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Tome premier.
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vers quelque corps solide dans lequel il estenfermé. De ces trois façons M. Gauger aépuisé les deux premieres. Celles-ci deman-dent un Feu à l’air & par conséquent descheminées propres à réunir les ratons directs,& à ramasser Sc renvoïer efficacement lesréfléchis. La derniere façon dépend de laconstruction des Poeles , dont tout l’arrificeconsiste à faire circuler le Feu dans leur in-térieur en y failant différentes cellules.Pour les cheminées M. Gauger désapprouvehautement la construction de celles qui fonten usage. II donne de nouvelles réglés parlesquelles non - feulement on échauffe unegrande chambre avec peu de Feu, Sc mêmeune seconde ; mais encore 1® on augmenteSc on diminue la chaleur , fans augmenterni diminuer le Feu ; i° on fait venir con-tinuellement un air chaud jusques à foi qitel-qu’éloigné qu’on loir d u Feu ; de maniéréqu’on peut, étant assis dans le coin d’unechambre, être aussi bien chauffé que ceux quifont tout proche de la cheminée; 3 0 onbadine Sc on chauffe son lit dans le temsmême qu’on est couché ;, 4 0 on rel pire un airnouveau , & à tel dégré de chaleur que l’onveut; 5 0 on conserve la chaleur dans unechambre pendant la nuit après que le Feuest éteint ; 6 ° on ne restent jamais de fumée ;enfin 7 0 , on éteint leul Sc en un moment leFeu qui auroit pris dans le tuïau de la che-minée. Je supprime bien d’aurres utilitésqu’ont les cheminées de M. Gauger. Je in’at-tache aux essentielles, Sc je fuis persuadéqu elles piquent la curiosité du Lecteur. Jedis plus , qu’elles résonnent. En effet, tantde merveilles parodient un peu forcées. Pourmoi, lorsque jelus ces avantages , j’eus dela peine à me persuader que M. Gauger tîntrout ce qu’il promettoit. Ceux , qui n'aurontpas lu Ion Ouvrage, feront assurément dansle même cas. Rassurons - les ; Sc en faveurd’une nouveauté si importante , & du bienpublic donnons une idée de ces cheminées.

A voir le détail précédent, on ctoiroitvolontiers qu’il est question ici d’un grandattirail Sc d’une construction extrêmementcompliquée. Délabusons-nons. One chambredivisée par languettes, couverte d'une plaquede rôle ou de cuivre courbée, & disposéed’une maniéré qui n’a rien que d’agréable àla vue; une petite trape a u milieu du foier& une autre dans le haut du rnïau. Tel esttcut l’artifice des nouvelles cheminées. Lafigure que j’en donne ici ( Planche XXVIII.figurer y 4.' offre aux yeux ces patries, qu’unelegere explication fera suffisamment con-nu! t, e.

FEU

AQED c’est la chambre dont js viertsde parler, c’est-à dire, faite au fond de lacheminée, dans laquelle font des languet-tes L, L, L, L en haut Sc en bas, qui la di-visent en de petites cellules. Un tuïau estpratiqué dans le jambage G , communiquantdans ce vuide d’un côté, Sc dans une courou à la rue de l'autre. Cela se couvre parune plaque de tôle ou de cuivre: elle formeun contour parabolique déterminé par laligne B C E , qui sait le fond de latteSc qui doit être parabolique. Cet âtre estl’espace BTEC, au milieu duquel est unetrape T, dont je parlerai en son lieu. Avantque d’aller plus loin , faiíons du Feu à notrecheminée , Sc votons l’u(age des cellules.

i & . Lorsque l’air renfermé derrière lacheminée est échauffé par le Feu de Pâtre ,il fe dilate Sc sonne un vuide , qui attire,ou que vient remplir Pair de dehors quipasse par le tuïau K. Il entre dans ces cellules ;y circule, comme on le voir dans la figure;paílè dans le chambranle D E, qui est per-cé en F, Sc fe répand dans la chambre. Orl’air n’a pas pû faire tout ee chemin fanss’échauffer. Il fort donc chaud par l’ouverrureF, Sc échauffe par conséquent la chambre,En adaptant à ce trou un tuïau, on conduiracet air chaud dans un lit pour le bassiner, oudans tel autre endroit que l’on voudra. Etvoilà Pufage de la chambre Sc des cellules.

Mais cet usage a-t-il les avantages qu’onlui donne? Plusieurs personnes, frappées decette utilité , ont fait construire de pareillescheminées, Sc ne fe font point apperçuesquecet air chaud fe manifestât au dehors. Pour-quoi cela ; c’est qu’un air dilaté par la cha-leur perd son ressort, Sc dès lors n’a plus demouvement. Un air n’est vif Sc animé qu’at.-ra n r qu’il est frais Sc élastique. Sans cettequalité il est comme mort : grande raréfac-tion, mais point de mouvement. Et quand ily en auroit, Pair, par la violente dilatationcausée par le Feu , est en si petite quantitéqu’on ne doit point s’en appercevoir.

2°. Le même tuïau K est continué dansle chambranle A B suivant la direction G B T;autre tuïau qui communique dans la trape.Certe trape est un trou fait en trapèze pra-tiqué au milieu de Pâtre , qu’on ferme avecune porte de tôle , qui s’ouvre en dehors anmoïen de deux efpeces de gonds dans lesquelselle tourne. L’air de dehors vient dans cettetrape, comme il enrre dans ces cellules,Scforme en sortant un souffle qui donne furles charbons, Sc qui les allume quelque peuembrasés qu’ils soient. Cetre trape doit doncallumer aisément Sc promptement le Feu y