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Tome premier.
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pour être omise dans un Ouvrage où je mefais une loi cToffrir au Lecteur les observa-tions les plus importantes.

Aïant préparé un globe de verre d’environ9 pouces de diamètre, M. de Molieres enboucha l’orifice de maniéré qu’il pût l’ouvrir& le fermer, fans qu’étant rempli d’eau &circulant fur son axe l’eau s’en échappât.Par ce moïen, il avoit la liberté de ne laisserdans le globe que la quantité d’air qui luiplaisoit. Un bouchon de cuivre à vis, unerouelle de cuir humectée d’huile Sc poséeentre le bouchon & l’écrou ; enfin, une pla-que de cuivre mastiquée dans le point dia-métralement opposé à celui du bouchon, luiprocurèrent ce précieux avantage.

Le globe fut suspendu entre deux fortespointes d’acier trempé, dont l’une étoit con-rigue à l’une des poupées du rouet, aprèssavoir rempli d’eau à la réserve d’une bulled’air d’environ z lignes de diamètre. Enfinil ajusta autour du bouchon une poulie debois adhérente au globe , où passoit unecorde, qui, entourant la roue du rouet ,fervoit à faire tourner le globe fur son axe.

Le tout ainsi disposé , on mit le globe enmouvement. A l’instant la bulle d’air, qui enoccupoit le zénith , se divisa dans le premiermouvement en plusieurs autres, Sc qui vin-rent se réunir à l’extrémité de Taxe la plusélevée fur l’horison. La bulle ainsi forméede nouveau se soutenoit là , tant que lemouvement circulaire de la masse de l’eau,dominoit celui que l’eau acqueroit par sonmoïen. Mais aïant continué de mouvoir leglobe fur son axe, jusques à ce que l’eau, quiy étoit contenue, eut acquis un mouvementcirculaire qui lui fut propre, M. de Molie-res ne donna à la surface du verre , que lemouvement nécessaire pour entretenir celuide l’eau qu’auroit pû détruire la pesanteur.Alors la bulle d’air , malgré fa tendance quila portoit vers le pôle le plus élevé fur l’ho-rison , vint se placer au centre du globe > &:y demeura tout le terns qu’on continua àentretenir l’eau dans le mouvement circu-laire qu’elle avoit acquis. Lorfqu’on com-inuniquoit au verre un mouvement plus rapide , &que ce mouvement dominoit beau-coup celui que l’eau avoit pu acquérir , labulle retournoit à l’endroit d’où elle étoitvenue. Et dès que le mouvement circulairede l’eau redevenoit dominant, la bulle re-venus fur le champ au centre. Enfin , à me-sure qu’on augmentoit le mouvement de lasuperficie du verre, la bulle d’air s’éloignoitdu centre Sc 5 approchent du pôle le plusvoisin, Plaçoit-on cette bullç dans un pointdonné dç í’axç r Ellç s’apptochoit du pôle,

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selon qu’on augmentoit & qu’on diminuoítle mouvement de la superficie du verre.Ainsi ob la retenoic dans un point donné dcTaxe aufíì long-tems que l’on vouloir.

Si tandis que la bulle étoit au pôle onabbaissoit doucement.: le globe, ( dans cetteexpérience la bulle avoit plus de z lignes dediamètre ) à peine Taxe du globe étoit ho-risontal , que la bulle se portoit au centresous la forme d’un sphéroïde allongé par lesoies, ou d’un cilindre, qui avoit sesafes arrondies, dont Taxe horifontal étoitdamant plus long , Sc le vertical damantplus court, que le mouvement circulaireétoit grand.

De tout cela , M. de Molieres concludque

? [uand un globe de matière fluide , tournantur un de fes diamètres, a acquis un mou-vement circulaire qui le transforme en tour-billon sphérique, ( abstraction faite des em-pêchemens accidentels) la force centrifugefe transforme en force Force centripète , dontla direction est d u ceqtre vers tous les pointsde la superficie. Mémoires de VAcadémieRolale des Sciences de 1718. Principes dusyjléme des petits tourbillons , par M. l’Abbéde Launai , page 391. [ M. l’Abbé Nollet& attaqué cette expérience dans fes Leçonsde Physique expérimentale , Tom. II. ]

3. J’ai dit que la force centrifuge Sc la Forcecentripète croient désignées sous le nom deForces centrales , Sc j’ai renvoie ici lathéoriede ces Forces. Pour développer cette théorie,je poserai les principes démontrés fur le rap-port de ces Forces.

1 0 ., Quand les quantités de matière dansles corps mus en rond & les distances ducentre sont égales, les Forces centrales fonten raison inverse des quartes des tems pé-riodiques.

z°. Quand les quantités de matière sontégales, on détermine le rapport qui est en-tre les Forces centrales divisant les distan-ces par les quarrés des tems périodiques.

3 0 . Et de quelque maniéré que les Forcescentrales diffèrent entr’elles, elles sont enraison composée de la raison des quantités dematière dans les corps qui tournent, de cellesdes distances du centre, Sc de la raison in-verse des quarrés des tems périodiques.

De la raison de ces rapports naissent lesdifférentes courbes que peur décrire un mo-bile en proie à ces Forces. Quand les forcescentrales ne changent point pendant le mou-vement d’un corps, la révolution de cecorps est parfaitement circulaire. Si les forcescentrales varient pendant la révolution, ellesdécrivent une Force relative aux changemensde leurs rapports, Quand ces rapports, après

avoir