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Tome premier.
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comprises depuis Taxe de la colonne jusquesau contour de son renflement, sont égalesentre elles. Au reste, il est peut-être bon d’a-vertir qu’il faudroit que la réglé O P fûtmobile fur la réglé M N , afin qu’on pût laglisser fur le point de la diminution de la co-lonne; circonstance qui a été mal à proposnégligée par les Architectes qui en ont donnél’ufage, comme on le peut voir dans T Archi-tecture de Vitruve , pag. 81. & dans le Coursd'Architecture de Daviler , pag. 104.

CONCORDANCE. Terme de Musique. Con-venance entre deux tons ou deux notes dediflérens tons , soit dans la consonance, soitdans la succession du ton, & qui flatte agréa-blement l’oreille. ( Foui CONSONAN-CE. )

CONDENSATION. On se sert en Physique dece terme, pour exprimer le rétrécissement quecause le froid à un corps, en lui faisant oc-cuper un espace plus étroit. Ce terme est sur-tout en usage dans l’Aerométrie, par rapportà l’air qu’on condense fort aisément. ( Voie^AIR & FROID. )

CONDITIONNAIRE Ce terme n’est en usageque parmi les Astrologues. On entend par-làqu’une planète nocturne est levée pendant lejour. Les planètes diurnes- sont Jupiter, Sa-turne,& le Soleil. Les planètes nocturnes sontMars , Venus , 3 c la Lune. La planète deMercure est d’une nature variable. Celàpofé,Jupiter est Conditionnaire , lorfqu’il est furPhorison pendant la nuit, & Mars lorfqu’il yest pendant le jour.

CONDUIT AUDITIF. Terme d’Acoustique.C’est la partie de l’oreille, qui transmet leson fur la membrane du tambour. Elle com-mence au fond de la conque , 3 c elle estterminée par cette membrane, qui fait avecelle un angle aigu par le bas. La forme duConduit Auditif est une ellipse cilindrique ,qui va en serpentant. Par-là le son, ou l’airqui le produit, ne fait impression fur certemembrane fort mince, qu’après avAîr heurtéles parois du Conduit Auditif, c’est-à-dire,après avoir été amorti par les chocs 3 c les ré-flexions qu’il éprouve, chemin faisant, dansce canal tortueux.

Les personnes, qui aiment les définitionsexactes, trouveront peut-être mauvais que jen’aie pas dit que le Conduit Auditif étoit enpartie osseux, 3 c en partie-cartilagineux. El-les ont raison. Mais je prie ces personnes defaire réflexion qu’il ne s’agit point ici d’uneanatomie rigoureuse de cette parue de l’o-reille. Une telle anatomie ne convient pointdans un ouvrage où l’on ne considéré cetorgane que pour sexplioation physique duson. Je ne.renonce cependant pas tout-à-fait

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à faire cònnoître le Conduit Auditif plus par-ticulièrement avec fa figure sous.les yeux.( P"oie{ OUIE. )

CONE. Corps qui a un cercle pour base, Sc quise termine en pointe. Campani définit le Côneune Pyramide ronde. C’est ainsi que M. Clai-raut l’a considéré dans ses Elémens de Géomé-trie. Cette figure est bien simple* Après le ci-lindre, il n’y en a point de plus simple euGéométrie. Cependant rien n’est plus diffi-cile à concevoir que fa génération. Euclide ,c’est-à-dire le premier, qui a considéré lespropriétés du Cône , prétend qu’il est formépar le mouvement d’un triangle rectangle au-tour de l’un de ses côtés. Cette génération,qui a été adoptée par beaucoup de Géomètresn’est pas générale : elle ne convient qu’à unCône droit. (PI. VII.Fig. 8y.)

Le Docteur Barrow pour rectifier cette défi-nition d’ Euclide, s’exprime ainsi : » Le Cône ,» dit-il, est une figure qui se forme lorfquum» des côtés d’un triangle rectangle (c’est à-dire,« un de ses côtés qui comprennent sangle droit)» restant fixe , le triangle tourne tout autour« jusques à ce qu’il revienne au point d’où” il est parti. Si la ligne droite fixe est égale» à l’aufre ligne , qui forme l’angle droit,» le Cône est un Com rectangle ; mais si« elle est moindre , le Cône est obtus , & si« elle est plus grande le Cône est acutangle.» L’axe du Cône est laligne autour de laquelle» le triangle se meut. La base est le cercle qui» est décrit par la ligne droite , qui se meut« autour de l’axe ( Définit. 18, 19, 10,» Euclide, L. II.) Cette définition ne paroîc« pas assez précise, 3 c du moins trop condi-» tionnelle ".

Jonas Moord, ( Voie £ ses Sections Coniques,le P. Pardies, ( V. ses Elémens de Géométrie)3 c plusieurs autres Géomètres, fonr roulerune ligne autour d’un cercle, obliquementau diamètre de ce cercle pour former le Cô-ne, Cette génération ne s’étend pas au Côneoblique, qu’on nomme aussi Scalene, qui estun Cône , dont l’axe est oblique fur le dia-mètre de son cercle. (Planche VII. Figure87. ) Car supposons que la ligne A B ( Plan-che VIL Figure 86. ) coule autour du cer-cle A D E C , y étant inclinée fous sangle de45 dégrés, quand elle fera parvenue au pointC, elle fera un angle de 45 dégrés. Donc lesangles du triangle ACB, BAC étant égaux,le triangle fera isofcele, 3 c le Cône fera en-core un Cône droit. Quelle que soit si n cl i-naifon , on n’aura jamais qu’un pareil Cône,puisque toutes les inclinaisons seront égalesdans tous les points de la circonférence ducercle.

M. Jean tyard , après avoir discuté dansC c iij