saucissons qui font des efpeces de pétards.
( FoÌe {.P E T A R D. ) Et afin d’imuer lescoups éelatans qui précédent le départde la foudre , on attache le long de la ba-guette des petits fauchions difpolés paral-lèlement en travers, Sc qui le communiquentpar une étoupille. Enfin, on jette le feualternativement de la droite à la gauche parsecondes, en penchant à chaque charge demarie te pour y mettre une pincée de poudregrenée.
Fusée a écriture. Il s’agit ici de faire por-rer à une Fusée des caractères de feu. A cettefin , on découpe dans une bande de cartondont la forme est un parallelograme, ondécoupe, dis - je, les lettres qui doiventcomposer le mot qu’on veut écrire. Ce car-ton fe borde avec des baleines, Sc aprèsavoir enveloppé les lettres d’étoupes de lintrempées dans de l’eau-de-vie chaude, oùl’on a fait dissoudre du camphre Sc de lagomme , on les foupoudre de poussier mêléd’un peu de soufre. La bande entiere de car-ton avec des baleines , fe cloue lur le bordde la baguette qui déborde la Fusée onla roule autour d’elle, Sc on la maintientdans cet état de contraction , en rattachantpar le milieu avec une étoupille prompte,qui reçoit le feu de la gorge de la Fusée parune étoupille lente de communication, com-posée de deux onces de soufre fur une livre«le pousser.
Lorfqu’on a enflammé la Fusée , le feu fecommunique à une étoupille lente à la moi-tié de son vol. Alors les baleines collées aucarton , fe déploient, Sc on volt monter enl’air des caractères de leu, qui expriment lemot qu’on a écrit. On peut par le même ex-pédient représenter des armes, des chifres,ou tel autre dessein qu’on souhaite.
Fusée a soleil fixe. On adapte ici à une Fu-sée ordinaire un soleil, c’est à dire un cer-cle de bois garni de jets de feu d’une com-position brillante , dont le poids n’excedepas celui de la Fusée entiere. Ces jets com-muniquent par une étoupille qui les entoure.Une autre étoupille lente communique dela gorge de la Fusée à l’un des jets. Cettederniere communication est ajustée de forteque la Fusée a fait la moitié de son vollorsque le feu prend au soleil. Ceci s’attachea la baguette de la Fusée ou au corps même.
Je renvoie pour l’origine des Fusées sim-ples à l’article des Feux de joïe. Pour lesFusées composées , c’est à M. P. d'O. qu’onles doit, du moins la plus grande partie.
Fusée. Terme d’Horlogerie. Partie d’une mon-tre autour de laquelle tourne la chaîne ou
F U S
la corde qui fait bander le reflbrt. Sa figure'est conique , & on la cannele ípiralementdans le lens de ía baie, pour retenir lachaîne, l.’ulage de la Fusée est de modérerle développement de cette chaîne par Fac-tion du relíort. Lorlqir’on a monté une mon-tre , ion reflort le trouve comprimé autantqu’il peut l’être. Alors il agit avec toute lavivacité de son action. A mesure que la chaî-ne passe de la Fusée fur le tambour, dans le-quel le ressort est enfermé , ce ressort fe dé-bande Sc fa force diminue. Sa traction estdonc moins violente. Si l’on ne remedioicpas à certe inégalité d’action , le mouvementde la montre feroit extrêmement promptimmédiatement après qu’elle auroir été mon-tée , & ce mouvement déviendroit fort lent »ce qui cauferoic un mouvement très-irrégu-lier. Comme une montre n’est bonne qu’au-tant que certe irrégularité n’a pas lieu , ona cherché à cailler la Fusée , de façon que leressort eûc plus de force à proportion de sondébandement. C’est la propriété qu’on areconnue dans la figure conique, dont lediamètre augmente en approchant de fa ba-se , Sc par coníéquent à mesure que la chaî-ne fe détorrille. Or ce diamètre étant unlévier par lequel le ressort agit, pour dé-tailler la chaîne, il est évident que ce dia-mètre étant extrêmement court à la pointede la Fusée , il ne doit aider que bienpeu la force du ressort. Au contraire,cette force diminuant , la corde fe trouvefur un plus grand diamètre , Sc par consé-quent appliquée à un plus grand lévier, elleacquiert donc , de la part de la Fusée , cequ’elle perd du côté du ressort. Par ce moïenles puissmees étant en raison réciproque desdistances, depuis l’appui jusques à l’endroitoù elles font appliquées , elles doivent agiravec une force égale. Je suppose ici que lagrosseur de la Fusée est tellement propor-tionnée au relíort,que l'accroissement de forcede fa part soit en même raison que la dimi-nution de force du ressort. Quelques grandsGéomètres , tels que M W. Varignon Sc dela Hire ont recherché quelle devoir être àcette fin la vraie figure de la Fusée , & ona trouvé , que cette figure ne devoir pas êtretout-à-fait celle du cône , mais qu’elle de-voir être un peu creuse vers le milieu. Pourêtre sur si cette figureest la véritable , il fau-droit connoître la force du ressort Sc de sondécroissement dans fa détention. Inexpérien-ce feule peut nous procurer cette connoif-fance. Ainsi la Géométrie, ou pour mieuxdire , la Mécanique , doit lui être soumise.Aussi M. Sulli ( Régit artificielle du ttms ,