Band 
Tome premier.
Seite
350
JPEG-Download
 

35 o E QU

lente par rapport à sa révolution moïenne. 1Or cette différence est ce qu’on appelleEquation de íhorloge. Les Astronomes cal-culent cette différence pour tous les joursde Tannée , & en forment une table parlaquelle on réglé les horloges & les pen-dules. ( Voie^ la Connoiffance des tems pu-bliée chaque année par Tordre de T Aca-démie des sciences de Paris. )

Le terme A'Equation est encore un termed’ancienne astronomie : En voici les articles.

Equation de l’excentrique. Arc de lcclip-tique entre les lignes du mouvement moïen& véritable de Tépicycle. La ligne du mou-vement moïen de Tépicycle est tirée ducentre de Téclyptique , ou de la terre paral-lèle avec la ligne , qui tend du centre delequanr dans celui de Tépicycle. La ligne dumouvement véritable de Tépicycle se tireau contraire du centre de Técliptique, oude la terre par celui de Tépicycle, En latinon appelle cette équation Projlaphotrefìsexcentrici in excentrico.

Equation du centre dans l’Epicycle. Arcde Tépicycle, compris entre Tapogée moïen& le véritable.

Equation du centre dç la Lune. Arc deTépicycle compris entre Tapotée moïen &véritable de cette planète. C’est ce qu’onappelle P rojlaphoerejis secundi épicyclì.

Equation de l’argument. Arc de Téclipti-que entre les lignes du mouvement moïen& du véritable de Tépicycle de la planète.Par cette Equation , on .entend Projlaphce-rejìs anomaliœ , & Projiaphcerejìs primi épi-cycli.

EQUERRE. Instrument composé de deux ré-gies de bois, ( Planche IX. Figure 20; ) defer , de laiton&c.& joint d angles droits. Sonusage est pour tirer des perpendiculaires.On éprouve ainsi cet instrument. i°. Décri-vez un démi-cercle fur une ligne droite ;2°. Des deux extrémités du diamètre , tirezarbitrairement deux lignes droites ou cor-des , jusques à un certain point de la cir-conférence. Or il est démontré en Géométrieque Tangle à la démi-circonférence est droit.Donc ces lignes formeront un angle droit.Ainsi en appliquant T Equerre à ce pointpar fa pointe, u ses jambes s’ajusttnt avecges deux lignes , Y Equerre fera juste.

On doit cet instrument à Pitkagore , quile tira de la 47 e .'proposition du liv. 1 d’Eu-clide , Tune de ses plus belles découvertes.En effet prenez trois régies, une de ; pieds,une de 4 & une de 5. Joignez les trois ré-gies ensemble , de maniéré que les deuxpremieres fe joignent , elles feront uneEjiurrp juste. {Voïe{IiKi angle rectangle.)

EQU

Equerre ©'Arpenteur. Instrument qui scrcà mésurer Taire des terres & à en lever leplan. Il est composé d’un cercle de cuivreA B C D allez épais, ( Plan. X. Figure 20 6.de 4, s ou 6 pouces de diamètre, Sc divisépar deux lignes, A B, C D , qui se coupencà angles droits au centre E. Quatre pinnules,dont la fente est perpendiculaire à ces lignes »font élevées fur ces mêmes lignes. Ce cercleainsi ajusté, étant placé par son centre sutun bâton O P pointu , Y Equerre est prêtepourlesopérations ausquelles elleest destinée.

Comme tout Tarpentage ou toute la me-sure des terres, dépend de la connoilfancede deux lignes perpendiculaires , dont leproduit ou en total ou en partie donne Taire,

( Voie[ AIRE ) il est évident, que Y EquerreA’Arpenteur donnant ces deux lignes , doitêtre extrêmement utile pour ces fortes d’o-pérations. A cette fin, aïant placé aux an-gles du terrein qu’on veut mésurer , despiquets , on cherche une situation entredeux de ces piquets , telle qu’pn en puiíledécouvrir deux, pat ces pinnules de YE-querre , qui se croisent â angles droits. Cettesituation est le point des distances qu’onméfure pour avoir Taire de la figure , jeveuít dire de la partie du terrein qu’onarpente. ( Voie { le' Traité de la conjlruclion£• usage des inftrumens de Mat. par B ion,L. IV. Ch. II.)

Equerre des Canoniers. C’est ici une véri-table Equerre entre les branches de laquel*le est un quart de cercle divisé en 90°,

( Plan. XXXVIII. Figure 205. ) Ces branchesfont inégales. L’une a ordinairement un piedde long &c l’autre 4 pouces. Au centre dece quart de cercle qui est celui de Tinstru-ment, est attachée une foie chargée d’unplomb.

On le sert ainsi de cet instrument. Onplace la grande branche dans Tembouchured’un canon ou d’un mortier. On 1 ’éleveou on le baisse jusques à ce que la foieni porte le plomb , tombe fur le dégré'élévation pour le dégré proposé. C’est àTartaglia , qu’on doit Y Equerre des Cano-rniers.

EQUIANGLE. Epithète qu’on donne à unefigure dont les angles font' égaux. Tellesfont le triangle équilatéral, le quarté, Sctoutes les figures régulières.

EQUILATERE. On fous entend Figure. C’est

> en général une figure Géométrique , dontles côtés font d’une même longueur. Il y aune hyperbole Equilatcre , qui est ^ telleque le diamètre transverfe est égal à sonparamétré , & par conséquent tous les au-tres diamètres égaux à leurs paramétrés,