;S4 F L U
doit donner asix orifices afin qne le Fluidequi en jaillit s’éleve à la plus grande hau-teur qu’il est possible. ( Foie? JETT)
io°. Un Fluide jaillissiant dans Taxe de sonmouvement, va à la plus grande distancequ’il est possible.
n °. Les quarrcs des quantités ào. Fluidequi s'écoulent, font dans la raison des hau-teurs du Fluide au-deffus de l’orifice.
i z u ,Si un Fluide , fort d’un vase cilindriquepar des orifices égaux , & s’il tort aussi d’unautre vase de itrême hauteur ( que l’on rem-plit continuellement à mesure que le Fluides’en écoule pour le tenir toujours à la mêmehauteur,) pendant le tems que le cilindreest à se vuider, il s’échappe deux fois plusde Fluide de l’autre vase que du cilindre.
15°. Un Fluide s’éleve toujours à la mên^phauteur dans les branches d’un fuïau recour-bé , soit que ces branches soient égales ouinégales, droites ou obliques.
. 14 0 . Lorsqu’on remplit un vase quelcon-
que d’un Fluide , & qu’on pese ce Fluide ,faisant la même expérience avec d'autresFluides, on trouve que leurs poids font com-me leurs densités.
i j°. Quand un solide est plongé dans unFluide, il est pressé de tous côtés par ceFluide. Ec cette pression augmente à propor-tion de la hauteur du Fluide qui est au-dessu»du lolide. Les corps sont-ils plongés à unegrande profondeur 2 ils font également prel-sés de tous côtés.
r 6 °. En plongeant dans un Fluide uncorps d’une pesanteur spécifique plus grandeque celle du Fluide , ce corps y descend.Mais si ce corps est spécifiquement plus le-ger, il monte à la surface du Fluide. Ainsiun corps d’une même pésanteur spécifiqueque le Fluide où il est plongé , sc tient íurce Fluide en quelque endroit qu’on le place.
17 0 . Tous les solides ou corps égaux,quoique de différente pésanteur spécifique,perdent des parties égales de leur poidsquand ils font plongés dans le même Fluide.
i8°. Quand on plonge dans le mêmeFluide des corps égaux, les poids qu’ils yperdent , font en raison de leur volume ,quelque différentes que soient les densités descorps.
ip°. Les parties des corps qui nagent furla surface d’un même Fluide, loue l’une àl’autre comme le poids de ces corps. Si l’onmet fur ces corps dissérens poids, les partiesqui s’enfoncent dans le Fluide font entr’ellescomme ces poids.
io°, Tous les corps mus dans un Fluideéprouvent une résistance.Cette résistance vientî)? deux causes, La premiers > est la cosié-
F L U
íìon des parties du Fluide. La seconde , eftl’inertie ou l’inactivité de la matière. Le re-tardement ou la résistance qui provient dela cohésion des parties , est comme la vitesseelle-même. Celle qui vient de l’inertie de lamatière , est comme la densité du Fluideuand ce corps se meut avec la même vitesseans des Fluides dissérens.
2i°. Quand le même corps se meut dansle même Fluide , la résistance augmentecomme le quarré de la vitesse.
i2°. A l’exception des Fluides gluans ouvisqueux, la résistance qui vient de la cohé-sion des parties dans les Fluides n’est pas .sensible; & on ne considéré que la résistance.
23 0 . Les retardemens des mouvemensquel-conques d’un corps dans un Fluide font :
1. Comme les quarrés des vitestès.
2. Comme les densités des Fluides danslesquels les corps íe meuvent.
}.'• Comme les surfaces des corps.
4. Comme les densités des corps.
24 0 . La résistance d’un corps mu dans ladirection de son axe, quel qu’il soit, estégale au poids d’un cilindre du Fluide , quiauroit pour base celle du corps, & pour hau-teur celle qu’il lui auroit fallu pour acquérirla vitesse avec laquelle il est choqué , ou ilchoque ce Fluide. Je dis l’un ou l’autre :car il est indifférent de considérer le mou-vement du Fluide contre un corps , ou celuidu corps contre ce Fluide. De maniéré qu’onpeut attribuer la viteíle d’un corps dans unFluide à la vitesse avec laquelle ce Fluide s’é-chappe , où à celle qui détermine le mouve-ment du corps. Ou enfin, on est libre deleur attribuer à chacun une partie de la vi-tesse respective avec laquelle le corps reçoitou donne l’iinpulsion à ce Fluide.
23 0 . Les impulsions d’un Fluide , contreune même surface , sont en raison doubléedes sinus des angles d’incidence , ou commele quarté de ces sinus.
FLUX & REFLUX. C’est le nom qu’on donneà un certain mouvement de la mer par le-quel ses eaux s’élevent vers ses bords & s’enretirent successivement. Aux côtes de France 1on observe que les eaux de l’Océan parois-se n t à certain rems prendre leur cours duMidi au Septentrion. Ce mouvement dureenviron 6 heures pendant lelquelles la mets’enfle peu d peu ; s’éleve contre les côtes ,
ÔC entre même dans les bayes des rivières,dont elle contraint les eaux de retournervers leur source. C’est ce qu’on appellç.le Flux de la ruer.
Six heures après que ce Flux a duré, la merparoît demeurer dans un même état pendantprès d’un quart d’heurp. Emsuite elle prend
sou