FOR
i°. Les Farces centrifuges des corps égauxmus à la même distance du centre , dans lesmêmes rems périodiques ( on appelle ainsile tems pendant lequel un corps mu autourd’un centre fait une révolution entiere ) Scà des distances différentes du centre , ton tcomme les distances du centre.
3°. Si les deux corps font entr’eux enraison inverse des distances , les Forces cen-trifuges font égales.
4°. Si des corps égaux font mus à la mêmedistance du centre avec des vitesses différen-tes , les Forces centrifuges de ces corps fontcomme le quarté de ces vitesses.
5°. Les corps fonc-ils inégaux? leur Forcecentrifuge est en même raison composée desinégalités Sc des quartés des viteíîès.
6°. Les deux corps étant supposés égaux ,leur tems périodique Sc leur distance ducentre font-elles inégales ? Les Forces centri-fuges font entr’elles en raison composée desdistances au centre de rotation, Sc du quartédes tems périodiquej.
7°. Si en supposant les corps égaux , lequarté des tems périodiques est commeles cubes des distances , les Forces centrifu-ges feront entr’elles comme le cube des dis-tances.
J’ajoute à ces propositions générales lesthéorèmes particuliers qu’a démontré M.Hughens.
8^. Si deux corps égaux parcourent dansdes rems égaux des circonférences égales, lesForces centrifuges feront entr’elles commeles circonférences des cercles.
9°. Quand deux corps égaux parcourentdes circonférences égales avec des vitessesinégales , les Forces centrifuges font en raisondoublée ou comme le quarté des vitesses.
io°. Lorsque deux mobiles égaux fontmus dans des cercles inégaux avec la mêmevitesse , leur Force centrifuge est dans la rai-son contraire des diamètres , c’est-à-dire, quecette Force est plus grande dans le petit cer-cle que dans l’autre.
ii°. Enfin, si deux corps qui fe meu-vent dans des circonférences inégales , ontleur Force centrifuge égale, le tems pério-dique dans la plus grande circonférence,fera au rems périodique dans la moindre, enraison foudoublée , ou comme la racine desdiamètres.
x. M. Hughens est le premier quia considéréla Force centrifuge. Il en exposa d'abord lanature simplement fans démonstration dansun Ouvrage fameux intitulé: Horologium oj-cillaioiium. Examinant avec plus d’attentioncette Force il en développa les principes,& forma un petit Traité dont le titre est :
De vl ctntrifuga , où font démontrés lesthéorèmes ptécédens. ( Christ. HugeniiOpéra pojlhuma. )
Force centripète. Force par laquelle uncorps en mouvement tend toujours vers lecentre de ce mouvement. C’est par cetteForce qu’un corps est retenu dans la courbe,& qu’il résiste à la tendance suivant la tan-gente de la force centrifuge. De ce qu’uncorps dans un mouvement de rotation fuitla courbe autour de laquelle il fe meut, ilfuit que la Force centripète est égale à laforce centrifuge. Ainsi tout ce que j’ai ditde celle - ci s’applique tout naturellementà la Force centripète. Pour fe former cepen-dant une idée claire de la nature de cetteforce,on peut s’imaginer le mouvement d’uneplanète autour du soleil dans une ellipse.
Soit (Planche XII. Figure 2.79.) le soleilen S & la planète en P. S’il n’y avoir riendans la direction de cette planète , elleavanceroit dans la ligne droite P R , en s’é-loignant de plus en plus de cet astre par laforce centrifuge à l'on égard. Mais au lieuque la planète agitée par cette force devroitêtre en T elle est en M. Il faut donc qu’il y aieune autre force qui l’ait repoussée du mouve-ment rectiligne de T vers le soleil S. C’estcette force qu’on appelle Force centripète.
Le premier qui a examiné avec attentioncette Force est le grand Newton. On trouvedans les Mémoires de VAcadémie de Paris,disterens écrits de M. Varignon lut cetteForce ; dans les Œuvres de Bernoulli plu-sieurs belles propositions , Sc dans la Phoro-nomie de M. Herman des réflexions très - cu-rieuses pour les Mécaniciens.
z. Je ne parlerai point ici de la cause de laForce centripète. Ce feroit anticiper lur l’arti-cle de la pesanteur , & je n’ai garde de croi-ser les matières. Je renvoie donc au motPESANTEUR. Je dirai seulement ici parrapport à la partie astronomique , à laquelleje vais appliquer cette Force , que Defcarçesl’explique en supposant autour de notre globeun tourbillon de matière subtile, dont lavitesse est fort grande. Cette matière, à causede son mouvement, a selon lui beaucoupde force centrifuge , qui surpasse les autrescorps qu’elle rencontre comme flotans. Ceux-ci lont donc obligés de lui ceder à tous lesinstans jusques à ce qu’ils soient arrivés dansl’endroit le plus bas , c’est-à-dire , au centredu mouvement. Et là-dessus M. de Molieresprouve que la force centrifuge dans un tour-billon sphérique fe transforme fans ceflè enForce centripète , dont la direction est ducentre vers tçus les points de la superficie.L’expérience de ce Physicien est trop curieuse