Band 
Tome premier.
Seite
449
JPEG-Download
 

FUS

tres quarts se traceront de mcme sur lestrois autres Fuseaux .

Quoique cette maniéré de construire lesFuseaux soit bien supérieure à la précédente,Sc qu’on puiste en faire usage, cependant lescourbes, qu’il faut tracer à la main , laiíîentencore quelque variété fur la justesse des Fu-seaux, outre que cette construction est lon-gue. Ces deux raisons avoient engage feuM. de Gamaches , Auteur du Traité de Jau-geage ( V JAUGEAGE ) fi estime , a fon-der cette construction fur une théorie plussolide, &c dont la pratique fût plus aisée.Ce fut même à la sollicitation du sieur Bara-delle , Ingénieur du Roi pour les instrumensde Mathématique , que ce savant homme atravaillé , Sc c'est d’après les calculs , queM. Baradelle en a eu , Sc qu’il m’a généreu-sement communiqué pour l’amour du bienpublic, que je parle. Ces calculs font des Ta-bles où l’on trouve les dimensions d’un Fu-seau d’un raïon déterminé. Sur quels fonde-mens ces tables sont-elles construites ì C’estce dont je ne puis rendre exactement raison.Seulement je sais, cjue l’axe du Fuseau estdivisé en 90 parties cgales , Sc que par cha-cune de ces parties , M. de Gamaches a cal-culé la diminution de l’ordonnée à cet axe,jusques au pôle où le Fuseau doit aboutir.Cette table n’est pas générale. Il faut quele diamètre du globe soit déterminé. Celleque j’ai en main est pour une sp here de 2 ,pouces ; lignes de raïon ; 5 c rien n’est plusagréable que la construction d’un Fuseaupour une telle spbere , en faisant usage de,cette table.

L’axe du Fuseau étant déterminé , commeon l’a vû , on commence donc à diviser cetaxe en 90 parties , Sc pour la premiere or-donnée la table marque 3 pouces , 5 lignes,

11 points Sc de points. Pour la seconde,qui est à la 89- partie, on trouve dans la ta-ble 3 p. 5 1 . s p. ~ de points. Enfin jus-ques à la premiere partie qui est au pôle,l’ordonnée est dans la table de 5 points s-de points. La longueur des ordonnées ainsimarquée, on tire par leurs extrémités avecune réglé , des lignes qui forment une cour-be qui contente la vûe , Sc il en résulte unFuseau qui s’ajttste admirablement fur unglobe.

Si ce que j’ai dit fur cette constructionpouvoit suffire pour que quelqu’un en trou-vât le principe, mes vues en la détaillantleroient remplies, Sc le public gagneraitassurément. Supposé que dans un tems plusfavorable je développe ce principe, jeme hâterai de i e publier, Sc de calculer desTome /.

tables , pour des globes de différentes gran-deurs , qui puissent conduire sûrement lesIngénieurs pour les instrumens de Mathéma-tique. Ces tables manquent pour la perfec-tion de la construction des globes. Heureuxcelui qui les mettra au jour !

Fuseau mathématique. Solide formé pardeux cônes joints par la base , dont la pro-priété est de monter fur un plan incliné quandil est livré â lui-même. Pour être témoin d’uneffet si extraordinaire , il faut préparer unplan incliné ABC, (Planche IX. Figu-re 302. ) dont la hauteur soi: moindre quele raïon du Fuseau mathématique D E. Sil’on pose sur sangle B de ce plan , le Fuseauqui incline en B , il montera par son proprepoids le long des côtés B A , C A. Pourquoi îVoilà une efpece de phénomène bien surpre-nant, mais dont le merveilleux disparaîtquand on fait attention que le centre de pe-santeur du Fuseau s’abbaisie dès qu’il estplacé fur la pointe de sangle ABC, formépar le plan. En effet, par lccart des jambesdu plan, le Fuseau glisse sur ces bords par sonpropre poids, est appuie fur des parties plusproches de la pointe du cône , Sc par consé-quent tombe en montant, puisque son ap-pui s’abbaisse d mesure qu’il avance. C’est cequi soblige à rouler jusques à son dernieraffaissement, c’est-à-dire , jusques à ce queson centre de gravité soit parvenu au pointle plus bas qu’il est possible. Ainsi le Fuseautombe de tout son raïon plus élevé que leplan fur l’horifon. Au lieu de monter il des-cend donc , & cela damant plus vite que lahauteur de son centre de gravité est supé-rieure à celle du plan.

FUSE’E. Piece de feu d’artifice composée dedifférentes matières combustibles renferméesdans untuïaucilindrique,& quil’éleventdansdans les airs lorfqu’elles font enflammées.Ces matières font en général de la poudre icanon, du salpêtre Sc du charbon, & letuïau qui les contient, est un canon de car-ton formé autour d’un moule , étranglé (sa-bord par une extrémité pour y mettre cesmatières, Sc par faune, en y laissant un petittrou lotfqu’onles y a entassées. La Figure 303.

( Plan. XLIV.) reprefente la Fusée' vuide,ou simplement le canon prêt à être chargé ,Sc la figure 390. (même Planche) la faitvoir toute chargée. Il y a trois fortes deFusées, des petites, des moïennes Sc desgrandes. Les premieres sont de 13 lignes dediamètre; les secondes de 17, & les troi-sièmes de 20. C’est une grande question par-mi les Artificiers que celle de savoir si lamême composition peut servir à ces difïc-

L 1 1