Band 
Tome premier.
Seite
443
JPEG-Download
 

F R O

porté vers ce point, plus bas du demi-dia-mètre de la culastc. Si Ton alligne donc lecanon à un point plus eleve de la quantitéde ce demi-diametre, le boulet frappera dansle point où on veut le faire porter.

FRONTON. Partie ou membre d’Architecturecivile , qui sert d’ornemenc fur les portes ,les fenêtres , les niches, &c. St dont la for-me est celle d’un triangle & quelquefois celled’un demi-cercle. Outre l’ornement on a envue de garantir ces parties de la pluie , d umoins en apparence. C’est pour cette raisonqu’on rejette à bon droit les Frontons percésà jour , ou dont la figure est contre la na-ture des toits. Par la même raiíon encoreVitruve & Goldman après lui, n’y soustrentpoint de modillons ni de denticules ; parcequ’ils reprefentent des têtes de poutres qu’onne met pas fur les chevrons d’appui d’untoit tel qu’un Fronton. Or les toits étanttantôt plus tantôt moins élevés (elon lesclimats , on observe cette même différence àl’égard des Frontons. Audi ne les voïoit-on en Grece que fort peu inclinés, parceque les pluies y font peu abondantes, au lieuqu’ils Tétoient beaucoup chez les Romainsqui enétoient fort incommodés.

Scamo^i, Liv. VI. Ch. iz. donne à lahauteur du Fronton A de la saillie de toutela corniche, comme on le voir au portaildu Panthéon à Rome. Blondel , dans sonCours d’Architecture, Pàrt. II. Liv. VII. Ch.x. donne à cette proportion la préférencefur toutes les autres. Goldman éleve fur unedistance de cinq colonnes un Fronton de lahauteur de 5 modules dans Tordre Toscan ;de G dans le Dorique , dans Tlonique tkdans le Romain , sc de 7 dans le Corinthien.On fe sert pour ces Frontons de cornichesde tous les ordres.

La maniéré de destiner un Fronton est tropdépendante de la pratique de TArchitecturepour m’y arrêter. On doit recourir pourcelaaux Traités ordinaires d’Archirecture ,tels que le Cours d'Architecture de Daviler ,celui de Blondel , Vipnole. J’ajouterai feu-lement ici qu’on laisse le plan du Frontonvuide. J’appelle plan du Fronton cet espaceplat qui est compris entre fes moulures. Or-dinairement on destine au milieu de cet es-pace un ovale décoré de festons Sc de guir-landes. Suivant les circonstances on y desti-ne en bas relief des armes, des trophées ,&c. qui conviennent à la nature du bâti-ment. Lorsque le plan du Fronton 11’est pasfort élevé , on y grave souvent des inscrip-tions.

FROTTEMENT. C’est ainfi qu’on appelle enMécanique la réhstançe mutuelle que deux

corps éprouvent lorfqu’on veut les fairegliíser Tu n fur l’autre. Cette résistance pro-vient des parties dont les surfaces des corpslont héristëes, quoique souvent elles nesoient point sensibles. Si ces parties fontdures , lans pouvoir être ni usées, ni briséestelles que font celles du bois, du cuivre,dufer , qu’on emploie ordinairement dans lesmachines, il faut nécestairement pour déga-ger deux surfaces Tune fur l’autre , en élevertant loir peu une en la faisant glisser. D’où illuit que la difficulté qu’on trouvera à la.mouvoir, fera proportionnelle au poids doncelle (era chargée, & non à Tétendue dessurfaces. Ainsi en fuppoíanc le corps com-primant divisé en deux parties égales dansla longueur , & que Ton applique Tune defes moitiés fur Tautre, la compreslion feratoujours la même, quoique la base.ne foieque la moitié de ce qu’elle étoit ; parce quechacune des parties égales de la lurface com-primée, fera chargée d’un poids double decelui dont elle étoir pressée auparavant.

2. Pour trouver la résistance qui' nait du Frot-tement, nous supposerons que les surfacesqui fe touchent font toutes hérissées depetites demi - sphères opposées St égalesentr’elles. Cette figure étant moïenneentre toutes celles des petites parties quicomposent les différentes surfaces , on nedoit pas douter que la résistance ne soit lamême que si leur grain avoir effectivementcette figure. Cela posé , en faiíant glisterun corps fur un autre , toutes les particulesde la base du premier feront réduites à unefeule demi-fphere DFE (Plan. XXXIX^Figure 298. ) soutenue par trois autres ap-partenantes au corps inférieur. La demi-fphere D F E est donc engagée dans le vuidedes trois autres qu’elle touche , chacune en.un point où elle tend à les écarter selon unedirection qui joint leurs centres commeAB.

Maintenant si la demi-fphere supérieureest tirée par une puissance R , selon la di-rection horifontale A R, elle doit cesser depresser la demi-fphere C , sc son mouvementie fera selon G F R. De maniéré qu’en ab-bailïant la ligne verticale A G , 3 c achevantle parallelograme AGR I, le mouvement dela puissance fera R I, R G. Et lapuislance Rfera à la pélanteur A G de la demi -fphere ,comme A R est à R I , ou comme A R : A Gou : : A F : G F, ou : : A L : L B ; parcelqueles j triangles rectangles A R G, A G F, ALBfont femblables.il s’agit deconnojrre le raportde A L à A B , pour déterminer le Frottement.

A cette fin , il faut considérer que les lignesgui joignent le centre des trois demi íphe-K k lc ij