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comprend qu’il y a bien des circonstances ac-cidentelles qui peuvent en altérer la justesse.Les différens dégrés de Chaleur en dissérensendroits dépendent beaucoup de ces circons-tances , comme du voisinage des hautes mon-tagnes, dont la grande élévation refroidit ex-cessivement l’air que les vents apportent enpassant ’par-delíus ; 8c fur-tout de la naturedu fol , qui retient ou conserve dans sonsein la Chaleur en dissérens dégrés. Les fa-bles la rendent excessive. On réprouve telleen Afrique , en Asie , & généralement partout où il y a des déserts fabloneux.
CHAMBRE OBSCURE. Ce terme s’entendtouc seul. Un lieu exactement fermé , ob-scur en un mot, est une Chambre obscure ,
f iourvu qu’on y ait ménagé un trou, parequel les objets fe repréíentent fur ce quilui est opposé. C'est une chose bien surpre-nante de voir en petit dans fa chambre furune carte ou lur un mur ce qui fe passe au-dehors ; des hommes qui marchent, un mou-lin qui tourne , 8c généralement tout ce quife trouve dans le visuel ( si l’on peut parlerainsi ) de ce trou , 8c le tout renversé.
Jean Baptise Porta observa le premier cephénomène , 8c depuis Porta on a, faitcomme de raison, diverses expériences,pouren tirer avantage. D’abord on a placé unverre convexe à ce trou , & on a apperçu lesobjets plus distinctement, Sc , ce à quoi onne s’attendoit peut-être pas, coloriés, maistoujours renversés. Enfuire on en amis deuxik les objets le font redressés. Une merveillede cette nature paroissoit trop utile pourqu’elle ne le íút pas réellement. On com-prend bien que fans lavoir le dessein , onpeut copier une figure, un édifice, mettre enperspective un point de vue , &c. 8c qu’il nes'agit pour cela que de suivre fur un papierles traits qui font dessinés & coloriés natu-’ tellement dans la Chambre obscure . Sans par-ler combien il est amulanc 8c agréable devoir dans fa chambre , dans son cabinet,ceux qui y viennent, 8c, ce qu’il y a de plusadmirable, de les reconnoître. Arrêtons-nousà l’avantage du dessein. Entrons dans le dé-tail d une Chambre obscure , de deux mêmes’il le faut. Ce détail servira à faire connaî-tre de quelle maniéré il faut disposer les• verres pour une chambre ordinaire , 8c pourjouir de ce spectacle chez foi. Je dis chezfoi, car ce n’est que d’une machine optiquedont je veux parler, machine tranfportable;afin que ceux qui auront quelque chose àcopier, à réduire, pussent l’y transportercommodément.
La Figure 46 (Planche XXIII,) représentefo déçoyvertp A§.Jf.anJiapt. Parta , ou fesserJpme J,
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? [u'on volt dans une chambre exactementermée , 8c dans laquelle le jour n’entre quepar le trou T. Comme les raïons ne peuventpalier par ce trou, fans le croiser, la statueS paroît renversée 8c comme une ombre. Pla-çant à ce trou un verre convexe , on la voiebriller de ses couleurs. II n’est question en-core ici que d’une chambre, Sc je dois parlerd’une machine optique.
De toutes les Chambres obscures portati-ves, cellesqu’a propoíé M. s'Gravesand , fontfort estimées; car ce Physicien en a donnédeux. La premiere , qui a passé long-temspour la plus parfaite, a la figure d’une chaiseá porteur, Sc fa construction fe réduit à pla-cer commodément un homme qui y veuttravailler; à faire venir les objets qu’il veutcopier, fur une planche ajustée horifontale-rnent dans cette chaise , 8c à ménager unmoïen de lui donner de l’air. Tout cela estassez bien exécuté dans la construction deM. s’Gravesande; mais tout cela ,quoiqu’onen puiíle dire , est embarrassant. Sans vou-loir déprimer cette machine , que j’estime,je pente qu’on rendra sillage de la Chambreobjeure plus utile en la rendant plus porta-tive. Et c’est à quoi on parviendra aisémenten faisane une Chambre obscure avec un ef-pece de pavillon qu’on dressera aisément enpleine campagne, Sc qu’on transportera ai-sément de même.
On peut juger par la Figure 47 . ( PlancheXXIII. )de la forme d’une nouvelle Chambre..obscure. On y voit une femme qui fuit fur tinpapier attaché à une table les traits qui jfont peints. Or comment y font ils peints îC’est ce que je dois particulièrement expli-quer. Au-dessus de la femme est soutenu unmiroir A B suspendu dans un châssis Sc tai-sant avec Phorilon un angle de 45 °, mobiletoutefois Sc dirigé, au moïen d’une petitecorde , par le Dessinateur. En E est un verreconvexe qui reçoit les objets peints dans lemiroir, & qui les porte tous coloriés furiepapier polé horifontalement. On connoîtdéja cette propriété du verre convexe. A cetégard il n’y a rien adiré. On connoît bien, sil’on veut encore , fesser du miroir inclinéà l’horifon àq;". J’explique à l’article de laCatoptrique comment les miroirs ainsi situésreprésentent horifontalement les objets ver-ticaux. La Statue S qui est peinte dans cemiroir , doit donc y être horilontalemenr, Scle verre convexe E qui reçoit cette image , latransmettra fur la table dans cette situation.J’omets ici la route que prennent les raïonsde lumière pour produire cet ester. La figuresupplée au raisonnement que je destine audéveloppement d’une autre Chambre obscure.