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Tome premier.
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BAT

en Architecture civile une grosse moulureronde servant de base aux colonnes. Vote{TORE.

Bâton a chaîne. Terme d’Arpentage. Bâtonun peu gros, de la longueur d’environ 8 pieds,garnien-deílous d’un anneau large, Sc dunepointe particulière , d’où s’élévent des deuxcôtés deux pointes fur lesquelles repose l’an -neau. Avant que d’enfoncer la pointe, ondoit mettre Panneau autour du Bacon. CeBâton sert dans la Géométrie Pratique, pours’épargner la peine de se tant bailler, en me-surant une ligne avec la chaîne, pour bientendre les chaînes même , Sc pour pouvoiravancer toujours en ligne droite b chaîne ,en mettant un troisième bâton à l’extrémitéde la ligne qu’on doit mesurer.

Bâton de Jacob. Nom de trois étoiles de laseconde grandeur dans le porte-épéed’Orion.Ces étoiles portent encore le nom de BaL-t/ieus &c de Cingulum Orionis.

Bâton de Jacob. C’est le nom d’un instrument,pour prendre la hauteur des astres. ( Voie{ARBALETRE. )

BATTERIE. Lieu où l'on place le canon, pourtirer fur l’ennemi. Vóit^ PLATE FORME.

Batteries. Assemblage de canons en état defaire feu. Ces canons peuvent être différem-ment situés selon l’objet à quoi on les des-tine : auísi caractérise-t-on les Batteries con-formément â leur destination. On appelleBatteries d enfilade , celles qui font dirigéesen ligne droite; Batteries en écharpe , cellesqui battent obliquement. Batterie croisées ,les Batteries qui fe croisent; & qui en bat-tant la même face, s’entre-aident mutuelle-ment pour la détruire.

A ces Batteries on ajoute les Batteries àrouage Sc les Batteries à ricochet. Ces deuxBatteries dépendent non de la dilposition ho-risontale du canon , mais d’une dispositionverticale. Les premieres fervent à démonterles pieces de l’ennemi. L’usage des Batteriesà ricochet est plus étendu, Sc mérite une at-tention particulière.

Par Batteries à ricochet on entend des Bat-teries qui chassent le boulet par sauts Sc parbonds , en un mot, par ricochets. Cela dé-pend d’une certaine quantité de poudre assezconsidérable, pour porter le boulet à une dis-tance convenable, mais avec une telle forcequ’il ne puisse point s’enfoncer dans le ter-rain surlequel il tombe, en glissant. Qu’on nedemande point quelle est la charge convena-ble , pour chasser un boulet ( à un distancedonnée ) à ricochet : car on n’en sait encorerien. Tout ce dont on est instruit, c’est qu’ily faut beaucoup moins de poudre que dansles charges ordinaires ; Sc qu’avec cette épar-

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gne on gagne outre cela , ( ce qui eff admi-rable, ) du côté des avantages. On ne s’ex-poíe gueres avec des Batteries ordinaires auxBatteries à ricochet. Cinquante pieces de ca-non de celles-ci impotent facilement silenceà cent des autres. Il y alpins. Elles balaient en-tierement le chemin couvert ; Sc le boulet,par íes sauts Sc ses bonds , tuant Sc extro-piant tout ce qui te présente , inquiété telle-ment l’ennemi, qu’il l’éloigne bientôt de sesdéfenses.

L’invention de cciBatteries est dûe à M. deVauban. Ce fut au siège d 'Ath qu’il s’en ser-vit pour la premiere fois. Elles étourdirent iìfort les ennemis, qu’ils abandonnèrent entiere-ment leur terrain. Les étrangers tiennent cesBatteries pour d’aurant plus dangereuses ,qu’outre les maux Sc les ravages qu’ellesfont, c’est qu’on ne les entend presque pasà cause de la modicité de leur coup , ou dtleur charge: Ils les appellent sourdes.

On seroit tenté de croire, en réflechiffàntsur le mouvement du boulet, que la premiereidée des Batteries à ricochet a dû naître d’uncertain jeu , objet de l’amusement des enfans,par lequel ils lancent des pierres , fur la sur-face des eaux, qui parcourent avec peu deforce un assez long trajet par sauts Sc parbonds. Si cette conjecture n’est pas fondée ,elle servira du moins à ceux qui n’ont jamaisvû tirer des Batteries à ricochet , pour s’en for-mer une idée.

BEA

BEATIFICATION. Nouveau terme de Physi-que. C’est ainsi que M. de Bose appelle uneexpérience d’Electricité, par laquelle on faitsortir des pieds d’un homme, ou même deceux d’un enfant une forte de vapeur lumi-neuse , qui se réunissant autour de la tête ,la fait paraître au milieu d’un nuage de lu-mière, telle que les Peintres représentent lagloire des Saints. Cette expérience a été ten-tée en France , fans le succès qu’a eu M. deBose. M. le Monnier Médecin, Sc M. JDelor ,tous les deux en état de réussir, si elle n’a-voir dépendu que de l’habileté Sc de l’adreíïe »la répétèrent, en s’y prenant de différentesmaniérés ; mais par ces divers essais, on neput venir à bout de Béatifier entièrement.Tout ce qu’on tira de la tête d’un homme »fur lequel on faisoit l’expérience , ce furcomme des aigrettes lumineuses,qui partoiencdu haut du front, Sc qui s’élevoient au dessusde la tête en cornes de lumière,ront-à-f ait lem-blables à celles qui parurent à Moïse , lors-qu'il reçut les Tables de la Loi. Encore fal-loit-il pour cela mettre verticalement une el-pece de cercle de métal entouré d’un linge