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Çôiiner personne d’en avoir fait la fonction.Je m’imagine que les premiers qui entendi-rent un Echo durent etre bien effraies, Au-jourd’bui on n’y fait plus attention, parcequ’on y est accoutumé ou que la choie esttrop commune. Cependant il y a des Echosqui surprennent toujours maigre qu on enait , Sc qui font toujours plus furprenans.Et qui est ce qui ne le íeroit pas d entendre<ics Echos ctier plus haut qu’on a parlé ; d’au-tres qui rendent la voixlavec un ris moqueur ; <ceux-ci qui la rendent plaintive à peu prèscomme une personne qui souffre ; ceux-latremblante , & enfin desderniers qui répéteurplusieurs fois les mêmes paroles ; On litdans l 'Harmonie universelle du P. Merjennequ’en une Vallée proche Paris, il y a unÉcho qui répete quatre fois pendant lanuit Sc sept fois pendant le jour; Sc fé-lon quelques Auteurs il y en a qui la re-petent julqu’à ;o fois. Le Docteur Plotfait mention quelque part d’un Echo prèsd’Oxford , connu fous le nom d 'Echodu Parcde ffoftock, qui répete 17 syllabes pendantle jout quand il fait du vent , & 20 pendantla nuit, ( Voìe^\ Hijloire naturelle d'Oxford,P. le D. Plot. ) Voici encore un Echo plusadmirable : c’est celui qui est au Nord del'Eglise de Shpiley, dans la Province deSustcx. Il répete pendant la nuit ces 21 syl-labes :
Os hominisublime dédit ccelumqut tueri
Juffit & ereclos .
( Dict. des Arts d' Harris , au mot Echo. )D’après Otto-Guerick , M. l’Abbé Haute-fMille parle dans fa Dissertation , qui a rem-porté le prix de l’Académie de Bordeaux en1718, d’un Echo plus que surprenant. Ladécouverte de cet Echo est due à une Rela-tion de David Frolikius, qui eut le couragede monter au sommet du Mont-Carpath enHongrie , plus élevé que toutes les monta-gnes des Alpes , de la Suisse Sc du Tirol.Ainsi parle à peu près ce Voïageur. A peinefus-je arrivé à ce sommet, que le vent,dont j’avois été tourmenté dans la montéecessa au haut tout d’un coup, L’air y étoitmême si tranquille, que mes cheveux n’é-toient nullement agités. Néanmoins j’étoistémoin oculaire du vent, qui foufHoit avecforce au-deffous de moi, Sc que j’avois res-senti. Les nuages fe déroboient à ma vueavec une grande rapidité. Là je m'avisai detirer un coup de pistolet. Ce àup ne fitpas plus de bruit que si j’eus rompu un ba-ron. Je descendis, Sc .lorsque je fus au-deffous des nues jejtirai un autre coup. L’effetde celui-ci différa terriblement de l’autre.Il fit un bruit épouvantable, &C aussi violent.
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que éelui d’un gros canon. Ce bruit dura undemi quart d’heure , Sc je crus même que lamontagne s’abîmoit fous moi.t. Voilides choses bien extraordinaires. Aprèscela , qui est-ce qui osera expliquer la causede l 'Echo ? Examinons les fentimens desPhysiciens à ce sujet. On convient en généralque les endroits concaves, creux , angulai-res Sc enfoncés, ont une grande dispositionà produire des Echos. La remarque estbonne. Maintenant on demande pourquoi»Les premiers qui fe font avisés de répondreà cette question ont dit, que í’étoit parceque dans ces endroits l’air fe bleffoit, Scque ces playes faites à cet élément par descoups Sc des percussions continuelles, étantréitérées revoioient enfin à l’oreille. On nefait pas au juste à qui on est redevable d’unesi belle explication. Il y a lieu de croireqn’elleest d’un nommé Alexandre Aphrodì-Jìus , qui l’a du moins conservée à la. posté-rité , Sc de qui nous la tenons. Aristote sentietout le ridicule de cette explication. II vou-lut en donner une autre Sc sérieusement ilentreprit de raisonner fur la cause de 1 ’E-cho. J’avoue que j’ignore cette cause , quoi-que je l’ai étudiée; Sc je crois aussi qu’^/-ristote ne l’entendoit pas íui-même. Eh 1 com-ment l’auroit-il entendue , en expliquant lason une qualité passible, laquelle n est sen-sible qu’à l’oreille , Sc qui provient de lavertu fonative des corps mis en mouvement.Est-ce la un galimatias? Voilà des mots quine disent Sc n’ont jamais rien dit.
Le fameux Otto-Guerick rougit le premierde cette explication fans être guéres plusheureux qu’ Aristote; Si on l’en croit, M Echoest une vertu louante admise dans un corpscapable de recevoir le son avec toutes íesqualités, Sc qui est rendue tout de fuiteavec ces mêmes qualités. Ce n'est point 1la situation des lieux qu’il faut attribuéel 'Echo , mais à un sujet caché capable de leproduire. Après cela M. Otto-Guerick avouede bonne foi qu’il ne fait point si ce sujetest de pierre ou de quelqu’autre matière.Seulement il affûte qu’il existe. Il préditmême avec confiance qu’uu jour viendra oùl’on fera cette découverte. ( Exper. Magd.De vacuospat. )
Les Physiciens qui ont suivi Otto-Guerickn’ont point été effraies de cette prédiction.Peu en peine de trouver ce sujet soupçonnépar ce Savant, ils ont eu recours à des rai-sons sensées tirés du sein de la Physique.Kirker , Gaspard Schot , Perrault Sc tousles Physiciens d’aujourd’hui font dépendrela cause de Y Echo de la réflexion du son. Siua lieu est tellement disposé que le son p
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