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Tome premier.
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7° au Nord. Il s’en faut donc de trois degrésque les deux amplitudes ne soient égales, Sccela d u côté du Nord. Donc l’aiguille variede trois dégrés de ce côté-là. Elle auroit va-rié du côté du Sud , s'il y avoir eu ; dégrésd’excès.

2. La seconde maniéré de connoître la varia-tion de l’aiguille ne se pratique pas íi aisé-ment. L’observation est ici délicate , Sc l'a-gitarion du vaisseau y nuit beaucoup. Il y adeux opérations à faire, pour s’en servir.i°. Cherchez par l’ascension droite ( Voie*ASCENSION DROITE, ) d’une étoile sonpassage au méridien.! 0 .Disposez le Compas deVariation de. telle sorte que les deux fils despinnules paroissent se confondre avec un fil àplomb, qu’on conçoit couper l'étoile. Lesdeux fils répondent-ils au Nord ou au Sudd u Compas ? Il n’y a point de variation. S’enécartent ils; La variation est du côté où setrouve le Nord du Compas, Sc l’éloignementdu fil en est la mesure.

z. On fait usage du troisième moïen, lorsqu'onne peut observer ni les étoiles ni le soleilcachés par des nuages ou par des vapeurs.i°. Disposez le Compas en telle sorte quel’ombre du fil horisontal coupe la rose par lecentre. 2°. Remarquez de combien cette om-bre est éloignée du Nord ou du Sud de laboussole, j ".Cherchez par le quartier sphé-rique l’azimuth du soleil, ( Voïe[ QUAR-TIER SPHERIQUE. ) qui convient à l’heurede l’observation, ou à la hauteur du soleil,& à la latitude du lieu où l’on est. Si l’azi-muth que donne le quartier sphérique, estle même que celui du Compas , il n’y a pointde variation : ssils sont différens, on connoîtla variation par cette différence, comme onla connoît par celle des amplitudes.

Compas Azimuthal. Nouveau Compas de va-riation inventé par M. Halley , par lequelon connoît avec une très-grande justesse lavariation de la bou isole. Ce Compas ne dif-fère pas beaucoup du Compas ordinaire devariation. Il est suspendu comme l’aiure. LaFigure 8 i. ( Planche XIX. ) le représente sus-pendu dans une boete quarrét O P Q R S ,& on volt les additions que M. Halley y afaites. Elles consistent d’abord en un grandcercle de cuivre A B E D , sur lequel est unealidade A C B. Le cercle est divisé par lamoitié en 90 dégrés. Des lignes transversa-les, coupées par des cercles, qui ont diffé-rens centres, divisent ces dégrés de part Scd'antre en minutes de 10 en 10 jusqu’à q;".Le centre des 90° se prend au point de lacirconférence, opposé à celui où commence|a division. L’aiidade A B tourne autour duf.çpirç Ç , & on élevs sur elfe une lame de,

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métal, qui forme une espece de pinnule.'Au moïen d’une charnière , cette pinnule sebaiíso , quand on veut. Enfin , on tend un filF C depuis le haut de la pinnule jusques" aumilieu de l’aiidade.

Le Compas de variation, ainsi ajusté, est unCompas Azimuthal. On doit cependant, avantque de s’en servir, y ajouter encore quel-que chose : ce sont deux fils terminés parquatre petites lignes droites, qu’on mene endedans de la boete, pour servir à rectifierl’instrument, pendant le tems de l’observa-tion , en les comparant à quatre autres lignesdroites , qui sont à angles droits fur la rosedes vents.

2. Avant que de se servir de ce Compas , ilfaut rectifier le cercle de cuivre selon letems de l’observation. Cela veut dire qu’ilfaut placer le centre de l’aiidade sur le pointd’Ouest de la rose, losqu’on fait l’observa-tion avant midi, & sur le point d’Est, quandon la fait après j en sorte que les quatre pe-tites lignes , qui sont au bord de la rose ,concourent avec les petites lignes qu’on amenées au-dedans de la boete. La chose faite,tournez l’aiidade vers le soleil ; de maniéréque l’ombre du fil tombe fur la fente de lapinnule, Sc fur la ligne qui est au milieu del’aiidade. Alors le bord intérieur de l’aiidademarquera les dégrés Sc minutes de l’azimuthdu soleil. Si l’aìidade , par exemple , mar-

? iue 10 dégrés du côté du Nord, le soleilera éloigné de l’Est du Compas de 10 dégrés,Sc du Nord de 80. Au reste , il est des cas oùl’azimuth du soleil n’est pas éloigné du mé-ridien , ou de la ligne du Nord, de 45 dé-grés. Alors on place le centre de l’aiidade furle Nord , ou le Sud de la rose , selon la si-tuation du soleil. Pour les observations qu’onpeut faire dans la journée, celles qui se font,lorsque le soleil est proche de l’honson , sontpréférables ; parce que le mouvement decet astre étant dans ce tems-là plus sensible ,s’observe plus aisément, Sc l’amplitude nedifféré pas beaucoup de l’amplitude du so-leil. Cet avantage est balancé par un incon-vénient : c’est que l’ombre du soleil ne sedistingue pas, ou qu elle se distingue peu :mais on remédie à cela en visant par la fentede la pinnule, ensorte que le fil parodie cou-per le soleil par le milieu , lorsqu’il se leve ,ou qu’il se couche , comme avec le Compasordinaire de variation. Ainsi l’aiidade mar-que sur le demi cercle gradué l’amplirude ouortive , ou occase. Quand on veut observerla variation par l’étoile du Nord , il faut fairela même opération. Il n’y a en France quç leR. P. Peinas , Professeur R0Ï3I d’Hydrogra-phie à Marseille f çM aiç dpppé sa desepp-