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tion ordinaire dans le cube. En cet état leBaromètre n’est pas portatif. Pour le rendretel , on tourne la vis; elle presse le diaphrag-me Sc oblige le mercure dç monter julquesau haut dù tube. Dès-lors point de mouve-ment de la part de ce métal. Le Baromètreestàl’épreuve des plus violentes secousses. Enfaut-il davantage pour avoir un Baromètreportatif ì Non. Quand on en veut faire usageon lâche la vis , & alors le mercure descendSc sc livre à toutes les impressions de Pair.Afin de l’y exposer, on pratique un trou furla partie fuperieure de la boete, qu’on fermeavec une cheville quand on resserre le mer-cure dans le tube.
J’ai vû construire par M. André Bour-bon , faiseur de Baromètres Sc de Thermomè-tres , un Baromètre portatif, suivant ces ré-glés, qui est le premier qu’on ait fait à Paris ,Sc j’ai reconnu foute l’exactitude Sc la bontéde cet instrument. L’aïant communiqué dansle tems à M. Chrijiin , Secretaire perpétuel dela Société ssorale de Lyon, il me réponditqu’il craignoir que le mercure pénétrât lapeau de mouton , Sc que je ferois bien, dansl incertitude , de la doubler d’une veslìe decochon. Son conseil étoit trop íage pour nele pas 1 u ivre. 11 n est pas fur que dans lafuite des tems , le mercure ne se fut fait unpassage à travers les pores de la peau, au lieuque la vestìe est à toute épreuve.
On attribue l’invention de ce Baromètre àM. Derham. Cependant on ne connoît quedepuis peu cet instrument, Sc on lit dans leTraité des Baromètres, Thermomètres , &c.par M*** ( Dalencé ) imprimé à Amsterdamen 1688 , la description d’un Baromètre por-tatif , dont l.a construction différé peu decelle de M. Derham. Car M. Dalencé ajusteau tube une petite boete de bois, spheriquepar délions, Sc conique à la partie lupérieu-re. Cette partie se monte â vis.
On remplir cette boete de mercure avecles précautions que M. Dalencé enseigne. Etle Baromètre construit, " il peut,dit l’Àureur,« être transporté & tourné en différens sens-0 fans se gâter, le tuïau qui est ouvert,»- étant toujours couvert de vif-argent, dans-- quelque situation qu’on le mette ; parce« qu’il correspond au centre de cet espace« sphérique, dont les deux tiers font tou-» jours remplis de vif-argent “ (page 3 t.) Ala vérité on ne voir point ici de diaphrag-me , comme dans celui de M. Derham, Sc ona de la peine à se períuader que le mercurene balance pas dans ce Baromètre. Du resteon trouve un avis entièrement conforme àcelui que donne M. Defaguliers pour l’inf-trument de M. Derham. ( Cours de t hyjtque ex-
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pìrimtntale , Tome 11 . ) C’est qu T iI n’est pasablolument nécessaire que la boete ait » au-" cuns trous ni aucunes vis, les íeuls pores du» bois étant suffilans pour lui donner la» communication avec l’air, qui doit agir» fur la superficie volante. On a des Baro-» métrés faits de l’un Sc de l’autre maniéré,» qui réussilïènt fort bien -< ( pag. 3 j. )ìarometre marin. Instrument qui sert enmer aux mêmes usages que le Baromètre or-dinaire. Il est composé de deux thermomè-tres , un d’air Sc un d’elprit de vin; car iln’est pas possible de le servir d’un Baromè-tre de mercure, qui demande une positionconstante Sc une tranquillité qui ne se trou-ve pas fur un vaisseau : son agitation con-tinuelle ne permet pas au mercure de sefixer. Le nouveau Baromètre inventé parM. Hook , n’est point susceptible de cesmouvemens.
Lorsque les deux thermomètres font d’ac-cord, la pression de l’air est la même que lorsde leur construction. Si le thermomètre d’air( qui n’est composé que de l’eau communeteinte de bleu , avec un petit mélange d’eauforte pour l’empêcher de sc geler, sur la-quelle l’air agit dans ses différentes pressions,Sc servant par ce moïen au même usage quele Baromètre ordinaire) monte plus, il estévident que la pression de l’air a changé.Descend-ib C’est une autre variation. En unmot, c’est ici un Baromètre ordinaire qu’onrectifie par le thermomètre d’esprit de vin,au moïen duquel on a égard aux différentesvariations qui pourroient être causées, ou parle froid ou par le chaud.
M. Halley a décrit le Baromètre marindans les Transactions Phylofoph. N°. i 6 ç> ;Sc il assure que dans les derniers voïages qu’ilfit dans les parties méridionales de la terre,il en porta un qui ne manqua jamais de luimarquer Sc de lui prédire les tempêtes, sesorages , & tous ses mauvais tems qu’il essuïa.M. Defaguliers a fait la même expériencedans son dernier voïage du Sud , ( Cours dePhysique expérimentale , Tome II. pag. 3 qt. )
. II me reste à faire mention d’une propriétéremarquable qui est commune à tous les Ba-romètres de mercure : c’est celle d’être lumi-neux. M. Picard observa 1 e premier en i6yy,qu’un Baromètre simple secoué dans l’obseu-rité, jettoit une colonne de lumière. Cetteexpérience fut tentée fur d’autres Baromè-tres ; mais elle ne fut pas générale ; elle neréussit que fur tres-peu. M. Bernoulli attribuacette variété à la construction du Baromètre ,dont le mercure des uns n’étoit pas assez pur-gé d’air, Sc que celui des étoit trop
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