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, Et il trouva que celui qui rer.fermoit les septcouleurs principales, étoit divilc claus la mê-me proportion que l’octave ,ut,re, rue , fa ,fol, la, fi. Plusieurs expériences reperces don-nèrent la même proportion. Les Cartésiensqui ont voulu chicaner Newton , on: pré-tendu que cette division étoit fort éqruvo-ue, Sc que les couleurs anticipant, nu lortiru prisme , il n’étoit gueres poslible de pret-crire leur limite. Le Pere Castel , de la SociétéRoiale de Londres Sc de celle de Lyon , (ansavoir ces raisons en vue, u désapprouvé cetteanalogie ;& ce Jésuite rétablit dans Perdresuivant.
ORDRE DIATONIQUE
OU N A T U R E L.
» Couleurs: bleu, verd, jaune, fauve,Tons, ut, ré, mi , fa,
.Couleurs: rouge, violet, gris, bleu,Tons, sol, la, fi, ut . •
ORDRE CHROMATIQUE.
Couleurs'bleu ,
céladon,
verd ,
olive,
Tons , ut ,
ut die^e,
ré ,
ré die\e,
Couleurs :
jaune,
fauve,
nacarat,
Tons,
mi,
fa, fa dieze,
Couleurs: '
rouge,
cramoisi
, violet,
Tons,
fol,
fol die^e
, la >
Couleurs :
agathe,
gris,
bleu ,
Tons ,
la dìc^e,
Ut.
( Ce qu’on appelle un Dieçe en Musi-que, exprime un demi-ton, ou la moitiéde l’intervalle qui se trouve don ton àun autre ton. j Pour moi, il me semble quece n'est qu’en consultant la réfrangibilitédes couleurs qui sortent du prisme , qu’onpeut établir avec exactitude une proportionconstante. Il faudroit imaginer peut-ctre unenouvelle expérience pour cela. En attendant,ce (eroit encore beaucoup , si on saisoit usagede l’analogie établie entre les tons & les cou-leurs; & si les accords de ceux-là servoienr àallier ceux-ci. Comme je n'ai promis que lamoitié de l’ouvrage, c’est-à-dire , que le pland une nouvelle Chromatique des Couleurs , jene pousserai pas plus loin cette discussion. 11 iy a un détail d’expériences, afin d’en établirabsolument la théorie. Pour en faciliter lal’exécurion , je terminerai cet article par deuxmoiens qui me paroiíïènt très propres à cedessein. Le premier est le plan du Cabinetuniversel de coloris de clair obscur du P.Cafiel : >e dévoilerai le second , après avoirexpliqué celui ci.
Ce Cabinet renferme touslesdéités , tou-tes les teintes des Couleurs qu’on peint lardes bandes de cartes séparées , & on les dií-
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pose félon cet ordre.
Après avoir peint une carre, ( ou la moi-tié , ou le quart , suivant l’elpace qu’on veutremplir, ) en bleu le plus foncé, on cole àcôté de celle - ci le céladon le plus foncé,Sc peint fur une-aurte bande. A côté d u céla-don vient une bande verte ; ensuite Xolive ,le fauve , le nacarat, le cramoisi , le violet ,Xagathe , Sc toujours les plus foncés en cou-leurs. Cela forme un premier dégré de colo-ris , ou une octave de couleurs très-foncées.
On recommence l’opération, Sc on coletout de fuite les secondes cartes particuliè-res moins foncées, le bleu , le céladon , leverd, Xolive, Sec : d’où naît une seconde oc-tave.
En suivant le même ordre, Sc aïanr dimi-nué les teintes d’un dégré plus clair, on ajusteles bandes de bleu, dc céladon , Sec. Et tou-jours en éclaircissant, on parvient ainsi jus-ques aux derniers clairs ; jusques au blanctout pur. Cet assemblage donne une grandebande universelle en coloris, cnclair-obícur,composée de 144 ou 145 dégrés- de couleurssimples Sc pures, dont le nombre ne peutêtre ni moindre , ni plus grand dans les ou-vrages de l’art, comme dans ceux de la na-tnre.'C Voïezl ’Optique des Couleurs , page 315*& Jitiv. )
Le P. Castel assure que rien n'elì plus beauque cette double nuance de coloris de clair-obfcur, quand elle est bien faite. Les Pein-tres , qui par une longue habitude , une lon-gue expérience, connoisient les dégrés descouleurs, gagneroient beaucoup à l’exécuter »Le à étudier , soit en la variant suivant uneautre proportion, foi: en renchérissant furcelle-là. Un homme qui auroit l’œil fin, demême qu’un autre qui a l’oreille fine , pour-roit distinguer les accords , les fixer , Sc com-poser un tableau en couleurs, comme unMusicien compose une piéce à 3 ou 4 parties,un chœur même. Le second moïen, que je pro-pose, doit fournir une voie plus certaine parce discernement.
Peu de personnes ignorent le plan du Cla-vessin oculaire du P. Cafiel. G’est un instru-ment qui a la forme d’un davessin , par lestouches, & par le fond une efpece de théâ-tre avec des décorations, fur lequel doit fepasser tout le spectacle, dont on. doit jouir.Aces touches répondent des fils d’archal quidoivent faire paroître les couleurs, lorsqu onmet les mains fur le clavier.
Aïant appris la clef de ce clavier, commel’on apprend celle d’un clavier ordinaire, leP. Cafiel prétend qu’on jouera un air auxyeux, un Piano , un Andante , un Allegro ,un Prefio, un PrestiJJimo , comme on le joue