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TABLE DE L’OBLIQUITE’ DE L’ECLIPTIQUE
ET DES VARIATIONS DE CETTE OBLIQUITE*,SUIVANT LES PLUS CELEBRES ASTRONOMES.
Noms des Astro-nomes.
Tems de leurs observations.
Obliquité deiEcliptique.
Obliquité sup-posant une varia-tion annuelle.
Era.Jloth.ene ,
230
ans
avant J.
G.
2 38
o'
20"
2 3 °
S''
20"
Hipparque ,
140
avant J.
C.
2 3
5 1
zo
2 3
50
17
Ptolornèe , . . .
140
après J.
C.
2 3
; 1
10
2 3
47
0
Pappus t ... .
390
2 3
30
0
2 3
44
7
Albatzgnius ,
880
2 Í
2 í
0
2 3
38
2 1
Arçackzl , . . .
1070
2 3
34
0
2 3
36
8
Prophuius, . . .
I 300
2 3
3 2
0
2 3
33
2 7 *
Regiomontanus ,
14S0
2 5
30
0
2 5
3 ‘
3 f
Copernic , . . .
1500
2 3
28
30
2 3
3 1
7
Waltherus, . . .
1500
2 3
2 9
1 6
2 3
3 1
7
Dànti , ... .
1 57 °
2 5
2 9
55
2 3
3 °
«8
Tycho , . . .
1570
2 3
3 i
3 °
2 3
30
iS
Gassendi , . . .
1600
2 3
3 i
O
2 3
2 9
57
Cassai, ....
i6;6
2 3
2 9
2
2 ;
2 9
19
Richer , ....
1672
2 3
28
54
2 ?
29
6
A l Observatoire , .
1738
-
2 3
28
20
2 3
28
20
A Tinfpection de cette Table , on ne peutdouter que l’obliquité de VEcliptique nevarie. A quoi attribuer ces variations ? M.de Casìrii, Maître des Comptes , donne furcela une raison fort ingénieuse. Il s’en prendà quelque mouvement de l’axe de la terre.Copernic avoit déja fait cette conjecture ,lorfqu’il détermina Tobliqu i ré de l ’Ecliptiquede 28', 30". Cet Astronome penfoit
austî que jamais cette obliquité n’avoit étéplus grande que 23“, 51', 20", ni plus pe-tite que 13 0 , 28' , & ií concilioit tour celaavec un mouvement de librarion donnéà l’axede la terre. La découverte de M. Bradley ,fur la natation de cet axe , semble confirmerla conjecture de. Copernic. En effet, ce Sa-vant , à qui l’on doit la découverte de l’a-berration des étoiles fixes, ( Voïe^ ABERRA-TION ) a reconnu, que l’axe de la terre estsujet à une efpece .de balancement ou delibrarion , dont le centre de la terre est lepoint fixe, N par lequel cet axe s’inclinetantôt plus, tantôt moins fur le plan de XE-cliptique. ( Voie^ NUTATION.)
ECLUSE. Bâtiment hydraulique qui sert à éléverSc à bailler 1 eau, pour faciliter le passageaux vaiflèaux lorsque dans les rivières navi-gables il y a une cataracte, ou que l’eautombe tout d’un coup, à cause de quelquedigue, qui traverse la rivière. Ce bâtiment
consiste en un canal fermé de tous côtés, quïa une largeur fuftifarìte pour faire paífercom-modément un vaisseau, & dont la longueuren peut contenir deux ou trois. L’entrée Sc lasortie de ce canal ont deux ailes battantes.En ouvrant les ailes de dessus , pendant quecelles de dessous restent fermées , l’eau s’éle-ve dans le canal à la même hauteur, à la-quelle elle est devant la digue , & par làle vaisseau peut avancer de là dans la ri-vière qui y est plus baise que de sature cô-té. Je n'entrerai point dans la constructionde cet ouvrage , parce qu’elle est beaucoupmécanique. On peut consulter fur cela laFortification par Ecluses de Stevin 3 ['sirtedi reflituir à Roma la traslaciata navigatio-ne del J'uo Tevere de Corneille Meyer, oul’extrait de cet Ouvrage en François , dontle titre est : Traité des rnoiens de rendre lesrivières navigables. L. C. Sturmius, a fait im-primer à Auibourg, l’an 1715 un Traité desEcluses & Ponts et rouleaux , où la construc-tion du bâtiment dont je parle ici , est exa-minée avec foin. Voie^ aussi Theatrttm Hy-drotechnicarnm de Líopold, C k. 27 ; ou enco-re mieux la seconde partie de XArchitectureHydraulique de M. Belidor, où l’on trouveoutre l’ufageSc laconstructiondes£c&yèsmen-tionnées ci-deflùs , leur utilité pour arrêter leflux de la mer ; pour retenir l’eau pendant