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Tome premier.
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foísé 8c qu’il conduit depuis la pointe dubastion jusques à h pointe oppolée de lacontrescarpe. Et il prétend que cette ligneest capable de défense , 8c empêche ,1e flancd’être vu par les batteries placées fur la con-trescarpe. Jusqu’ici on a négligé cette ligne.A-t-on eu raison î L’examen des systèmes deFortification pourra mettre le Lecteur enétat de répondre à cette importante que-stion. Quand je dis les systèmes , je ne pré-rends pas palier ici en revue tous ceux qu’ona proposés. C’est aux plus célébrés que j’enveux. Les autres n'ont nul droit fur notreattention , à laquelle tout homme sage doitdes ménagemens.

q. Systf.me & Errard de Bar-le-Duc. Laréglé générale, qu’on établit d’abord dans cesystème , est de faire le flanc perpendicu-laire d la face depuis le quarté julques àl’octogone 8c perpendiculaire d la courtineà tous les autres poligones. Cette réglé ad-mise , Errard procede ainsi d la construc-tion de la Fortification d une Place.

i°. Aïant décrit le poligone proposé dfortifier, cette Auteur me ne du centre dupoligone aux angles qui le terminent dèslignes i A, i G , 8cc. (Planche XLIX. Figure284. ) i°. Sur un de ces raïons il tire uneligne formant avec lui un angle de 45*’pour tous les poligones qui ne font ni quar-tés, ni pentagones; car dans les premierscet angle doit être de ;o u & de 40° dansles seconds. 3 0 . U divise cet angle en deuxégalement "par une ligne A E 4 0 . Il faitAB égal à la troisième partie de AG, 8cabbaisie du point B la perpendiculaire BEsur la ligne de défense B C , qui est terminéepar la ligne indéfinie. Ainsi il a le flanc BE8c la face B A. En failant la même constru-ction sur l’autre angle G du poligone, com-me on a un point È on a un point C. Cesdeux points font , les deux extrémités de lacourtine qu’on mene parallèlement au côtédu poligone.

A l’egard du sosie , Errard tire de chaqueangle de l’épaule des lignes parallèles auxlignes de défense ; 8c pour le rempart, il saitsa longueur égale à la longueur du flanc.

Voilà la première construction en formeui a paru. Jusques !à on n’avoit présentées moïens de fortifier que par détail. EtErrard est le premier qui air formé de cesmoïens une réglé générale, ou un sistêmeentier de Fortification. Comme le premier,il est naturel qu’il ait donné dans bien desécarts. Telle est la nature de l’eíprit humain.

Il prend toujours à gauche lorsqu’il c'agir dedéfricher une matière ; & ce n’est: malheoreu- Isemenrqu’après avoir païé un tribut à l’erreijr I

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qu’il découvre la vérité. Aussi Errant ,'elìfurieusement trompé dans fa construction.Son système n’est pas supportable. On a beaudire qu en failant le flanc perpendiculairesur les defenses, on donne aux bastionsbeaucoup de capacité ; que les soldats , quicombattent sur les flancs inclinés, sont moinsdécouverts que les autres; qu’ils battent derevers ceux qui viennent attaquer les por-tes ; qu’il augmente beaucoup la gran-deur des faces; 8c enfin que l’artillerie , lo-gée dans les cazensates, faites dans desflancs ainsi inclinés , font à couvert des bat-teries a-siaillantes : foibles raisons. Jen’atta-ue ce íystême que par un seul endroit qui«trusta tous les avantages qu’on prétenden retirer : c’est que pour pouvoir se défen-dre , les flancs doivent contenir un plusgrand nombre de canons, & sur-tout re-garder plus directement la contrescarpe & lesosie. Ici l’aífiégeant parvient sans beaucoupde risque & en peu de tems fur la contres-carpe , 8c y dresie de violentes batteries,qui le rendent bien tôt maître de la Place.

Quoiqu’on ait attribué de tout tems cesystème à Errard , cependant M. Robinsprétend qu’il est du Comte de Lynar.(Fo'iei le Traité fur l’Arrillerie cité ci-desius.)

Systeme Hollandois. On divise cesystème en deux , en ancien 8c en moderne.Dans le premier , comme celui de Fritach ,les flancs font perpendiculaires fur la cour-tine : ils font soutenus d’un second flanc,8c le rempart de la Place est entouré ou dé-fendu par des demi-lunes,des ravelins, des ou-vrages à corne , à couronne, 8cc. Pour le sys-tème nouveau , c’est celui de Coekorn quej’explique en son lieu. Bornons-nous ici àl’ancien.

Sous le système ancien , j’entends ceux deMarolois , Fritach , Doyens , Stcvin , quiont tous rapport les uns aux autres. Ainsi onpeut regarder la construction suivante, com-me une construction générale , applicable àtel système particulier des Auteurs Hollan-dois qu’on voudra.

, o.Laligne indéfinieA B étant menée faitesà l’extrêmité A de cette ligne (PlancheXLIX.Figure 28;. ) un angle BAC égal à la moi-tié de sangle du poligone ; i°. Divisez cetangle par la ligne A O ; & menez une ligneA D, qui sasie avec celle-ci un angle de 7 0 f.3 0 . Portez sur la ligne A D 48 toises dupoint A. On aura la ligne A E , qui fera laface du bastion. 4°. Une ligne EG indéfi-nie étant menée perpendiculairement au coteextérieur, faites à ce point E un angle DEGde 50 Jégtés. Ç’. Tirez du point où kraïonest coupé, la ligne D G parallèle au cote ex-