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Tome premier.
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G II A

^jooocooocoo fois plus grande que n'est laforce élastique de l’air, à proportion de (adensité i car les vibrations des milieux élas-tiques font en railoh soudoublee des élastici-tés &: des rarités des milieux prises ensemble.

Cette théorie n’est pas encore entierementdéveloppée. Reste à écarter la résistance du mi-lieu pour que la Gravitation ait tout soneffet. Or comme la Gravitation est plusgrande dans les surfaces des petites planètesque dans les surfaces des grandes , à pro-portion de leur malle ; que les petits corpsfont beaucoup plus agités par l’atrractionélectrique que les plus grands ; de même lapetitesse des ratons de lumière peut extrê-mement contribuer à la puissance de l’agentpar lequel ces ratons sont rompus. Ainsi sil'on suppose que 1 éther soit composé , com-me notre air, de particules qui tâchent às’écarter les unes des autres , & que ces par-ticules soient excessivement plus petites quecelles de l’air ou même que celles de lalumière , l’excessive petitesse de ces particu-les peut contribuer à la grandeur de la forcepar laquelle ces particules peuvent s’écarterles unes des autres, Sc par là rendre cemilieu excessivement rare Sc plus élastiqueque l’air ; par conséquent excessivement pluscapable de presser les corps grossiers parl’effort qu’il fait pour se dilater. Les planè-tes , les comètes , Sc tous les corps célestespeuvent donc se mouvoir librement dans cemilieu , & y trouver moins de résistance quedans aucun fluide. Il y a plus. La résistancede ce milieu doit être si petite , qu’elle nesoit d’aucune considération. Cet éther étant,comme on a vû , 700000 plus élastique quel’air, Lc 700000 fois plus rare, la résistancefera plus de 60000000 fois moindre que cellede l’eau. Or une telle résistance ne peut cau-ser une altération lenlible dans le mouve-

• ment des corps célestes.

Sur route cette théorie s’il y avoir une ob-jection à faire , ce seroit de savoir commentce milieu peut être si rare. M. Newtonconvient que cette grande rarité n’est pasgéométriquement démontrée. Mais il nevoit pas qu’on doive la rejetter parce qu’onne la connoît pas. Combien d’eftets connus,dont lacause est ignorée? A ceux qui font cetteobjection M .Newton demande comment dansles parries tuperieures de l’atmoíphere , l’airpeut être plus de mille fois, cent mille foisplus rare que l’air ; comment la frictionpeut faire évaporer d’un corps électriqueune exhalaison si rare & si subtile ( quoiquesi puistânte ) qu’elle ne cause aucune dimi-nution sensible dans le poids du corps élec-Toim I.

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trique ; Sc que cependant dans une fpherede plus de deux pieds de diamètre , elle foiepourtant capable d’exciter Sc d’clever unefeuille de cuivre ou d’or à plus d’un piedde distance du corps électrique ? 11 demandeencore comment la matière magnétiquepeut être si rare Sc si subtile, que sortantd’un aiman elle passe au travers d’une pla-que de verre lans aucune résistance oudiminution de ses forces , Sc si puistântecependant qu’elle fasse tourner une aiguilleaimantée au-delà du verre: Quiconque n’estpas,en état de latisfaire à ces questions nedoit pas être admis à rejetter ( conclud M.Newton ) la grande rarité de l’éther.

GRAVITE’. Force par laquelle les corps fontportés ou tendent vers le centre de la terre.

( Voici PESANTEUR.) Après ce renvoi il neme reste rien à dire à cet article. Cepen-dant une proposition soutenue par quelquesSavans me paroi t si singulière , que je croisdevoir en faire mention : c’est que les corpsqui tombent par la force de la Gravité , accé-lèrent a$ec plus de difficultéleur mouvementqu’ils ne le retardent quand ils font poussésen haut.

Voici comment on prétend prouver unechose li surprenante. Lorlqu’un corps com-mence à tomber , la cause de la Gravitéagi liant sur lui , le tire du repos pour lemettre en mouvement, & lui donne , patexemple, un dégré de vitesse. Pour donnéeun second degré de vitesse au corps qui estactuellement en mouvement, la cause dela Gravité doit être portée après le corpsavec la même vitesse qui est dans le corpsen mouvement : autrement le corps n’enrecevroit aucune impression. On rend cecisensible par cet exemple. Un homme ,dit-on, qui veut pousser une baie avec lamain Sc qui lui donne un dégré de vitesse,ne peut pas la pousser encore dans la mêmedirection, à moins que quelque puissancene pousse cet homme en avant aussi vite quela baie. Ainsi la baie qui se meut étanten repos par rapport à l’homme , celui cipeut la frapper de nouveau , Sc lui ajouterautant de vitesse qu’il lui en a donné d’a-bord. Mais lorsqu’un corps est poussé enhaut, il rencontre continuellement la causede la Gravité qui détruit par degrés sonmouvement, Sc qui n’a pas besoin d'autresecours pour la mettre en érat d’agir fur lecorps qu’elle rencontre continuellement jus-ques à ce que tout son mouvement soit détruit.

Cet argument est fort spécieux, & il estdifficile d’y répondre d’une maniéré saris-failante. M. Désaguliers, qui l’a examiné de

P p p