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bien uni, on y verse la composition à plu-sieurs reprises , en l’entassant à chaque re-ptile avec une baguette, lur laquelle onfrappe quelques petits coups de maillet. Plusles Fusées font groflès , & plus ces coupsdoivent augmenter & en nombre Sc en force.Cette augmentation est même si considé-rable , qu’il saur charger les Fusées decrois pouces , Sc par conséquent celles d’unplus grand diamètre fous un mouton, au-cun homme n’étanr aíTezfort pour remuer lemailler nécessaire pdurcela. (F. MOUTON.)
Pendant qu’on frappe ainsi pour entasserla poudre , le canon de la Fusée est enfermédans un moule qui le tient ferme contrel’cssorr de l’enrassement. La Fusée chargée , 3.
il faut la tirer de ce moule , Sc cette opéra-tion n’est point du tout aisée. On en pré-vient les accidens en polissmt bien intérieu-rement le moule , &: en le frottant de savon.Moïennant cette précaution , il est facile defaire sortir la Fusée en la poussant avec labaguette du massif. Pendant qu’on pousse onappuie le bord du moule fur le coin du billot,ou mieux encore on le tient ferme dans unétabli.
II ne reste plus qu’àcouronner la Fusée d'unautre canon qu’on appelle pot , Sc à le couvrird’un cône ou cornet de papier nommé cha-piteau ; ensuite on l’amorce , c’est-à-dire,on met fur la composition de la poudrepilée Sc délaïée avec de l’eau pour enfaire une pâte. Enfin on attache au corps dela Fusee une baguette faite d’un bois leger ,tel que le coudre, le saule , forme Sc l’ozier,qu’on fait préparer par un Menuisier pourlesgrostes Fusées. Certe baguette sert à main-tenir la Fusée droites en contre-balançantfa péfmteur ) contre laquelle le feu agitpar l’un des bouts qui doit être toujours tour-né en bas , Sc l’oblige à garder cette situation.
Les dimensions qu’on donne pour les ba-guettes font telles. La longueur de la baguettedoit avoir au moins neuf fois la longueurde la Fusée , non compris la garniture -, Sc lapartie de la baguette, où l’on attache la Fu-sée , qui est la plus grosse, ne doit avoir qu’undemi-diametre extérieur de cette piece d’ar-rifice. La Figure 31/1. ( Planche XLIV. ) re-prelente une Fujée toute garnie prête à êtreenflammée.
í. Juíqu’ici j’ai distingué les Fusées en grosses,petites Sc indiennes. Cette distinction suffitpour en faire connoître l’efpece. Les Arti-ficiers les caractérisent fous des noms qu’onne doit point ignorer lorlqu’on veut parlerde cette partie de leur art. Ces noms fontFuses de caïjje , Fusées de partenunt , grosses
de partement , Marquise , Double marquise •Les premières de ces Fusées font les pluspetites. Ordinairement les Fujées de caissen’ont que 9 lignes de diamètre ; celles departement 14 lignes ; les grosses de partement1 5 lignes , les Marquises 17 , Sc les Doublesmarquises 19. Ces réglés, qui font cellesque prescrit M. De Saint-Remi , ne font pasfi essentielles qu’on ne puiíle s’y soustraire.M. P. d'O. en prescrit d’autres qui font biendifférentes. Il donne aux Fusées de partement8 lignes, 10 à celles de Double partement ,
1 z lignes aux Marquises , &c. Et dans le fondon peut s’écarter de celles-ci comme M.P. d’O. s’est écarté de celles-là.
Quand on fait faire une Fusée , il n’est pasdifficile de varier les esters, que suivant telleou telle composition elles peuvent produite.Comme cette composition peut être combi-née Sc diversifiée à l’infini, on peut en com-poser d une infinité d’efpeces. Pour mettredes bornes à ce grand nombre , Sc à cet ar-ticle , fans oublier l’essentiel de ces variétés»j’ai fait un choix des plus brillantes , qui ser-viront de fondement pour la compositiondes autres.
Fuséeéclatanteou simplement I'éclatante.C’est une Fusée chargée de pousser mêlé dutiers ou du quart de ion poids de limaillede fer ou d’acier un peu fine. L’estet decette Fusée est de jettes un feu fort brillant.On donne à l’épailtèur de son canon ou car-touche une épaisseur double de l’ordinaire »parce que cette composition est extrêmementvive.
Flamboïante. On prend pour fairecette Fusée 1 livre de lalpêrre; 8 oncesde soufre Sc 4 onces de poussier qu’ondélaie avec de l’eau. On trempe enfuitedanscette pâte ainsi liquéfiée des étoupes, Scaprès les avoir fait sécher, on les poudred’un peu de poussier , Sc on en couvre unegrosse Fusée , en laissant passer l’étoupe au-dessous de la gorge pour faire une continuitéde feu avec la queue. Le tout fe lie avecun fil de fer. Cette Fusée relTembie à unecomete, & fa flamme est fort agréable.
Fulminante. Cette Fusée imite l’éclairSc le tonnerre. On imite l’éclair en remplis-sant le pot de la Fusée , à moitié de fa hau-teur ordinaire, d’une composition faiteavec du salpêtre, du poussier , Sc de la ré-sine bien pulvérisée, tamisée Sc dosée enparties égales, je veux dire autant de l’uneque de l’autre. On couvre cette matière dansle canon fans la fouler. Voilà pour l’éclair.A l’égard du tonnerre , on attache au-dessusdu pot ou lous les anses de ce pot, deuxV L 1 1 ij