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Tome premier.
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AUTEUIL SUSPENDU. M. Erchard Welgelnomme ainsi une machine par laquelle unhomme peut commodément monter & del-cendre , principalement dans une maisond’un étage à l’autre, sans avoir besoin d’es-caliers. C’est une chaise dilposée de façonquelle peut se mouvoir par un contre-poids dans une niche de trois pieds delarge faite dans le mur , & ou 1 on se mon-te & se descend soi-même. Ce contre poidsdoit être proportionné à la pesanteur ordinaired’un homme, qui met la machine en mou-vement. La chose se conçoit toute seule. Sicependant on veut un guide dans la cons-truction de cette machine, on le trouveradans le Prodromus Architectural Goldmanianœ,de Sturm. &c dans le Theatrum Machinarumde Lcopold> Ch. XII .

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FELDGESTANGE. Je nomme ainsi après M.Wolf une machine qui sert à élever l’eaud’un puits profond quelque éloigné que l’on ensoit. Cette machine est composée d une roueverticale A , (Figure a 5 3. PlanhceXLI.) avecune manivelle C, à laquelle est un bras B d’unbalancier B M N G , construit en forme d’é-chelle, & suspendu par échelons dans des ef-peces d’essteux X , K , K, &c. que portentdes pieds P, P, P, &c. Cette roue est mueordinairement par un courant, quand on ena un , ou par quelqu’autre agent. En tour-nant tantôt elle tire le balancier & tantôt lepouffe, suivant que la manivelle avance ourecule. Quand elle tire , le bras G N avance& l’autre recule. C’est tout le contraire quandelle pouffe. Voilà tout le mouvement de lamachine. Afin d’en tirer parti, on attacheaux extrémités M N de ce balancier unecroix , dont deux bras font attachés au pistonde deux pompes placées dans le puits , d’oùl’on veut faire monter l’eau. Or on com-prend , par le mouvement de ce balancier,

■ comment les pistons font élevés & abaissésfuccestìvement. On conçoit donc ( si l’onfait ce que c’est qu’une pompe, ( Fo'ie^POMPE) comment cette machine fait mon-ter l’eau , de quelque endroit qu’on veuillela tirer, puilqu’on peut prolonger autantqu’on veut ce balancier. C’est ainsi qu’onconduit cette machine par dessus des mon-tagnes & des vallées, & même autour & àtravers des montagnes & qu’on éleve leseaux. Tonte l’attention que demande la jus-teste de cette machine est, que les brassoient assez bien tendus, & que les che-villes aient aílez de jeu pour que le frotte-ment soit moindre qu’il est possible. On voit

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une belle application du Feldgeflange dans lafameuse Machine de Marly.

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FER-A-CHEVAL. Ouvrage de Fortification.Rempart élevé en forme de parapet, formétantôt en demi-cercle, tantôt en ellipse»qui sert à couvrir une porte , un passage,&à renforcer une défense. On voit en la fi-gure 300. ( Planche XLV 1 I.) un de ces Ouvra-ges qui ne mérite pas une plus grande at-tention.

FERMENTATION. Terme de Physique. Mou-vement intérieur des principes qui compo-sent un corps. Il y a des corps qui fermen-tent tout seuls, tels que le vin, le cidre, labierre» d’autres qui fermentent étant mêlés »la pierre de chaux & Peau , le sel armoniacmêlé aussi avec l’eau, &c. On distingue deuxsortes’de Fermentations , des froides & deschaudes. Les premieres font rares. Ces épi-thètes parlent assez fans qu’il soit nécessaired’en donner une définition particulière. Desexpériences fur ces sortes de Fermentationsks mettent dans tout leur jour.

Expériencejrremiere. Mêlez de l’eau com-mune ôc du sel armoniac en même quanti-té. Ce mclange fermentera avec bruit *&c si l’on y plonge un thermomètre l’espricde vin descendra. C’est une Fermentationfroide .

Expérience II. Mêlez de l’huile de vitriolavec de l’huile de thérébentine; ces liqueurss’échauffent & fermentent avec une especede fureur.

Expérience III. Si fur quelques grainsde poudre à canon on mêle un peu d’efpricde vin & d’huile de vitriol avec une once dechaux vive , on aura une Fermentation bouil-lante , un feu merveilleux.

Expérience IF. Une once de chaux vive,un peu de camphre écrasé , quelques grainsde poudre à canon étant mêlés avec l’huilede vitriol, fermentent , s’enflâment, & lecamphre brille assez long-tems.

Expérience V. Une dragme d’étain pro-jetrée fur l’esprit de vin cause une Fermen-tation terrible. Elle donne une chaleur de46 dégrés Z à 50. Unelfumée épaisse s’éleveen une quantité prodigieuse. L’écain esttransformé dans un moment en une pous-sière blanche, feche , très-fine & qui ressem-ble à de la chaux d’érain.

Expérience FI. L’huile de sassafras avecautant d’espritde nitre , produisent une ef-fervence accompagnée de fumée & de chs-leur.

Expérience FIL L’esprit de nitre de M.-Z z. iij