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Tome premier.
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venir vers eux en obéissant à leur propre pe-santeur. Ainsi ces eaux rouleront vers les bordsfous le méridien.

A l’égard du Flux des eaux qui se trou-vent dans le quart de la terre, opposé di-rectement à la lune , faction de la planète,suffisante pour soulever la terre du centrecommun des graves Sc pour tenir son centrede gravité , malgré son poids énorme , tou-jours hors de ce centre ou point d’équilibre,suffira aussi pour creuser les eaux & pour lespousser des deux côtés vers lq£ bords, en leurfaisant suivre des arcs égaux du méridien.

Cela posé , dans le tems qu’il y aura Fluxdans les deux parties de la terre , dont nousvenons de parler , le reflux devra se faireaux deux autres parties qui leur font colla-térales ; parce que ces deux parties de laterre ne répondent pas directement à la lune,&c ne lui font pas diamétralement opposées.Il y a plus. Les eaux qui ont coulé de l’é-quateur vers les pôles, pendant qu’ilyavoitFlux dans ces deux parties de la terre, setrouvent en plus grande quantité, Sc parconséquent plus élevées vers les bords quevers l’équateur.. Elle doivent donc par leurpropre poids Sc par leur force centrifugerevenir des bords de l’équateur , ou ce quiest la même chose, produire le reflux.

En voilà assez pour avoir une idée de celystême. C’est au Livre qu’il faut recourir sil’on veut le concilier avec les différentes va-riations de la mer ci-devant exposées. Onvoit bien que toute cette explication est fon-dée fur ces trois points ; t u fur le mouve-ment diurne de la terre autour d’elle-même;i°. fur le poids de l’eau , 3 0 fur un soulè-vement de la terre par faction ou le poids dela lune ; de forte que son centre de gravité setrouve toujours au-delà du centre de sontourbillon , vis-à-vis le centre de gravitéde la lune. Les deux premieres caules fontadmises de tous les Physiciens. M, Grantes’est chargé de la troisième dans fa NouvelleThéorie des mouvemens de la tête ct de lalune , dans laquelle T Auteur établit,selon lesloix de la Mécanique un nouveau mouvementde la terre ; d'où il tire d'une maniéré claire& démonstrative la cause du Flux & reflux dela mer. C’est le titre de son Ouvrage que j’aidonné en entier pour faire connoître lesvues particulières de f Auteur. M. DanielBernoulli a composé une savante Disserta-tion sur le Flux ct reflux de la mer » selon lesprincipes de Newton , qui a été couronnéepar f Académie Roïale des Sciences de Paris.Le P. Moret Sc le P. Bouhours (dans les ntretiens d'Arifle ct A'Eugène ) ont donné fhil-foire de ce mouvement cje la mer,

F L U

FLUXIONS. Nom que donne M. Newton 3des quantités mathématiques produites parun mouvement continuel. Telle est la ligneconsidérée comme produite par le mouve-ment d’un point; la surface par le mouve-ment d’une ligne ; le solide par celui d’unesurface ; les angles par le mouvement cir-culaire de leurs côtés ; le tems par un écou-lement continuel, &c. C’est ainsi que lesAnciens nous ont fait envisager f originedes rectangles, en faisant mouvoir une lignedroite autour d’une autre immobile; un cer-cle, en faisant mouvoir une même ligne au-tour d’un point ; une ,sphere par le mouve-ment d’un cercle autour de ion diamètre,Sec. En lemarquant que les quantités<jui croissent ainsi , font produites en temsegaux, Sc deviennent plus grandes ou plus pe-tites à mesure qu’clles ont crû avec plus oumoins de vitesse , M. Newton a donné uneméthode pour déterminer les quantités pro-duites par les vitesses des mouvemens diversavec lesquels elles croissent, ou des accroisse-mens qu’elles acquièrent. Ces vitesies, M.Newton les nomma Fluxions Sc ces quantitésFluentes il parvint ainsiinsensiblement en1665 & 1666 à la Méthode des Fluxions. Afinde connoître le rapport des Fluxions quifont en premiere raison des accroissemensnaiílans , le grand Mathématicien , d’aprèslequel je parle, les représente par des li-gnes qui lui font proportionnelles. Quoide plus propre pour rendre sensibles des véri-tés li méthaphysiques 1

Supposons que les aires ABC, A B D G( Planche VI. Figure 160. ) font produitespar le mouvement uniforme des ordonnéesB C, B D , fur la base A B. Les Fluxions deces aires seront entre elles comme les ordon-nées BC, B D , génératrices des deux aires,Sc pourront être représentées par les mêmesordonnées ; parce que le rapport des ordon-nées entre elles, est le rapport des accrois-semens naissans des deiyc aires.

Autre exemple. Qu’on salie mouvoir f or-donnée B C , enlorte que de fa place B C,elle passe à une nouvelle place quelconqueb c ; qu’on acheve leparallelograme B CE b,Sc qu’ôn rnene la droite V T H qui touchela courbe en C , rencontrant en T & V lesdroites b c Sc B H prolongées. Dans ce casles accroissemens de f abíciilè A B de l’ordon-née B C & de la courbe A C c , nouvelle-ment produits par le mouvement de l’or-donnée , seront B b, EcScCc,Sc les cô-tés du triangle CET seront entre eux dansla premiere raison de ces accroissemens nais-sans. Donc les Fluxions des quantités AB,BÇ, S( <\Ç, ççffiì-dire de l’abscisse, de

j’ordonnçs