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Ainsi l 'Ere des Turcs érant proposée àréduire à Tannée présente, il faut ajouter17 jo à 4715, nombre des annees que nouscomptons, & de la somme 646 ; oter 5 j 3 5,Ere des Turcs. Le reste 11 r? est Tan deleur Ere, qu’ils ont commencé le 16 Juillet.Comme Ere est, parmi les Chronologistes,synonime avec époque , je renvoie a l’ar-ticle d’EpoQUH, pour un plus grand détailfur celui-ci.
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ERIDAN.Constellation méridionale au-dessousde la baleine Sc du centaure, à la droite del’orion. Je donne le nombre des étoiles dontcette constellation est composée à Tarticlede constellation ( Fóie^ ce mot ). Hésioderaconte , que ce fleuve a été mis parmi lesastres , parce que Jupiter y avoit précipitéPhaèton d’un coup de foudre , attendu ,qu'il n’avoit pas íçu mener le chariot deton perc, & qu’il avoit approché le soleilsi près de la terre, qu’il avoit mis le feupar-tout. Bayer dans Ion Uranometrie tableM m , Sc Hévéllus , dans fou Firmamentum ,Sobiescianum , figure P p, donnent la figurede YEridan. Schickard substitue à cette cons-tellation le ruisseau de Kidron y Schiller lepassage des Israélites par la mer rouge ;Sturtsdorffer le Jordan, Sc ÎFeigel les armesdes villes impériales libres. La constellationde YEridan est encore connue fous le nomd ' A chanar , F lumen , Fluvius » Gyon , Gy-p/ion , Nahar , Nar , Nylus , Oceunus ,Padus.
ERIGONE. Nom qu’on donne quelque foisà toute la constellation de la Vierge, maisqui communément n’en signifie que l’épi.
( Pciei EPI DE LA VIERGE. )
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ESCALADE. Assaut, qu’on donne brusque-ment avec des échelles à une ville qu’onveut surprendre. Cette espece d’attaque sefait sans aucune forme, fans remuer la terre& fans élever aucun ouvrage , qui puissemettre les afsaillans à couvert des coups deTennemi. La meilleure maniéré d’éviterY Escalade, ou de la rendre très-dangéreuse,c’est de tenir des Gardes dans les dehors &dans Tinrérieur des places ; parce que Ten-nemi ne fe hazarde jamais a faire de sem-blables entreprises, quand on a l’œil fur faconduite. Dans le cas, où Ton ne peut pasprévoir à tout, & qu’on est surpris, alorspn a des fourches , pour les renverser. Onse sert aufli de feux d'artifices, tels que des4nee$ à feu, des grenades, des tisons en-Tmt l,
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flâmés » le tout afin de l’inquiéter, de luinuire Sc de le culbuter.
ESCARPE. Terme de fortification. C’est letalus extérieur ou la pente du revêtementd’un rampart vers le fossé de la campagne,
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ESPACE. Ce terme est trop général, pourpouvoir être compris dans une feule défi-nition. Quand on considéré YEspace quantà la longueur qu’il y a entre deux objets ,Espace est la mêmechosc que distance. ( Foie £DISTANCE) Le considéré - t’on parrapport à sa longueur , & à sa largeur ;c’est une surface , Sc si Ton entend parEspace les trois dimensions , je veux direla longueur, la largeur Sc la profondeur ,on Tappellc Capacité . Cependant pourfixer la signification de ce terme dans sor»sens propre, Y Espace est synonime avec dis-tance , en considérant ce terme en quelqueTens que ce soit. De-là il fuit , qu’on doitdistinguer Y Espace en absolu & relatif. V Es-pace absalu, pris dans fa propre nature Scfans avoir égard à rien d’extérieur , restetoujours le même Sc est immobile. L ’Espacerelatif est cette mesure du premier Espace ,que nous définissons par la position relati-vement aux corps qui y sont. Par exem-ple Y Espace relatif en grandeur Sc en figure,est toujours le même que Y Espace absolu »mais il n’est pas nécessaire qu’il soit le mêmenumériquement.
Tout ceci est peut-être un peu trop Mé-thaphysique, pour un Dictionnaire de Ma-thématique ; mais la Métaphysique n’estpoint étrangère aux mécaniques. Justifionscette assertion ; Sc définissons Y Espace sui-vant cette partie des Mathématiques , eadisant, que c’est une ligne droite parcourue,tant par le poids que par la puissance en mou-vement. La raison des Espaces de cette sorte,dépend uniquement de la proportion de ladistance du poids, ou de la puissance dt*point d appui » ou ce qui revient au même*de la ligne de repos. Soit A le poids ; ( Plan.XXXIX. Figure 150. ) B la puissance , &Gle point d’appui. Le poids A érant élevapar la puissance jusques en d , alors a d estY Espace du poids, Sc b e Y Espace de lapuissance. Celle-ci érant éloignée trois foisplus du point d’appui que la puissance, sonEspace est triple de l’autre. On connoît par-lala connexion étroite qu’il y a entre les troispoints principaux de la mécanique, savoirpuissance , poids Sc tems , connexion quiest telle qu’on n’a jamais pû l’alterer. Lavoici: autant )a puissance est augmentée pat
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