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Tome premier.
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Planche XLVIII. Figure 288. Sc pour l’ex- 1plication des diíférentes parties , celle de J

A Plan de la Place.

£ Bastions à flancsb Bastions à orillonsC CourtinesD Demi-luneE Demi-lune à flancsT TenailleP Ouvrage à tenailleQ Ouvrage à corneR Ouvrage à couronneS Bonnet à PrctreM Contre-gardeO LunetteF Fossé

c Chemin couvertG Glacism Cavalierd Place d'armeT Traverse .

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Aïanr.ainsi exposé les parties &: les ou-vrages de la Fortification , je dois analyserles systèmes qu’on a imaginés pour la per-fection de cet art. Renvoiant pour leur ori-gine aux articles ARCHITECTURE MILI-TAIRE, & BASTION, je fixerai leur époqueau premier modele de son rafinement quiest la citadelle d’Anvers, bâtie en 1^66 sousles ordres Sc fous la direction d u Duc d 'Albe.On pense même que les augmentations qu’ona faites depuis ce rems, ne font que desapplications de la théorie qu’on mectoitalors en pratique. Quoiqu’il en soir, votonscomment on doit décider en général du mé-rite d’un système.

Le raisonnement Sc l’expérience ont appris( Sc on en peut juger par supplication desmaximes précédentes ) que les flancs font laprincipale défense dune Place. Un systèmeest d’autant meilleur qu’il préserve mieux lesflancs des efforts redoublés de l’afliégeant.De-là ont pris naissance les bastions à orillon,les demi-lunes placées à la pointe des bas-tions Sc les contre-gardes.

L’orillon , aussi ancien que le bastion, metà couvert les pieces d artillerie que les assié-geans démonteroient. Autrefois on tiroirde plus grands services de l'orillon. Les assiè-ges pour résister aux ennemis qui étoientparvenus a se loger sur la brèche, prati-quaient derriete elle un retranchement.Ceux-ci croient obliges de se loger sur lesruines Sc fur les débris, pour pouvoir battrece retranchement. Et c’est alors que les oril-lons étoient d’un grand secours.

On protégé bien mieux les flancs par lesTome /.

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ces mêmes parties à leur article particu-lier. )

Foui BASTION.

Voie 1 COURTINE.

Voïei DEMI-LUNE.

Voïei TENAILLE.

Voler CORNE.

Voler COURONNE.

Voici BONNET A PRETRE.

Voïei CONTREGARDE.

Voïei LUNETTE.

Voler FOSSE’.

Voici CHEMIN COUVERT.

Voici GLACIS.

Voiei CAVALIER.

Votez PLACE D’ARME.

Voici TRAVERSE.

ravelins Sc les demi-lunes qu’on place de-vant les courtines contre toutes les batte-ries en général, mais sur-tout contre le*batteries croisées. Les assiégeans font iciobligés d’élever leurs batteries fur la partie-de la contrescarpe opposée au flanc , Sc des’exposer par-là au reu de l’aflîégé. C’est-làle bel endroit de ces ouvrages. Ils resserrentbien à la vérité les batteries des assiégeans enun lieu i mais ils ne parent point aux contre-batreriesqui trouvent plus d une place. Voilàpourquoi on a inventé des démi-lunes de-vant les pointes des bastions, afin d’incom-moder avec plus de succès les batteries del’ennemi. Ce fut dans la vue de couvrir en-core mieux les flancs qu’on imagina dans lafuite des contre-gardes. Rien de mieux trou-vé que cet ouvrage ; parce que 1 °, l’Assiégeancne peut démolir le flanc lans qu’il place facontre-batterie fur la contre-garde, ce quiest rrès-difficile ; i°, qu’il démolisse une par-tie de la contre-garde , afin que la batterie furla contrescarpe puisse découvrir le flanc ; tra-vail fort ennuïant, Sc extrêmement dange-reux. ( Voici Préface du Traité d’Artilleriede M. Robins intitulé ; New Principes ofGunnery , containing the rulcs of the jorcc ofGun-Powdcr. Enfin le vrai art de la Fortifi-cation consiste à couvrir le flanc, car plueil est couvert, plus l’ennemi est obligé des’exposer. Tout ce qu’on a imagine pourperfectionner cet art tend-là. On lit dans lesMémoires de Montccuculli ( Mcmoric dclGeneral principe di Montccuculli ) les ef-forts que ce célébré Auteur a farts a cettefin. 11 propose une ligne qui traverse le