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quel on entend la distribution de la ma-tière propre d’un corps dans un espace plusgrand qu’elle n’occupoir auparavant. M. Ma-rione , Sc après lui , quelques Physiciensveulent que l’esprit devin, í’huile Sc l’eaunième se dilatent. Ils prétendent prouver cet-te dilatation par les bulles d’air, que mani-feste le chaud dans les ligueurs. Pour moije pense que cette propriété qu’on attribueà ces liqueurs, ne vient que de la Dilata-tion de l’air qui y est renfermé. Car la Di-latation , qui est l’oppoíé de la compression ,en luppole une autre : c’est l’élasticité. Oraucune liqueur n’est élastique. Ou lì le motd’élasticitc fait peine , on ne sauroir nierque si une liqueur est iulceptible de Dila-tation , elle lest de compression ; puilquel’état où elle n’est pas dilatée , est une véri-table compreílion. Une chose n’est dilatée,que parce qu’elle a été comprimée. Celaétant, il est aisé de prouver qu’aucune li-queur ne se dilate .Towiìt mondeconnoît l'ex-périence des Physiciens de Florence, qui aété répétée par M. Boile , pour la compres-sion de l’eau. J’en ai déja fait mention dansun Article ci-devant : je vais la détailler ici.
Pour juger si l’eau étoit ou non compres-sible , on en remplit un globe d’or creux , Scon le mit à la preste. On avoir dessein de ré-duire l’eau à un moindre volume : niais l’eaurésista aux efforts de la presse ; Sc plu-tôt que de plier, s’échappa avec violence,quelque étroits que fussent les pores de l’or.L’or sua de la fatigue ; Sc on remarqua avecétonnement que l’eau s’étoit filtrée au tra-vers d’un métal si dense. Il en est des au-tres liqueurs, comme de l’eau. Voie { THER-MOMETRE.
Les corps solides, comme les métaux ,font véritablement dilatables , ( Voie{ PY-ROMETRE. ) Mais il n’est point de ma-tière dans laquelle la Dilatation le manifesteplus que dans Pair. C’est une propriété essen-tielle à cet élément. L’air fe dilate par le feu ,Sc les Physiciens prouvent que sa Dilata-tion est telle, que Yespace qu il occupe, esen raison inverse de la force par laquelle il escomprimé. Voilà un premier principe. Le se-cond est que Yélasicité de l'air dilaté es àsélasicité de l'air comprimé , en raison réci-ptoque du volume de Vair dilaté , auvolumedel'air comprimé. Il y auroit bien encore quel-que chose à dire sur la Dilatation de l’air. Jeréserve ce qui pourroit concerner cet Arti-cle à celui de Raréfaction , où il convientmieux. Foie^ RAREFACTION.
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DIMENSION. Terme de Géométrie. Nom
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des côtés ou des lignes par lesquelles otîmesure les corps. Il y a trois Dimensions ,longueur , largeur , Sc profondeur, ou épais-seur. Une ligne n’a qu’une Dimension y laLongueur. Voie^ LIGNE. Une surface en adeux ; longueur & largeur. Voie^ SURFACE.Et un corps les a toutes trois -, longueur , lar-geur , Sc profondeur. Voie%_ CORPS.
Dimension. On fe íert aussi de ce terme en Al-gèbre , pour exprimer les Puissances des ra-cines d’une équation, que l’on appelle lesDimensons de cette racine. La plus hautepuistance d’une équation cubique a trois Di-mensons.
DIMINUTION. Pour expliquer ce terme, quiest propre à l’Archicecture, il faut y ajou-ter le mot de Colonne. Ainsi l’on dit Dimi-nution de la Colonne , & on entend par-làla partie de la Colonne diminuée. D’abordl’origine de cette Diminution est dûe à cellede P Architecture. ( Voie^ COLONNE. ) Ensecond lieu est elle dictée parles loixde laStatique, qui demandent cette Diminutionpour fa solidité. De toutes les réglés, quiont été données par diftérens Architectespour la Diminution des Colonnes, les deuxsuivantes font les meilleures. Suivant la pre-mière , qu’on peut appliquer aux Ordres mas-sifs , on divise l’axe de la colonne en troisparties égales, en donnant avec Goldman,au tiers d’en-bas une grosseur continue d’unmodule. A ce tiers, on décrit furie diamè-tre de la colonne un demi-cercle, dont lecentre est dans Paxe. Les deux autres tiers dela colonne le divisent ensuite en autant departies égales qu’on veut ; Sc on tire du hautde la Colonne diminuée , qui fait | du bas ,une parallèle avec Paxe jusqu’au demi-cer-cle. Enfin, on divise cet arc coupé en autantde parties qu’il y en a dans les deux tiersde la colonne. Par tous les points de divi-sion de Parc aïant tiré des parallèles à Paxe ,qui touchent la ligne de division de Paxe ,on fait passer une ligne courbe par ces pointsde contact: & la colonne est diminuée. Ontrouvera l’autre maniéré de diminuer les co-lonnes à P Article de Colonne, où j’ai eu oc-casion d’en parler. Voie^ aussi CONCHOIDE-
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DIOPTRES. Parties de certains instrumens deGéométrie & d’Astronomie pratique par les-quels on vise en un certain point dans uneligne droite. Ce font deux lames droites Scun peu élevées perpendiculairement à l’inf-trument, ou à une réglé mobile, qu’on nom-me Alidade. ( Voie^ ALIDADE. ) Les Diap-