Band 
Tome premier.
Seite
351
JPEG-Download
 

E Q U

Les asymptotes de cette hyperbole sc cou-pent à angles droits. On donne cette épitheted un triangle dont les angles sont égaux ,&c on le nomme alors Triangle Equilatere ,ou Triangle équilatéral .( Voit{ TRIANGLE.)

EQUILIBRE. Terme de Statique. Egalité despuiííànces ou des poids. Ou si l'on veutune définition plus étendue, Equilibre estune compensation de puilíànce Sc de poidsde maniéré que l’un ne peut mouvoir niêtre mû par ï’autre.

Dans une balance , par exemple , il y aEquilibre , quand les deux extrémités sontsi exactement de niveau qu’aucune de deuxne monte ni ne descend , mais qu’elles rel-ient dans une position parallèle à l’horizon.Pour qu’il y ait Equilibre , il n'est pas néces-saire que les poids & les puiííànces soientégaux, il luflìt que le mouvement de l’uncompense la pesanteur de l’autre. Deux pro-positions vont mettre toute la théorie deXEquilibre dans son jour.

i°. Si des poids égaux font également dis-tans du centre de leur mouvement, ils feronten Equilibre.

z°. Si des poids sons entre eux en raisonde nombre à nombre & qu'ilssoient appliquésà une machine , enforte que les diflances deleur application soient en même raison quetes nombres , ces poids seront en Equilibre.

3 °. Si la longueur d'un levier ejl diviséeen même raison que les poids , & que ce leviersoit placé dans ce point de division fur sonappui , il y aura Equilibre entre ces poids.Ces deux dernieres propositions ne ren-ferment qu’un seul principe ; car l’une estpresque l’inverse de l'autre f Sc ce principelimite toutes les conditions de XEquilibre ,qui est le fondement de la statique, Sc quiest exactement observé dans le lystéme gé-néral de la nature. Nous ne nous condui-sons sor terre que par fa loi. Quand nousfaisons même un faux pas, nous la suivonscomme malgré nous. M. Désaguliers a éxa-miné l’art des Danseurs de corde par lesloix de X Equilibre. ( Cours de P hyf quetxpér. Tome L ) On seroir tenté de croi-re que le balancier dont ils sont char-gés,"est un embarras qui ne sert qu’à lesfaire briller davantage dans ce chemin étroit.Avec un peu de réflexion , on juge que cebalancier leur aide beaucoup à les soutenirfur la corde , en les faisant graviter davan-tage sur elle. Et par le secours de XEqui-libre , on comprend comment le balancierfacilite Sc aide leur mouvement. Convain-quons nous de cette vérité, trop agréable parle fond,pour ne pas mériter no*re attention.La Fig. 2 c 8 ( Pian. XXXIX. ) répréíence un

EQU j,,

Danseur de corde. Il tient en main un balan-cier BB, oblique à la ligne horizontale b b,parce qu'il marche fur la corde. Afin deconnoître l’u sage de ce balancier, tirons laligne G G, qui pafle par le centre de gra-vité du Danseur. Or cette ligne sort de lacorde en quelque situation que soit cethomme, ou du moins lorsqu’il commenceà marcher. Autant cette ligne s’écarte de lacorde , autant l’hommc tend à tomber ducôté de cet écart, qui est ici du côté où fajambe est levée. Pour remettre XEquilibre ,le Danseur baiíse le balancier du côté op-posé , jusqn’à ce que le centre de gravitéde ion corps &du balancier pris ensemble,soit dans la ligne du pied , qui porte sorla corde. Ainsi le point D, section actuelledu balancier BBavec la ligne horizontale bb yest dans la ligne E E au tour de laquelle leDanseur étant en Equilibre, se trouve par-faitement bien appuïé.

L’Art de la danse est encore fondésor XEquilibre. Les grâces qu’on remarquedans une personne qui danse bien un mé-nuet, qui bat un entrechat , qui sait unpas de fiflbne &c. ne sont que l’estet d’unjuste Equilibre soutenu dans tous ces mou-vcmens. Auíïi remarque - c’on qu'on doitBailler un bras, quand on leve un pied ,Sc que quand on tombe après un entrechat,on doit lever le bras opposé au pied, quise trouve droit alors. Cela peut se justifieren consultant les régies que les maîtres àdanser apprennent-, Sc (pour citer un ouvrageoù elles soient par écrit j, en parcourantcelles que donne M. Rameau dans un livreintitulé Le maître à danser.

EQUIMULTIPLES. Nombres dont les sous-multiples sont compris un nombre égal defois dans chaque nombre. Les nombres izSc 6 sont Equimultiples ; parce que leurssousmultiples, ou les petits nombres, quimésorent chacun- d’eux en particulier, savoir4 & i, sont contenus trois fois dans chacun.

EQUINOMES. On donne en Géométrie cenom aux angles Sc aux côtés de deux figu-res c^ui se suivent dans toutes les deux dansle meme ordre. Dans les deux triangles A B A ,( Planche VI. Figure 209. ) Sc a B a , onnomme Equinomes non-seulemenr les an-gles A A B Sc a a B ; mais encore les cô-tés A B Sc a B, parce qu’ils sont dans lemême ordre dans les deux figures.

EQUINOXES. Tems , auquel le soleil setrouve dans lequateur, & où le jour & lanuit font deux parties égales du jour astro-nomique. Ce tems arrive deux fois dansTannée. Lorsque le soleil atteint le pointdu bélier, où le primeurs commence, TE~