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Tome premier.
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de bois , d’étain», ou même de enivre. La« glace des rivières qui nous environnoiem« avoir au - delà de huit pieds d’épaiílcur,» Sc étoic couverte de trois pieds de neige;n mais l’une Sc l’autre étoient beaucoup« plus épaisses dans d’autres endroits. Nous»> n’avions point de peine à conserver,,, même sans sel, toutes (ortes de provisions,» comme des bêtes fauves , des lapins , des„ perdrix, des faisans , des poissons, Sec.« Car tous ces animaux croient gelés ausii-„ tôt qu’ils étoient morts, Sc ils restoient» dans cet état depuis le mois d’Octobre», jusques au mois d’Avril, qu’ils commen-» çoient à se dégeler Sc à devenir sujets à se« gâter.

-, Les lapins, les lièvres & les perdrix,» qui font ordinairement bruns ou gris en» esté, deviennent blancs en hiver. «

M. Ellis ajoute ailleurs, que quand ontouche pendant ces grands Froids du fer outout autre corps solide Sc uni, les doigts ytiennent fur le champ par la force de lagelée ; Sc si en buvant on touche le verre avecla langue ou les lèvres , on en emporte lou-vent la peau en retirant le verre. Un hommede la suite du Voïageur qui nous raconteces effets terribles du Froid , portantune bouteille de liqueur de la 'maison àsa cabanne , sans bouchon , voulut y sup-pléer , en y mettant son doigt, qu’il enfon-ça dans le col de la bouteille ; mais il serepentit bien-tôt d’avoir pris cette précau-tion. Son doigt se gela de telle sorte qu’ilne lui fut pas possible de le retirer. 11 fallutmême, selon le rapport du Voïageur, ensacrifier un morceau pour le tirer d’affaire.C’est encore une chose étonnante que ledégré de Froid qu’acquierent tous les corpssolides tels que le verre , le fer, la glace.11s résistent aux effets de la plus grande cha-leur , Sc cela même par un rems alïèz consid érable. M. Ellis aïant porté dans la maisonune hache qui avoir resté exposée au Froid dudehors, la mit à lîx pouces d’un grand feuSc jetra de l’eau dessus. Lette eau se formafur le champ en gâteau de glace , Sc resta encet état pendant quelque tems. {Vóiage déla Baye de Hudfon , Tome II. page 8a, 83,Sc fuiv. par M. Henri Ellis. )

Qu’on juge après cette exposition , si laraiíon qu’on adonnée de la cause du Froidest satisfaisante. On a bien raison de penserque le Froid n’est que la négation du chaud:mais on n'exprime qu’imparsaitement lachose. J’ose dire Sc croire maintenant quece que nous appelions Froid est une dispo-sition d’un corps à coïncider dans toutes sesparties. Le feu qui est entr’eiles empêche cet

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efiet. Plu.s cet élément diminue plus grandest cette di sposition, parce que l’obstacle queles parties ont à vaincre , pour se réunir, estmoins grand. L’eau ne se gele que parceque le feu renfermé entre ses parties se dissi-pe. En un mot, sans le feu tous les corpsle réuniroient , Sc ne formeroient avec laterre qu’nn seul tout. Peut-être que cette ap-titude, cette propriété , ou ce qu’on appellele Froid contre - balancée par le feu, tan-tôt plus tantôt moins est le ressort de toutela nature , le mobile, Sc l’agent de ce quiest universellement fur Sc dans l’habitationdes hommes. Quand le triste Sc fameux He-raclide faifoit le feu , le principe d"e touteschoies , il pouvoir bien avoir ses raisons.J’aurois bien les miennes aussi fur ce quej’avance , s’il m’étoit permis de les exposerdans un Ouvrage où mes idées ne doiventêtre que des accessoires aux vérités que j’a-nalyíe.

FRONT. C’est en Perspective la projectionortographique d’un objet sur un plan pa-rallèle.

Front. On appelle ainsi en Fortification lapartie d’une Place comprise entre les deuxangles flanqués de deux bastions voisins,c’est-à-dire, la courtine,les deux flancs quifont élevés fur cette courtine , Sc les deuxfaces des bastions qui tiennent à ces flancs.

FRONTEAU DF. MIRE. Termed’Artillerie. In-strument nécessairepour pointer juste u n canonComme le canon est plus gros vers la culasseque vers la bouche, Sc qu’il fait un efpece decône tronqué, la ligne que l’on imagine passerpar le milieu de son ame , n’est pas parallèleà la partie supérieure du canon : c’est pour-quoi si l’on allignoit le canon , suivant leprolongement de cette partie , le bouler por-teroit plus haut que le point d’alignemenr.Pour éviter cet inconvénient, on adapte, surl’exrrêtniré de la volée, une piece de boisconcave dans fa partie inférieure, de ma-niéré qu’elle puisse être comme achevalée furl’extrêmité de la volée, Sc que fa hauteur oufa partie superieure réponde à la quantitéd’épaisseir que le métal de la culaíTe a deplus que celui de la volée. Et c’est cette pie-ce qu’on appelle Fronteau de mire. Elle sert,comme cn voir, à faire porter le boulet dansl’endroit désiré. Car par son moïen la lignede mire tst parallèle à la ligne que l’on ima-gine palet au milieu de lame du canon,c’est à-dïe , à celle que doit décrire le bou-let , supposant qu’il suive la direction decette ligie qui est droite. Ainsi allignant lapartie ltpérieure de la culasse Sc celle duFrortuaude mire avec un point quelconque ,le boulet chassé dans cette direction íera