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Tome premier.
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plus simple, 8c c’est unebonne raison pourqueje l'aie préferee à une mfinited autres.On ctoitque les parties d’un Fluide ont une figuresphérique ; i® parce que tous les corps quionc cette figure roulent 8c glissent lous lesautres ; 2® parce qu’on volt cette figuredans les parties d un F/uide grossier à laided’un microlcope. Avec cet instrument,M. Dirham a trouvé que la figure fous la-quelle paroissent les vapeurs, íont de petitsglobules sphériques qui auroient pû formerde petites goûtes.

2. On distingue le Fluide en deux classes , enFluide liquide 8c en Fluide sec. Le premiertel que leau, le vin , Phuile , &c. le mettoujours de niveau à l’horifon. Le íecondreste dans le même état où on le laiílè , 8cil ne le quitte que par une impulsion. Dansces deux elpeces de Fluides , il faut pourqu’un corps soit tel que ses parties fe sé-parent non-feulement les unes des autres ,mais aussi quelles soient mues par la moin-dre puissance , dont faction loir peu supé-rieure à celle de leur propre poids. Un corpssolide deviendra donc Fluide si ses partiesfont divisées au point qu’elles n’aïent nulleconnexion, nul rapport entre elles.

Il n'est point de corps solide qu’on nepuisse réduire en un corps Fluide. L’étaindistilé avec du mercure sublimé , se conver-tit en un esprit humide 8c fumant. M. Hom-berg assure que tous les métaux broies pen-dant long-tems avec de l’eau fe dissolventenfin dans ce liquide. L’or mente , ce métalsi pur 8c si inaltérable par fa nature , lt'estpas à l’épreuve de cette transformation ; &s’il ne faut que de l’or potable pour avoirla clef de la Médecine universelle, M. Lan-geloten a trouvé le secret, 8c il ne tient qu’ànous de nous rendre aussi immortels , quela nature de notre individu peut le permet-tre. Il fit piler de l’or pendant six mois dansun mortier deporphyre. Les coupsaccumulés,qui tomberent fur ce métal, en désunirentsi bien les parties qu’il fe changea en eau.

Si les coips solides deviennent Fluides ,à plus forte raison les Fluides épais doiventacquérir cette nature. La distillation feuleaugmente la fluidité. La cire distillée donneun peu d’eau acide , ensuite une huile épais-se. Après une seconde distillation , cette huile le change en une huile fine 8c liquide ; &cette liquidité augmente juíques à devenirspiritueuse par des distillations réitérées.

3. Autre transformation 8c sujet d’admira-tion 8c d’examen. De même que les solidesdeviennent Fluides , les Fluides deviennentsolides. L’eau fe change en glace ( Foit\CONGELLATION. ) Kigenere le Chimiste,

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& le Physicien Boile, en'la distillant centfois dans la retorte , la changent en terre.( Fjie^ EAU. ) M. Plot change l’eau de Staf-ford en fable par la coction , après lavoirfiltrée à travers un linge plié en quatre dou-bles. L’alkool de vin, mêlé avec l’dprit leplus fin fe coagule fur le champ 8c devientdur comme de la corne. Enfin, pour derniertrait, un caillou réduit en poudre & mis enfusion dans un creuset, avec de la potasse 8cdu nitre devient une poudre, un Fluide sec.Ce Fluide fe change cn eau', 8c dans la fuitedes tems, cette eau devient pierre. ( Volezencore COAGULATION. )

4. La nature du Fluide étant développée, jedois exposer fa théorie , je veux dire, les loixqu’il observe dans Ion équilibre, dans fa«pression & dans la résistance des corps quis’y meuvertr. 11 ne s’agira ici que des Flui-des liquides : il n’y a rien dire fur les autres.

D'.Les Fluides conviennent avec les corpssolides , parce qu’il s ont comme eux des pai*ticules péfantes, 8c que leur pesanteur estproportionnelle à leur quantité de matière,quelque position qu’on leur donne.

2°. Si l’on met un Fluide dans un vaseafin de l’empêcher dc couler, fa surface femettra de niveau ou parallèlement à l’hori-fon , pourvu qu’on ne la preste pas par-« dessus ou qu’on la preste également.

$®. Les parties inférieures des Fluides fontpressées par les supérieures. Cette pressionest proportionnelle à la hauteur du Fluideau-dessus de ces parties pressées.

4°. La pression fur les patries inférieuresoccasionnée par la pesanteur du Fluide su-périeur agit également entons sens.

5°. Quand les Fluides de distérente pe-santeur Iont contenus dans un même vase ,le plus pétant occupe le lieu le plus bas , 8cil est pressé par les plus legers , à proportionde leur hauteur.

6°. Le fond & les cotés d’un vase quicontient un Fluide , font pressés par les par-ties du Fluide qui les touchent immédiate-ment; & cette action croît à proportion dela hauteur du Fluide.

7°. La vitesse d’un Fluide, à une certaineprofondeur, est la même que celle qui feroitacquise par un corps , en tombant d’unehauteur égale à cette profondeur.

8°. La résistance de l’air produit un effettrès sensible fur les meuvemens des Fluides.Dans les petites élévations, les différencesde ces hauteurs à celles qui auroient lieudans le vuide , font en raison du quarré dela hauteur du Fluide au-dessus de l’orificepar lequel ils s’écoulent.

p®. 11 y a une certaine mesure que l’on