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M. Oçanam a cru éviter ce défaut, fans s’é-carter de l’axiome ci-destiis, en tirant le flancdu centre de la place.
Voilà bien des fentimens. Lequel suivre? 11y a fans doute un milieu à prendre. D’ordi-naire les milieux concilient tout. Mais enquoi consiste ce milieu ? Lotfqu'on découvretrop la gorge, la face en foustre. Si on cou-vre le flanc , la défense devient oblique , &nulle défense pour le sosie. Doit-on le dé-couvrir? on l’expofe aux batteries de I’en-nemi. Ces avantages , ces pour Sc ces con-tre ont été sagement balancés par M. deVauban. ( Voie ^ le système de M. de Vau-ban , au mot Fortification. ) Cependantrien n’a jamais mieux été imaginé pour celaque les Bajlions à Orillon ,qu 'i rendant leflanc concave , le mettent presque entiere-ment à couvert. La construction dcces Bas-tions est établie fur celle des autres.
2. Après avoir tracé le Ba/lion à l’ordinaire ,on divise le flanc A B ( Fig. 24. ) en troisparties, A C, C I, I B , dont deux A C , C 1font destinées pour le flanc concave , la troisiéme I B pour YOrillon. Celle-ci est parta-gée en deux également au point D ; Sc fur cepoint la ligne D F a été élevée , comme dupoint B , extrémité de la face B O , la ligneB F. Ces deux perpendiculaires fe croisent,Sc leur point de réunion est le centre d’ifnarc qu'on décrit, en les frisant pasièr par lespoints I 8 c B. Voilà pour YOrillon.
Quant au flanc concave, on tire de l’angleM du Baflion voisin la ligne M I, qu’on pro-longe jusques en K ; de façon que 1 K loir de5 toises, si le côté extérieur du poligone danslequel la fortification est construite, est de180 ; qu’il soit de 6 , si ce côté est de 200 ;de 4, s’i! est de 100 ; & de 3., s’il est de 140.La face M N du Baflion voisin étant prolon-gée par-delà la face A B, de la même lon-gueur que IK,on forme avec l’ouvertureK U un triangle équilatéral, qui donne le
F oint E. Enfin de ce point comme centrearc K U étant décrit le flanc concave estconst. uir.
z. Lorfqu’un Eajlion est séparé du reste durempart, comme on en construit dans la nou-velL jpaniere de Vauban , il est nommé BaJ-tion détaché. On appelle Baflion plat ou Plate-forrn un Baflion qu’on place fur la courtine,ou f ir une autre ligne droite, lorfqu’elle esttrop longue , afin qu’elîe puisie être aster dé-fendue de ce Baflion , & des deux autres descôtés. Si les faces du Baflion font un anglerentrant en forme de tenaille , on le nomméBafli n coupé, ou B.,flion à tenaille , & .1 estdit Baflion vuide , quand le profil du rempartpour le flanc Sc les faces est parallèle avec le
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talut intérieur , Sc lotfqu'on y Iaislèau milieuune place vuide jufqu’à l’horifon naturel. Aucontraire le Baflion plein est celui qui est rem-pli de terre jufqu’à la gorge.
4. On ignore le rems &c le lieu de l’inventiondes Bajlions. Quelques Historiens l’attribuentà Ziflca le Bohémien ; d’autres à AchmetPacha , qui aiant pris la ville à’Otrame l’an1480,1a fortifia d une maniéré particulière.Cette maniéré , on ctoit que c’est l’ufage desBajlions, ( Voiez le Commentaire du ChevalierFolardJ'ur Polybe Tom. III. )
Mais ce ne font là que des suppositionsdes Ecrivains de notre siécle. Ceux qui ontécrit fur cette matière , il y a deux-cens ans ,prétendent que les Bajlions font un rafine-ment, qui s’est glissé peu à peu dans l’Archi-tecture Militaire, fans qu’aucun Particulieren puiste revendiquer la gloire. Pasino ditexpressément dans la premiere partie de fouLivre, que l’Architecturc Militaire modernedoit son origine à la violence de l’Artillerie ,fans nommer celui qui le premier a fait usagedes Bajlions. ( Discours fur plufleurs points deVArchitecture de guerre concernant les Fortifi-cations. Par M. Hurelio de Pasino. )
Ainsi tout ce qu'on peut cure de certain àce sujet, c’est qu’on connoistoir les Bajlionsau commencement du seizième siécle.( Tar-taglia dans son Livre intitulé : Guejiti & in-ventioni diverse 1346, dit Livre VI. de ceTraité) que pendant son séjour à Vérone ilavoir vû travailler à des Bajlions d’une gran-deur énorme, dont quelques-uns étoienr ache-vés. On voit même dans ce Livre un plan deTurin revêtu de quatre Bajlions qui venoientd’être faits quelque tems avant cette époque.
Les premiers Bajlions tels que ceux de Tu-rin , d’Anvers , Sc d’autres Places fortifiéesdans le même siécle , étoient petits , & fortéloignés les uns des autres; parce que l’ufageprévaloir alors d’attaquer la courtine, & nonles Bajlions. Dans la fuite on commença àdonner beaucoup plus de largeur aux Bastions , Sc à les construire plus près les unsdes autres. La citadelle d’Anvers , édifiélan 15 66 , est le premier modèle de ce ra fi-nement r (elon les Ecrits des Auteurs à peuprès contemporains, qui ne cessent de louerce morceau de fortification. ( Voiez le Traitéd.'Artillerie de M. Colins. )
Ce que je dis des Bajlions simples doits’enrendre des Bajlions a Onllons ; car, sui-vant les plus célèbres Auteurs, il n’y a pointde différence entre le tems de leur invention.
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BATON, C’est ainsi que les Italiens nomment