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Tome premier.
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laissée quelque tems, on la plonge dans l’eautiède. Alors celle-ci paroît Froide. Un grandMétaphysicien ( M. Berkeley) conclud de-làque par nos sens nous ne pouvons rien astû-rer de la qualité des corps ; 8 c qu’un corps ,par exemple , à qui nous donnons une tellegrandeur, peut en avoir une autre , suivantla disposition générale de nos organes. Deces vérités passant à des sophismes captieux ,M. Berkeley poulie son rayonnement jusquesà vouloir prouver qu’on ne peut assurer quela matière existe. ( Voïez Dialogue entre Hy-las & Philonous , &c. par M. Berkeley , Evê-que de Cloine, 8 c c. )

Laissant là les illusions logistiques de cetrop ingénieux Auteur , je dis avec M. Ma-riotte que c’est par le raisonnement, encoremieux que par nos sens, que nous pouvons jugerde la qualité des corps, ( Œuvres de Mariotte ,Fjfai furie Chaud & le Froid, page 18 3. ) & j’a-joute que cette qualité n’est que comparative,c'est-à-dire, qu’un corps n’est chaud que parrapportàunautrequil’est moins. M'en tenantà la définition de Chaleur , il me semble querien n’est plus raisonnable que de soutenirqu’il n’y a point de corps fans Chaleur, 8 cque fa diminution , ou une moindre agita-tion de leurs parties, agitation absolumentnaturelle 8 c essentielle en quelque façon à lanature de ce corps , c’est ce que nous appel-ions Froid. ( Voie^ FROID. ) Quoi qu’il ensoit, voici plusieurs vérités moins méraphysiques 8 c plus importantes.

i°. La Chaleur peut augmenter à un telpoint que dans certains corps les particulesse détachent avec violence í’une de l'autre ,8 c acquerent une force élastique, semblable

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à celles des particules de l’air.

r". Dans les tems où le soleil est vertical, IiíChaleur estcomme deux fois le quarrédu raïon.

z". Sous l’équateur la Chaleur du soleil est:comme le sinus de fa déclinaison.

4°. Dans les zones froides , quand le so-leil ne se couche pas , la Chaleur est commela circonférence d’un cercle multipliée par lesinus de la hauteur. Ces produits de Chaleurfont comme les sinus de déclinaison du so-leil. A la même déclinaison ils sont commeles sinus des latitudes multipliées par les sinusde déclinaison.

5". La Chaleur d’un jour équinoxial est par-tout comme le co-sinus de la latitude.

6°. Dans les pais où le soleil se couche ,la différence entre la Chaleur de l’été 8 c cellede l’hiver, quand les déclinaisons font con-traires , est égale au produit d’un cercle par lesinus de la hauteur de 6 heures, dans le pa-rallèle d’été. Par conséquent ces différencesfont comme les sinus de latitude multipliéspar les sinus de déclinaison.

7°. Le soleil au tropique est à son moin-dre dégré de Chaleur , par rapport à l’équa-teur , 8 c par rapport aux pôles, il est à sonplus grand dégré : cette Chaleur etant à cellede l’équateur, comme 5 à 4, suivant quelquesPhysiciens.

8°. La Chaleur du soleil pendant une pe-tite portion de tems quelconque est toujourscomme un rectangle contenu fous le sinus desangle d’incidence du raïon qui produit laChaleur pendant ce tems. Pour avoir une idéegénérale de cette partie de la Chaleur occa-sionnée simplement par la présence du so-leil , on a calculé la table suivante.

TABLE DE LA QUANTITE’ DE CHALEUR. A CHAQUE

pixie’me degre’ DE LATITUDE,

Latitude.

Le Soleil etant dam/eYé*.

Le Soleil etant dans

r<%.

Le Soleil étant dansTo.

0 . .

zoooo . . ,

1S341

18341 . . .

10 . .

19696 . , .

ZOZ90

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13834 - - -

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18797 . , .

21737

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13048

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6944 - - •

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1185; . . .

21991

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3798 . . .

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70 . .

6840 . . .

23Í43

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3473 • . -

24673

. . -

000 . . .

90 . .

0000 . .

2f°5 5

. . .

000 .

T.out ceci n’est qu’ 11a calcul géométrique. 1 En considérant la chose physiquement, on

comprend