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trts font mieux connus fous le nom de pi-nules. On trouvera à cet Article leur figure.
( Foïei PINULE. ) Je me bornerai ici à leurhistoire, dans laquelle je ne puis me servirdu terme de Dioptre ; parce que les Auteurs,que j’ai été obligé de coníulter pour cela ,ne connoistènt les pinules que par ce nom.Les Dioptrcs font aux instrumens astrono-miques le même ester que les lunettes. Laquestion est de savoir s’sts doivent être pré-férés. Hcvelius faifoic u t âge des Dioptrcs , Scen a écrit en quelque façon ex profeffo. ( Ma-china Cotlestis. Tom. I. Chap. XIC. ) AprèsHcvelius on s’est servi de lunettes. Robert-Hook taxe d’imparfaits les instrumens as-tronomiques d’ Hcvelius , par cela seul qu'il sfont garnis de Dioptrcs. Cependant Moli-neux ne traite pas Hcvelius avec tant de ri-gueur. Il a trouvé, en y faisant plus d’atten-tion, que fesl observations étoient austîexactes que celles de MM. Flamfléed, CaJ-fini , Halley , Sc c’est tout dire. ( Voici laDioptrique. Part. II. Chap. V, ) M. Hal-ley même, dans son Volage de Dantzic, aïantexaminé les instrumens Sc les observationsd ’Hevelius, a rendu témoignage à la justessede tes observations. ( Voïez Annus Clima-clericus de cer Astronome. ) Malgré tout ce-la , les lunettes font préférables aux Diop-tres. C’est le sentiment de Molincux, qui afait voir qu’on ne devoir attribuer unique-ment la justesse des expériences d 'Hcvelius ,qu’à son application extraordinaire , sans la-quelle il n’auroit pû parvenir avec des Diop-trcs communs au dégré de justesse qu’on at-teint avec les lunettes. D’ailleurs avec leslunettes on peut observer les étoiles pen-dant le jour; chose impossible , en faisantusage des Dioptrcs. M. dc la Hire enseignedans ses Tables A(Ironomiques la maniéréd’appliquer avec exactitude les lunettes auxinstrumens astronomiques. ( Tabulev Aftrono-micoc, pag. 59. ou Traité de la Construction& Usage des Instrumens de Mathématique ,par Bion. ) Il croit qu’on n’a jamais rien in-venté de plus utile dans l’Astronomie prati-que que l’usage des lunettes. On s’en sert en-core aujourd’hui dans la Géométrie prati-que ; ( Voïei GRAPHOMETRE. ) MM. Pi-card , Rorner , Sc Hughens font les premiers,qui ont appliqué les Dioptres aux niveaux.Voïe\ NIVEAU.
DIOPTRIQUE. Partie de l’Optique , qui apour objet la maniéré , dont les rasons delumière, soit divergens, 011 convergens, fontrompus en passmt d’un milieu plus rare dansnn milieu plus dense en général ; mais parti-culièrement dans les verres plans , conca-ves, éc convexes. Les Anciens n’écoient gue-
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r es avancés dans la D iop trique ; à en jugerparles Ecrits, qui nous restent à'Alhaqen ,& de Vitcllio. Par cette raison sans douteils ont confondu Sc noie en quelque façonla Dioptrique avec l’Optique , la partie avecle tout, fe contentant feulement de lui don-ner le nom d ’Anaclaftique , pour la rendreapparemment reconnoillable. Depuisque l’onest venu à bout de polir le verre comme ilsaur, Sc qu’on a inventé les Télescopes Scles Microscopes, cette partie de l’Optique aété cultivée préférablement à route autre.Kepler a le premier écrit une Dioptrique ,qui fut publiée à Ausbourg in-quarto, Scqui a été depuis réimprimée en diffère n s en-droits. Sans s’écarter des principes d'Alhu-qen Si de Viteliio , ce savant homme y dé-montre les propriétés de la réfraction dansles verres polis. Quoique les Auteurs quiont écrit depuis Aep/e, , n’a te n t pas perdufes démonstrations de vue ; cependant la dé-couverte des véritables propriétés, ou loixdela réfraction par Willebrord Snellius , publiéesdans la Dioptriquc de Dejcartes , donna lieuà une nouvelle théorie. Guillaume Molineux ,célébré Mathématicien Irlandois, aïant pro-fité des lumières de ces deux grands hom-mes , soumit cette science aux loix de laTrigonométrie. ( Dioptrica nova, or a Trca-tijc of Dioptricks. ) Enfin , muni des princi-pes de Molineux, W. Hughens remania laDioptriquc, Si fans le secours de la Trigo-nométrie, la traita d’une façon beaucoup plusgénérale. Auífi son Livre sur la Dioptrique ,( Dioptrica, Hughen. Oper.Pars I. Tom. I. )est bien le meilleur, qu’il y ait pour la théo-rie, comme [’Oculus Artificialis Teleodiop-tricus de Zahn, la Dioptrique oculaire, patle P. Chérubin , peuvent l’être pour la pra-tique. Afin de développer l’une Si sautre ,je veux dire la théorie & la pratique de laDioptriquc, dans l’état qu’elle est aujourd'hui,il faut en établir les principes fondamentaux.
2. 1 ". Tout raïon dc lumière, qui vient dc l’ob-
jet à T œil, en traversant un corps transpa-rent , selon une direction perpendiculaire , nesouffre aucune réfraction. z°. Tout raion delumière, qui pasjc d'un milieu rare dans unmilieu dense , s'approche de la perpendicu-laire vers la surface du milieu , au point oùil est pénétré. Au contraire il s'éloigne de laperpendiculaire , en pajjant d’un milieu plusdense dans un plus rare.
Cela posé, il est évident que tous les corpsdiaphanes Sc transparens font du restort dela Dioptrique. Ainfi seau, 1 huile, la glace ,Sc le verre étant propres à rompre les ratonsde lumière, doivenc fournir matière à desspéculations : je dis des spéculations ; car ,M m ii»