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Tome premier.
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Zu soleil, & par de certaines vibrations ouïulminarionsinstantanéesde raïons lumineux,qui parurent pendant l’obscurité totale surla surface de la lune, tantôt dans un en-droit 8 c tantôt dans un autre. Pour rendreraison de ces fulminations , M. le Chevalierde Louville fait u sage de son hypothèse, qu’ilforce un peu, en voulant perluader qu’ellesne font autre chose que des éclairs qui seforment dans l’atmosphere même de la lune.

( Foui YUsage des Gl. de M. Bion. )

6. Je ne comtois point de méthodes plus an-ciennes pour calculer les Eclipses du yé/t/Yquecelle de Ptolomée , 8 c cela par les parallaxesde la lune , ( Foui son Almagejl. L. FI. )que Regiomontan .a expliquée dans son Epi-tome Almages.L. FI. Eníuite Iíp/er con-sidéra les Eclipses de soleil comme des Eclip-ses de terre , étant vues de la lune. C’est delà que plusieurs Astronomes ont tâché decalculer les Eclipses suivant ce principe parles réglés de la trigonométrie, De cenombre est M. de la Hire , qui les a ainsicalculées dans ses Tables Ajhonomiques. Ce-pendant Kepler s’est tenu au calcul de Ptolo-mée dans ses Tables Rudolpkiennes. Et Gre-gori lui donne même la préférence íur l’aurrecomme étant plus court. ( Foïei les Elemensd'Aflronomie physique , &c. de Gregori. )Et pour s’exercer dans le calcul des Eclipsessolaires , on doit avoir recours au Traité DeE clips totali salis & terra :, L. lll.art. 171^.par M. Wideburg , composé en saveur desC^ommençans ; Sc à un ouvrage intitulé :R ing AJlronomia Britannica. M. Flamséeda donné une Méthode curieuse de détermi-ner íur le papier les Eclipses solaires sanscalcul, avec une réglé 8 c un compas. Enfin ,M. Hévélius a écrit particulièrement fur lamaniéré d’obferver ces íorres à'Eclipses.

Eclipse de Lune. Défaut de lumière fur lediíque de la lune cauíé par l'inrerposirionde la terre entre le soleil Sc cette planète.C est ici une véritable Eclipse. La lune estprivée de lumière. Et comment cela’

J’ai déja dit que sorbe de la lune coupel’écliptique en deux points qu’on appelleNœuds. J’ai expliqué dans quel rems le so-leil Sc cette planète se rencontrent dans ccsnœuds. Les Eclipses de soleil arrivent quandla lune se trouve avec lui dans le mêmenœud : les Eclipses de lune au contrairequand ils se rencontrent dans, ou fortprès des nœuds opposés, c’est-à-dire, quandJe soleil est en A Sc la lune en B. ( Plan-che XV. Figure 170.) La lune se trouvelà toutes les fois quelle est pleine, & si léiQ.leil se rencontre alors dans , vu fort prèsTome /, r

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du nœud opposé , il y a Eclipse de Lune.Pourquoi ì La terre est entre ces deux nœuds.Elle forme donc un obstacle á la lumièreémanée du soleil , 8 c qui réfléchit sur lecorps de la lune. Cette planète doit doncêtre privée de lumière : elle doit êtreéclipsée.

1. II semble qu il suffiroitde dire que la terreintercepte les ratons du soleil pour faireconnoître la caille de Y Eclipse de lune. LesAstronomes ne s’en tiennent pas là. Ils pouf-fent la raison de cette Eclipse plus loin. Ilsprétendent que le cône de sombre de la terreva tomber íur la lune ; 8c que c’est ce cônequi forme Y Eclipse. D’abord ou a de la peineà concevoir comment sombre de la terrepeut aller jusques à la lune. Un calcul ras-íure là-deíTìts l’imagination eflraïée par unpareil sentiment. L’ombre de la terre est uncône obscur, dont la moitié de la terre estla base. Or je vais faire voir, que non-íeulement ce cône doit atteindre le corpsde la lune; mais qu’il doit encore s’éten-dre beaucoup au-de-là. Démontrons cettevérité.

La lune n’est éloignée de la terre dansfa plus grande distance que de 61 demi dia-mètres de la terre ; dans ía mote n ne de58, 8c dans fa plus petite de ^ ou 54. Deíaçou que la lune , lors de son plus grandéloignement de la terre, n’en est distante quede cent mille lieues. Si l’on en croît Ric-cio/i , la longueur de l’ombre est d’envirou21 j demi-diamerres de la terre. Ainsi elleexcédé de beaucoup la distance de la terre.

( Ahnagejì. L. F. Ch. 4. ) Cependant hail-lons là Riccioli , pour l’opinion dttquel desgens de mauvaise humeur pourroient bienn'avoir pas tout le respect qu’elle mérite.Preuves en main, convainquons les plus opi-niâtres par des démonstrations oculaires >j’entends des démonstrations qu’on fait tou-cher au doigt 8 c à l’œil.

L’ombre d’un globe exposé au soleil, setermine à 110 demi diamètres de ce globe.C’est une vérité reconnue par M. Maraldi ,

( Mémoire de P Académie 1725. ) vérité delaquelle*il n’y a rien à rabattre. Par coníti-quent la longueur de sombre de la terre estd’environ 110 demi-diametres de la terre ,c’est-à-dire, de trois cens trente mille lieues.Donc sombre de la terre excede la distancede la lune de deux cens trente mille lieues.Donc, &c.C. Q. F.D.

3. Le Lecteur est déja prévenu fur la difficul-té qu’il y a à calculer les Eclipses dans tomeleur exactitude , c’est-à-dire, qu’il est très-djfficjle de déterminer le moment précis d’iiue

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