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On y voir pour touc ornement un tore. Dansle Dorique , qui est plus riche , la Base de lacolonne, outre le tore, a encore un astra-gale. Un gros core fur deux scories séparéespar deux astragales dans l’Ionique. Deux to-res , deux scories » deux astragales dans le Co-rinthien ■,.& elLe a l’astragale de moins dansle Composite. De façon que la Base renfermetous les ornemens compris entre le fust dela colonne &ie socle ou piédestal. Ce qu’ondit ici de la Base de la colonne, peut Rappli-quer aux Bases des piédestaux de tous lesOrdres.
Base. Ternie de fortification. Largeur infé-rieure, ou le pied d’un rempart, d’un para-pet avec fa banquette. En se repréíentant untriangle rectangle > dont la hauteur est celled’un de ces ouvrages , Sc l’hypothénule fapente ou son talut, alors la Baje du .trian-gle fera la Baje de l’ouvrage. On donne en-core le nom de Baje à une place tracée pourindiquer la maniéré dont un bâtiment doitêtre élevé entre fes parois.
BASSE. Terme de Musique. Partie fondamen-tale d’une composition de Musique. M. Ra-meau définie la Bajse le son de la totalitéd’un corps sonore, avec lequel raisonnenties parties aliquores 7, f, 7, qui composentavec lui l’accord partait, dont il est toujourspar conséquent le son le plus grave.
La Base est tout en Musique. C’est furelle que fc règlent les autres parties. Ellesert à connoître les routes de l’harmonie.Ceci est lans doute du relïbrt du Composi-teur en Musique , Compositeur habile s’en-tend, qui en tait tirer parti. Mais ce quipeut conduire là , & être plus à la por-tée du commun des Lecteurs, c’est de la-voir trouver la Bajje d’un air ou d’un chantdonne. Voici quelques principes pour y par-venir.
On ne prend d’abord le chant que dans unseul mode, ou la íeptiéme de la Base fon-damentale , qui est la dissonance mineureEnsuite on entrefaite avec le premier modeun ou deux de fes plus relatifs. De là onpalíè insensiblement Sc par dégres à un au-tre , en y joignant la dissonance. Ainsi lors-que le chant ne consiste que dans la tierce ,la quinte & 1 octave , l’harmonie de la Basefondamentale doit toujours former au-def-sous lu ne de ces trois consonances, qui yfont succédées immédiatement. Le chant quijnarcheroir par quinte, aura toujours l unedes deux notes au moins, par une des fonda-mentales du mode qm existe. Au reste , il nefaut s attacher à changer une note fonda-mentale que d’une mesure à 1 autre.
Tour cela demande beaucoup d’actentíon »Tçme l,
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de l’oreille même, Sc du goût. Il n’y a queles vrais amateurs, qui puilTent venir à boutde démêler l’édifice d’unchanr. Car, commele dit l’illustre M. Rameau , trouver la Basefondamentale d’un chant, c’est trouver non-feulement toute l’harmonie, dont un chantest fulceptible , mais encore le principe quil’a suggéré.
De t ous les Ecrits qui ont étc donnés pard i stère n s Auteurs, tels que Boivin, Brosard ,Sec. où il soit parlé de la Base , ceux de M.Rameau font lans contredit préférables, soitparce qu'il s font plus modernes, Sc peut-êtreplus travaillés, soit parce qu’il y régné uneméthode claire , nette & facile à (aisir. Je necirerai donc que les siens. Traité de sHar-monie 7 Dissertation de C accompagnement ;Sc fur-tout le Traité de la génération harmo-nique.
BASTION. Elévation de terre revêtue 01»de briques , ou de pierres , ou de sim-ples gazons , qui forme un corps com-posé de quatre parties, dont deux ( PlancheXLV. Fig. 14.) MR, M N, qu’on appelle Face tfont dilpoíées en pointe , Sc font un angleR M N, qu’on nomme cingle flanquant. Lesdeux autres R S, N T appelles Flancs, fe joi-gnent à la courtine- Le concours des flancs Scdes faces formelangleMNT nommé Anglede T Epaule.
Selon Errard, le flanc doit être perpen-diculaire à la face du Baflion : mais Errardne doit pas être suivi. Des Baflions ainsiconstruits ne peuvent avoir que des embra-sures fort obliques, par conséquent nulle dé-fense pour le fossé.
Le Chevalier de Ville a reconnu le premierl’erreur & Errard fans être plus heureux quelui. Il veut que les flancs (oient perpendicu-laire i la courtine. Le Chevalier de Ville est-ilfondé? Non. Le fossé n’estpas mieux défenduque suivant la construction d 'Errard. C’estpour obvier à cet inconvénient, que le Comtede Pagan abaisse le flanc perpendiculaire-ment fur la ligne de défense T B. Par cetteconstruction le flanc dépend le plus qti’il estpossible de la face du Baflion. C’est là un très-grand avantage ; car selon ce principe, quipeut être regardé comme un axiome en forti-fication , les parties qui flanquent ne doiventêrre vues que de celles quelles doivent flan-quer. La méthode de M. de Pagan scroicdonc excellente, si l’on éroit obligé de n’a-voir égard qu’à ce principe. Il en est un autreà consulter, qui demande que le flanc soit enmême rems le plus grand que faire le pourra.A cer égard la construction de M. Pagan estcrès-désectueufe. Son flanc est trop périr, &encore trop exposé aux batteries de ('ennemi.
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