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soit réfléchi, quelqu’un qui se tropvera dans laligne de réflexion, entendra YEcho. Danscette explication on admet ce principe :les angles d’incidencc & de réflexion fontégaux dans le son comme dans la lumière.Ce principe posé , connoiflant la situationde la surface qui réfléchit & le lieu où est laperlonne qui parle, on - peut indiquer Ten-dron où Ton entendra YEcho distinctement.On croiroit volontiers que plus on approchede la surface réfléchissante , lans quitter laligne de direction que fuit le son réfléchi ,plus fondaient YEcho devroit être entendu.Ce n’est pas cependant ce que les Physiciens
Î retendent; parce qu’ils lavent combien peuexpérience leur se roi t favorable. Ils pres-crivent donc ces réglés.
La distance de l’objet qui renvoie YEcho«Tune syllabe, doit erre de 24 pas 011 de 120pieds, ainsi de luire en proportion directe.En forte c^uun Echo de 10 syllabes doit êtreéloigné de 240 pas ou de 1 200 pieds. ( VoïezGrammaire des Sciences Philosophiques, parM. Martin. )
z. Telle est Topinion ordinaire fur la cause deYEcho ôc fur fa propagation. M. T AbbéHaute-feuille , dans fa Dissertation cirée ci-devant, prétend (page 14) que » la pro-« duction ( de YEcho) consiste non-leule-« ment de la réflexion des ondoïemens de« l’air ou des raïo-ns sonores, si j'ose me« servir de ces ternies, qui ne sont point» encore en usage ; mais de leur réunion en« quelqu’endroit que j’appellerai foïer par» analogie, à celui des objectifs & des mi-« roirs concaves Il suitde-là, que si lescorps , qui réflechiflènc la voix font disposésde telle sorte que les raïons sonores soient pa-rallèles, pour me servir de Texprelsion de M.l’Abbé Haute-feuille , il ne se fera point d ’E-cho. Les raïons sonores í'ont-ils réfléchis con-vergens’ ils formeront un foïer & la voixs’entendra une seconde fois.
M. TAbbé Haute-feuille tâche de soutenircette explication par tine preuve que je nevoudrois pas garantir : c’est que le mouve-ment imprimé à Tait par la langue, les lè-vres , le larinx, &c. se trouve dans ce foïerde la même maniéré qu'il étoit au sortir dela bouche. Ceci est une 1 opposition , & unesupposition purement gratuite ik conjectu-rale. Aussi M. TAbbé Haute-feuille ne ladonne que comme telle. Il ajoute mêmemodestement que ce seroit làune raison plussolide que celle des anciens Physiciens, quiont appelle YEcho la fille & l image de lavoix. M. TAbbé Haute-feuille me permettrade le dire : il fait trop d’honneur aux An-ciens. Cette comparaison n’est pas digne de
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son système qui est fort ingénieux. Mais c'estun système. Et parmi tous ceux q u on a don-nés , 011 ne voit pas trop comment Y Echo leproduit, & dequelle façon la voix est répetée.Je veux croire que la réflexion y est pour quel-que chose. Je dirai aussi, fi Ton veut, avec M,Haute-feuille, que cette réflexion doit se fairedans un foïer. Avec tout cela comprend-t-on mieux comment la voix le forme ì Sic’étoit par la simple réflexiotj , plus on ap-procheroit du lieu où le son se réfléchit ìk.mieux on Tentendroit. Inexpérience ne s’ac-corde pas avec Tcxplication. Quand elle.s’yaccorderoit, je ne vois pas que cette rationfût recevable. Il me paroît plus simple depenser que le son porté parla voix dans unendroit dilpolé d’une certaine façon s’y pro-page assez lans le rompre , pour communi-quer à l’air environnant une ondulation quirevient à Toreille , & qui y porte les im-pressions de l’air en plus grande ou en moindrequantité& avec plus ou moinsdeforce, lelonque la voix est plus ou moins forte elle-même& que Tendroit où se fait YEcho .empêcheune plus grande dissipation ou réllerre plusles ondulations de l’air. Ceci n’est qu’uneindication, un croquis , si je puis bazarderle renne, d'une théorie que je livre à lacritique & à la non-cririquc du Lecteur. LesAuteurs fur YEcho font ( abstraction faitede M. TAbbé Haute feuille ) les Auteurs furla Physique. Voie^ PHYSIQUE.
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ECLAIR. Flamme fort brillante élancée subi-tement dans l’air & de peu de durée. C’estun éclat de lumière qui devance ordinaire-ment le tonnerre. On croît que la matièreinflammable qui forme Y Eclair , est un com-posé de certaines exhalaisons grasses, sul-phureuses , bitumineuses & nitreules, dé-tachées 6c élevées en l’air par la chaleur dusoleil ; & on pense que ces exhalaisons unefois allumées, s’élancent en feu à peu prèscomme la flamme de la poudre à canon. Cesconjectures (ont fans doute fort vrai-sembla-ble. Les Physiciens seroient bien Hâtés d’è-tre aulsi heureux dans celles qu’ils font furla maniéré dont ces exhalaisons s’enflam-ment : mais la nature travaille ici moins àdécouvert. Aussi le sentiment des SaVans àcet égard n’est pas uniforme. les uns di-sent, que cette inflammation vient du frot-tement & du choc mutuel des nues , demême que deux .pierres frottées Tune con-tré Tautre produisent du feu. D’autres sou-tiennent avec plus de raison , que les exha-laisons étant enfermées, retenues par les