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porte un index S hors la chambre , Sc qiutourne lur un cercle vertical X Y. Ces troisroues ont le même nombre de dents & lemême diamètre. La roue E porte un cilin-dre A , & fur ce cilindre est une íphere deverre H. Sur la plus grande zone de cettefphere on peint les 3 1 ans de vent, Sc aumilieu est suspendu une statue aimantée re-présentant la figure d ’Eole, tenant une ba-guette, ®u comme la nomme le P. Kirkerun Iceptre à la main. L’extremttc de cettebaguette ou sceptre aboutit a la zone de laIphere. Après avoir oriente la machine pouravoir les 3z airs de vent, on couvre toutJ’attirail des roues, & la machine est construi-re. Alors 011 ne voir que le cercle X Y, peintfur le mur de la chambre extérieurement, Scla Iphere de verre en dedans. Il ne reste doncqu’à fçavoir orienter la machine. Rien n’estplus simple. La statue à'Eole étant aimantéeíe dkige Nord & Sud. Eh bien , on marque( en aïant égard à la variation de l’aiman )les vents du Midi Sc du Nord. Failant tour-ner toute la machine en torte qu’elle loirtoute parallèle à cette ligne , l’index S estfur ces deux points. 11 est ailé après cela demarquer les autres airs de vent Sc lur la Iphc-re H 6c fur le cercle X Y.
On conçoit maintenant, que le vent souf-flant Sc faisant tourner l’aigle , qui peurmouvoir tour le reste, là où l’aigle s'arrêtera,l’index Sc la petite statue le fixeront. L’un ScTautre marqueront quel est le vent qui souffle.
Le plus ancien Cadran anemonìque dontnous aïons connoilTànce est celui qu ’Andro-nic Cyrrhefies sit à Athènes fur une tour demarbre de figure octogone. Cette tour avoirà chaque face Limage de l’un des vents, op-posé à celui vers lesquels elle étoit tournée.Sur la tour, qui étoit terminée en pyramide,étoit posé un triton d’airain , qui tenoit enla main une baguette. La machine étoit aju-stée de façon que le triton tournant & fetenant toujours oppoléau vent qui fouffloit,l’indiquoitavec fa baguette. ( Archit. de Vi-truve, L. I. )
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CALCUL. Opération par nombre Sc par let-tres, par laquelle on divise un tout en sesparties, & on réduit les pairies en leur tout;par laquelle on évalue, on compare plusieursquantités, pour en découvrir le rapport. LeCalcul Arithmétique , qui s’exerce fur lesnombres , semble ne mettre fous les yeux ,que l’expreffion de plusieurs nombres ouunis ou désunis, & présentés par ordre 6c parfuite. Le calcul algébrique n’est pas si borné.Ll va chercher le rapport des nombres, 6c
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par ceux qu’il connoît, il découvre ceuxqu’on ignoroit absolument. Voie: ARITH-METIQUE & ALGEBRE.
Calcul des Infinimens petits. Dans letems de DeJ'carus , on ne connoiíïoic que cesCalculs qui ont pour objet des quantités fi-nies. Depuis ce grand Géomètre, on a été
Í ilus loin. Les Calculateurs ont olé portereur vue fur les quantités infinies , Sc réduirefous leur main l’infini; que dis-je l’infini! l’in-fini mêmedel’insini, 6c comme le dit l’illustreMarquis dc C Hôpital, une infinité d’infinis.Ceci paroît palier les bornes de l’efprit hu-main. Auslì dès que le Calcul des infinimenspetits parut, on crut réellement que lesGéomètres ne mefuroient plus leur force, Scque leurs idées alloient beaucoup au delà.Des Mathématiciens même, ainsi que Niewen-tit , Rolle , Ceva, en furent sérieusement ef-fraies. En Angleterre , des Docteurs mon-tèrent exprès en chaire, pour avertir le Pu-blic de fe méfier d’eux, de les regardercomme des gens perdus , qui donnoient têtebaistee dans des chimères, Sc d’évirer leurcommerce, comme très-dangereux pour l’ef-prit Sc pour la Religion. Pat ce trait, leLecteur juge combien c’est une belle Sc har-die découverte, que celle du Calcul de l'in-fini. On peut dire fans exagération, que c’estcelle d’un nouveau monde Géométrique.Les Mathématiques y perdroient trop , si jelailfois échapper cette occasion , d’en donnerla carte ; 6c la plupart des Lecteurs n’y ga-gneroient pas aíiez, si je ne les conduifoisparla main dans un Pais si peu connu encore, 6csi peu fréquenté.
1. Faisons abstraction de l’infini. Que ce motne nous eftraïe pas. Sans prévention, remon-tons à l’origine de ce Calcul. Considérons unecourbe , un cercle , pour fixer notre imagi-nation , Sc votons comment nous pourrionsfaire , pour connoítre le développement decette courbe , c’est-à-dire , fa longueur enligne droite. Que firent les premiers Géomè-tres , lorfqu’ils fe proposèrent ce Problème >Archimede supposa fans façon , que le cercleest composé d’une infinité de petites Lignesdroites, Sc cela pour faire évanouir la cour-bure. Plus ces petites lignes étoient suppo-sées en grand nombre, plus la suppositions’approchoit de la réalité. E11 concevant lecercle divisé en une infinité de petites par-ties , il n’y avoir plus de difficulté à l’admet-tre. Premiere idée, on peur dire mêmepremiere époque du Calcul des infinimenspetits.
1. Jufques-làc’étoit concevoir les Courbes d’u-ne maniéré bien vague. Suivant la nature descourbes, qu’on vouloir développer, ces pe-
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