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césdans le Firmament, &quigardenttoujourstoujours une même distance ou une mêmesituation à leur égard. Les Astronomes divi-sent les Etoiles en lìx classes, parce qu’on envoir de six différentes grandeurs. ( Voit{GRANDEUR.) Er fur cela on demande si lesEtoiles font réellement de diftérentes gran-deurs , ou si elles parodient telles , parcequ’elles font inégalement éloignées de nous.11 n’y a pas d’apparence qu’on puisse attri-buer certe variété á un plus grand éloigne-ment ( Exijlence de Dieu. ) 11 est bien plusnaturel de penser que les unes font plus pe-tites que les autres. Véritablement on peutobjecter à ce sentiment, que cela étant lagrandeur des Etoiles devroit toujours être lamême. Or il est certain que la grandeur dequelques Etoiles a changé & qu’elles fontdevenues plus petites. ( Gregori Aflr. Lib. II.Secl. 32. ) Comment ce changement a-t-il pûfe faire? Les Etoiles perdroient-elles de leursubstance? Se cacheroient-ellesdansl’immen-siré du Firmament ? Tout cela me paroîtbienforcé. D’autre part, si elles parodient ac-tuellement plus petites par rapport à leurdistance , il faut donc que ces distances aïentchangé , & que ces Etoiles fe soient éloi-gnées de nous. Convenons que cette opi-nion ne vaut pas mieux que l’autre, & quele plus court est d’avouer ingénuement quenous ignorons pourquoi les Etoiles font dedifférentes grandeurs. Tachons de connoîtreplus particulièrement ces astres. Peut-êtreque cette connoiífance servira à un Lecteurintelligent à débrouiller la cause de cettedifférence de grandeurs.t. Presque tous les Astronomes avouent quela distance de la terre aux Etoiles est si gran-de, qu’il n’est pas possible de la déterminermême par approximation. La raison fur la-quelle on fe fonde pour juger de cette dis-tance , est que le diamètre de la terre^est àcelui d’une Etoile , comme la parallaxe ho-riíontale est à son diamètre apparent. Or{expérience apprend que la terre , & mêmele diamètre de son orbe , ne doit être consi-déré que comme un point par rapport à ladistance des Etoiles. Ainsi la terre est troppetite pour produire une parallaxe. Malgrécela , les meilleurs télescopes ne représen-tent les Etoiles que comme des points Ma-thématiques ; elles n’ont donc point de dia-mètre apparent. Ainsi ne pouvant observerleur parallaxe ni le diamètre apparent, il estimpossible que nous en déterminions la dis-tance. ( Exijlence de Dieu , page 480. ou Ob- Iservations curieuses fur toutes les parties de laPhysique. )
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En supposant qu’une Etoile de la pre-mière grandeur , comme celle du grandChien appellée Syrius, est aussi grande que lesoleil, M. Hughens conclud , que la distancequ’il y a entre les Etoiles & la terre est 17,664 fois plus grandeque celle qui est entre lesoleil & la terre , & pour fixer cette distanceil ajoute, que cette derniere est de plusde 1 2, 000 diamètres terrestres. ( HugeniiOpéra. Cosmothereos. ) Cela posé , M.Niewentit ai an t démontré qu’il faudroit r. 6ans pour qu’un boulet de canon paílâtd’ici au soleil, en conservant la même
vitesse qu’il auroiten sortant du canon , illui faudroit pour arriver aux Etoiles fixes2 5 fois 27 , 664 , ou près de sept cens milleans ; & à un vaisseau qui feroit 50 mille parjour il faudroit 30 , 430, 400 ans. Quel’i-magination conclue de-là la vaste étendue del’Univers ; j’avoue que la mienne fe perddans la contemplation de la grandeur desCieux. Riccioli dans son Almageft. nov. Liv.yi. Ch. 7. rapporte les fentimens différonsdes Astronomes fur cette distance, fenti-mens qui ne font fondés que fur des conjec-tures.
3. Les Etoiles étant infiniment plus éloignéesdu Soleil que Saturne, & leur lumière étantnéanmoins beaucoup plus forte que cellede cette planète , on en conclud qu’elles nela tirent pas du soleil; mais qu’elles ontleur lumière propre, & que par conséquentelles font des soleils elles-memes. Aussi 011conjecture qu’elles ont, comme le soleil, desplanètes qui tournent autour d’elles. JordanBrunus est l’Astronome le plus zélé pour cesentiment, & celui qui la aussi présenté fousun plus beau jour.
4. En comparant les anciennes observationsavec les modernes , on trouve que la latitu-de des Etoiles est invariable; que leur lon-gitude augmente de plus en plus & qu’ellesparodient avoir un mouvement parallèle 3î’écliptique d’Occident à l’Orien r . Hyppar -que avoir déja soupçonné ce mouvement encomparant fes Observations avec celles à'Arl-
siille & de Tymocharide. ( Ptolomíe A Ima-ges. Liv. VII. Ch. 1.) & Ptolomíe l’a démon-tré d’une maniéré très-évidente. Il a recon-nu que les Etoiles avançoient d’un dégré en100 ans. On a depuis déterminé ce mouve-ment avec beaucoup plus d’exactitude. Al-baiegnius ( De Jcientia siellarum ) le trouved’un dégré dans 66 ans. Ulugh Beigh ( Prat-fat. ad Tabulas Aflronomicas ) compte70 ans pour un dégré. Tycho l’estime dans100 ans d’i° , 23'; Copernic d’i° , 23'. 40",12'" ; Flamfied & Riccioli d’ 1 23', 20";
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