comp-tant de l’extrémité scellée , fe réduisent à 26pouces 5 . Pour fe servir de ce Baromètre ,on le suspend le plus à plomb qu’il est pos-sible, l’extrémité ouverte en bas. M. Amon-tons avertit que le mercure ne tombera pas8c en donne la raison.

M. Derham , qui n’apas approuvé„& avecraison, l’invention de M. Amontons , a ima-giné un autre Baromètre portatif bien supé-rieur à celui-là. Le mercure n’est point livréà lui-même. Lorfqu’on le porte, ií est resser-ré dans le tube par le moïen d’une vis. Labeauté de cet instrument, 8c son utilité pours’alsurer des expériences que l’on fait enmesurant la hauteur des montagnes, m’en-gagent à en donner la description.

Un tube A B (Planche XXVII. Fig. 313 .)dans lequel on a mis du mercure , commedans les Baromètres ordinaires, est.adapté àune boete B C V D, dont la moitié est sphé-rique , 8c dont l’autre fe termine en côneC B D , qui va fe joindre au tube. Cette boe-te est divisée en deux par un morceau de cuirde mouton bien doux, qui forme un dia-phragme. La partie supérieure C B est rempliede mercure , dans lequel trempe le tube, 8cla partie inférieure est vuide 8c percée par lefond, A ce rrou est un écrou disposé à yrecevoir une vis V.

La vis retirée, le mercure est à fa situa-