FOU
largeur pour qu’un arbre , une échelle, Sec.puissent atteindre d’un bord à l’autre bord.Quand le Foffé est sec , ou lorsqu'il n y aque très-peu d’eau, on fait communémentun petit Foffe appelle cuvette ou cunette, quirégné tout le long du milieu du grand Foffe.Quelquefois on revêt l’efcarpe & la contres-carpe d une muraille de maçonnerie , quiva en talus , Sc alors on appelle le Fossé ,Foffe revêtu. ,
z. ' Le passage du Foffe dans un siégé , est unpaííage bien dangereux, Sc qui demande desattentions. Pour 1 cFofféCcc , lorsque la pro-fondeur est grande, comme de 1 3 , 10, z$
* à 30 pieds , on commence ['ouverture desle milieu du glacis, Sc on passe en galeriede Mineur par delTous le logement de lacontrescarpe &c le chemin couvert, afin desortir à peu près auífi bas que le fond duFoffé , comme on le voit en la Figure 197.( Planche L. ) Si. le Foffe n’est profondque de 12 à r y pieds, on passe au travers duparapet du chemin couvert, aïant foin deblinder la descente Sc de s’enfoncer 4 ou 5pieds au-destous de la banquette , prolon-geant la rampe en arriéré autant qu’il est né-cessaire pour en adoucir la pente. Le restese conduit en rampe Sc à sape découverte ,sur tout le travers du chemin couvert, seprolongeant le long des traverses, jusquessur le bord du Foffé. Parvenu là , on travail-le à l’approfondissement de la descente,autant qu’il est nécessaire, réglant le fond enmarche d’escalier.
La descente du Foffé est plus facile lors-qu'il est plein d'eau , dont la superficie ouJe niveau n’est élevé que de 3,4 ou y piedsd u bord, parce qu’on n’a pas beaucoup à des-cendre. Il est vrai qu’il faut y faire un pont. Acette fin , on s’épaule le plus qu’on peut ducôté des flancs , & on marche en galerie,composée de fascines , soutenues par de forcesblindes, plantées de part 8c d’aucreà y ou 6pieds de distance,& croisées pard’autres blin-des. Cette galerie se charge de deux ou troislits de fascines arrangées de façon qu’il n’yreste pas du jour.
FOU
FOUGADE ou FOUGASSE. On appelle ainfien Fortification une petite chambre de mi-nes de 8 à 10 pieds de profondeur , Sc largede 10 à ii qu’on pratique fous le glacis,le chemin couvert, Sc autres ouvrages qu’onest obligé d’abandonner à l’assiégeant, &
. qu’on fait jouer quand celui ci s’en est em-paré.
FOUDRE. Flamme brillante qui éclate tout àcoup ,8c qui s'élance dans Pair avec beaucoupTome /,
FRA . «j
de violence Sc de rapidité. Son mouvementa toutes lortes défigurés, décrivant quelque-fois une ligne courbe ou plusieurs qui vont enserpentant & qui forment des angles entre-mises. On croit que la matière principale qui'forme la Foudre , est composée de soufre ,parce que les endroits quelle frappe répan-dent ordinairement une odeur de soufrebrûlé. A cette matière se joignent d’aucresexhalaisons, qui, venant à prendre feu , pro-duisent le coup qu’on entend. On lit dansles Mémoires de l'Académie Roiale des Scien-ces de 1707 une maniéré fort naturelle d’i-mircr la Foudre. On met dans un marrasune once Sc demi de sel marin ou del’huilcde vitriol, délaïé avec de l’eau j & après yavoir jette de 'la limaille de fer , on leçonstout ce mélange afin qu’il puisse se dissoudre.En même-tems on bouche le matras. L’aïantensuite r’ouvert, on présenté une bougieallumée à son embouchure. Les parties vola-tiles , qui en sortent, s’enflamment fur le-champ, & la flamme circule Sc pénétre jus-ques au fond de la liqueur en faisant unesulmination violente & éclatante. La Foudreest suivie du tonnerre. Voie^ TONNERRE.,
FRA
FRACTION. Terme d’Arithmérique. Divisionqui n’est qu’indiquée. C’est la définition,la plus précise qu’on puifle donner de ce mot.Pour en avoir cependant une plus étendue, Scqui en donne une idée plus satisfaisante , jedis que Fraction est un nombre, qui est aPunité, comme une partie au tout, c’est-à-dire , qu’en divisant Pu ni té ou le tout enquelques parties égales il en naît une Frac-tion. Supposons que l’unité ou le tout soitun écu. En le divisant en 6 parties égales,Sc voulant indiquer qu’on prend cinq de cesparties, on prononce cinq sixièmes qui est5 divisé par 6 , qui est le quotient. Or cequotient s’exprime en écrivant le dividendeau-dessus du diviseur avec une petite ligneinterposée. Par exemple , pour exprimer lequotient de 2 divisé par 3 , on écrit f- : cequi signifie deux tiers , parce que 2 contient3 deux tiers de fois, Sc que le produit dadiviseur ; par le quotient f est égal aadividende 2. Ainsi a divisé par b est uneFraction qui marque qu’il faut diviser a pafb. Le dividende te nomme numérateur Sc lediviseur dénominateur. Dans toute Fractionle numérateur est au dénominateur , commela Fraction elle-mème est au tout dont elleest la Fraction. D’où il fuit, qu’il peut yavoir une infinité de Fractions de même va-leur » puisque l’on peut trouver une infinité
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