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Tome premier.
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une machine , autant demande-t’elîe ef Es-pace on de tems. Aiant élevé, par exem-ple, avec une machine un poids dans letems de deux minutes ; si l’on emploie unemachine, au m oie n de laquelle le mêmepoids soit mû par la moitié de la puilsance,on trouvera , que cette puilsance ne pourraélever ce poids à la même hauteur , quedans le tems de 4 minutes, ou autrementqu’en parcourant un Espace double.

ESPECES. Ce terme signifie en Algèbre leslettres, les signes , les marques ou les sym-boless qui reprefentent les quantités dansune équation , ou dans une démonstrationquelconque. Cette maniéré si courte & íicommode de caractériser les quantités, futintroduite par Viete en 1 s 90 ; 8c on doit àcette invention la perfection actuelle del'Algèbre. M. Stone croit que ce qui a dc-

' terminé Viete à donner le nom à’EJpeceaux lettres de l’alphabet, dont on fait usageen Algèbre , c’est la conduite que tien-nent les Avocats quand ils veulent decicferdes cas de jurisprudence , sous des nomsempruntés. Ils désignent dans un démêléou un fait litigieux les parties contendan-' tes par A, C. Ces lettres réprésentent toutesorte de personnes indifféremment ; 8c ilsles appellent des Especes. Ainsi , comme leslettres de l’alphabet peuvent également ré-présenter des quantités S: des personnes,Viete s’en est servi, pour exprimer les sym-boles , les signes , en un mot les caractèresde l’Algèbre.

ESPLANÀDE. Terme de fortification. C’estle nom de l’efpace vuide qui est entre leglacis d’une citadelle & les premieres mar-ions de la ville. On entendoit autrefois parce mot la contrescarpe.

E S S

ESSIEU DANS LA ROUE ( Axis in perstrochio ). Nom que donnent les mécani-ciens à la seconde machine simple. Elle estcomposée d’une poutre cilindrique, qui enest l’axe. Cet axe est posé horizontalement& soutenu à chaque extrémité par une piecede bois. Vers l une de ces extrémités estune efpece de tambour ou de roue , queles Latins appellent Peritrochium , à la cir-conférence de laquelle font plusieurs trousdestinés à recevoir des chevilles, ou desleviers. Je donne la figure , l’usage 8c lesproportions de cette machine, à l’articlede roue. ( Vote; ROUE DANS SONESSIEU, j

EST

ESTIME. Terme de pilotage. Jugement qu’on

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porte duchemin d’un Vaisseau. V, SILLAGE.

ETE’. Terme d’Astronomie. Saison de l’année ,ui commence lorsque la hauteur méri-ienne du soleil est la plus grande , & quifinit lorsque cette hauteur est moïenneentre la plus grande 8C la plus petite. C’esten ce tems que le (oleil donne la plus fortechaleur ; parce qu’il est plus proche alorsque dans tout autre tems , 8c que ses raïonsne tombent pas si obliquement. Tous lespeuples qui habitent les zones tempérée 1 ïcglaciale-Nord , ont \'Eté\ quand le soleilest dans le tropique du cancer , ceux deszones temperée & glaciale Sud , lorsque cetastre est dans le tropique du capricorne. Al’égard des peuples de la zone torride ilsont• l’été quand le (oleil est à leur zénith. Onpeut voir là-deffus le Livre de Varennius ,intitulé : Geographia gencralis , L. II.Ch. 29 .

ETE

ETENDUE. Les Géomètres entendent par cemot longueur, largeur & profondeur ; 8c lesPhysiciens concluent de là que ì’Etendueforme l’estènce des corps 8c qu elle en estinséparable ; c’est du moins le sentiment deDescartes , sentiment dont il est très-permisde. s'écarter. # On conçoit qu’il peut y avoirdes espaces fans corps. Que dis-je , on leconçoit 1 L’opinion contraire est tout-à-faitinconcevable. Expliquons-nous : Descartesentend-il ( comme (es Disciples le font en-tendre ) que l ’Etendue est elsentielle 8c in-séparable des corps, c’est-à-dire , que là où iln’y a point de corps, il n’y a point d 'Etendue*assurément Descartes a tort. Car quelque fa-vorable que soit ce sentiment à son systèmedu Plein , il n’est pas moins absurde. Et cequi est exactement vrai, c’est qu’on se re-présente plus facilement une Etendue fanscorps qu’une Etendue (pritedans le sens leplus vaste ) avec un corps. L’idée d’un Es-pace suffit pour me faire conclure une Eten-due 8c cette idée est très-simple. Si au con-traire Descartes veut feulement qu’il nepuiffe pas y avoir de corps fans tendue ,Descartes a raison , sauf la décision du Lec-teur. V. CORPS.

E T H

ETHER. Fluide diaphane très-subtil qui envi-ronne la terre ; remplit les espaces où lesastres font leur cours ; pénétré 8c s’insinuepar tout avec facilité , & se laide traversersans presque aucune résistance.

E T O

ETOILES. Corps lumineux par eux-mêmes pla-

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