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Tome premier.
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3 66 FER.

Geojfroi (on fait cet esprit de nitre, endistillant au feu de reverbere deux livres denitre avec une livre d’huile de vitriol ) mêléavec de l’huile de thérebetuine, ou avecd’autres huiles essentielles des plantes, s’en-fkme.

Expérience FIII. Sur l’huile de théreben-tine éc l’huile de romarin , aïant versé unpeu d’huile de vitriol, ces liqueurs ferrnen-renc Sc s’enfiâment.

Expérience IX. Deux dragmes de sel ar-moniac , projettées fur trois dragmes d’huilede vitriol, produisent une grande efferven-ce , beaucoup de fumées acres & si chaudes,qu’elles font monter un thermomètre placéau-dessus d’elles à dix dégrés , tandis que lemême thermomètre plongé dans le mélan-ge , baille de 60 à 48. Cette Fermentationdissout la plus grande partie du sel, Lorf-qu’on jette de l’eau , pendant l’effervence ,1 nr ces matières, le thermomètre Remonte àl'instant, Sc le froid qui s’étoit produit, fechange subitement en chaud.

Cette Fermentation est si singulière, queM. Muschenbrock , à qui on la doit, l’a re-pérée dans le vuide. Aïant suspendu dans lerécipient un thermomètre à ; ou 6 lignes au-dessus de l’écume que devoir produire lemélange , il plaça un autre thermomètredans le vaisseau même où étoit une dragmedesel armoniac , après avoir suspendu au-dessusde ce vaisseau une phiole mobile , qui con-tenoit trois dragmes d’huile de vitriol. M.Muschenbroeck tira ensuite l’air du récipientavec foin , Sc laissa le tout dans cette situa-tion pendant une heure , afin que le dégréde chaleur fut le même. Au bout de ce tems,il versa de l’huile de vitriol fur le sel armo-niac. A l’instant une grande estervence semanifesta, qui produisit beaucoup de va-peurs. Ces vapeurs remplirent le récipientde telle façon , qu’on avoir de la peine àdistinguer les dégrés du thermomètre : maiscette grande obscurité ne dura qu’u ne mi-nute.

Le thermomètre placé dans le mélange,baissa de 67 à 46 dégrés dans une minute ,& il remonta après. Quand celui-ci étoit à5 8 , sature étoit à 69 ; à 60, celui-ci à 69 q.Deux minutes après, le thermomètre placédans le mélange, étoit à 6S & l’autre à 70.La minute suivante , les deux thermomètrescroient à 70 ; mais dans une minute le ther-momètre placé dans le mélange étoit à 71,tandis que l’autre restoit à 70. Enfin au boutd’un quart d’heure le premier monta à 74,quoique la Fermentation eût cessé, Sc lesecond ne quitta pas le degré 70 e . CetteFctmeritation dura enyircn 20 minutes.

FER

{Addìmtnta ad tentamina experlmentorumnaturalium , captorum in Academia dtl ci-mento. ) De cette derniere, expérience M.Hales conclud que la chaleur des vapeurss’augmente beaucoup par faction Sc la réac-tion de l’air. Ce Savant Physicien a fait furles Fermentations des observations très-utilesdans fa Statique des végétaux.

1. Voilà des effets admirables , dont il n’estpas ailé de rendre railon. Dans les tems deténèbres on difoit, quïl y a dans les par-ties des corps qui fermentent une certaineantipathie, une inimitié. Ainsi, lorsque cesparties fe joignent elles cherchent à le dé-truire. Telle est la cause de \&Fermtntation.

A ce système fou, en succéda un comique-ment ridicule. Il y a, dit-on, dans chaquecorps ou dans chaque partie des corps depetits hommes, des Pigmées,ennemis les unsdes autres. Si soit avec le tems ou par quel-que mélange, ces Messieurs fe rencontrent,la guerre fe livre, Sc leur combat produitl’ébullition Sc la Fermentation.

La premiere hypothèse sensée sur cettequalité des corps est celle-ci. La matière sub-tile qui est dans l’air, à force de traverserles corps, en détache les sels Sc les met enmouvement. Ces sels , par leurs parties tran-chantes , divisent, subtilisent le reste de lamatière, Sc y forment une Fermentation.

Le sentiment le plus général là-dessus est ,que les corps font composés de deux parties,dont l’une a beaucoup de solidité & plusieursangles aigus : c’est Y Acide ; l’autre plusieurspores grands & ouverts, c’est Y Alkali. Quandces corps fe mêlent ensemble , les pointesdes acides ne manquent pas de s’insinuerdans les pores des alkalis , Sc d’en boucherquelques-uns. Ces pores étant bouchés, la ,matière étherée , qui passe par les pores desalkalis , trouve moins de liberté à la super-ficie que vers le milieu. Donc elle doit faireeffort, pour fe faire jour à travers tous cesobstacles, Sc par une fuite nécessaire déran-ger les petites molécules Sc les agiter detoutes parts, jusques à ce que les passagessoient entierement libres dans la masse de laliqueur.

Enfin , M. Bernoulli peu satisfait de tousces systèmes , en a imaginé un autre qui estle dernier que je connoisse. Il suppose , com-me dans le précédent , deux parties dans uncorps. Les unes ont la figure d’un tétraèdre,comme le represente la figure z y5. (Plan-che XXII. ) Sc les autres celle d’une étoi-le. La premiere de ces parties est nomméeagissante Sc l’autre patiente , M. Bernoullisuppose encore un air condensé dans cIia Tque partie ou dans chaque corps. Après