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de Tannée est un Samedi sous la Lettre A,ôc le lendemain Dimanche lous h Lettre B.
Les Lettres Dominicales doivent leur ori-gine aux Lettres qui fervoient aux Romainspour marquer les Nones Ôc qu’ils appelloientNundinales , ( Voìt{ T Histoire dn Calendrierpar M. B.'ondel ).
Lettres ardentes. Nom qu’on donne dansles feux d’arrifice à des Lettres préparéesd’une matière qui brûle lentement, ôc quis’enflamme par-tout en même-tems, en forteque la flamme reprefente les Lettres. ( Voie^FUSE’E A ECRITURE ).
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LEUCONOTUS. On appelle ainsi le ventqui décline de l’Est au Sud de 6 y°, 50', &qu’on appelle autrement Sud Sud-Est , ouGangeticus , Phœnicias , Phœnìx.
LEVER , on ajoute d un ASTRE. C’est l’in-stant où un astre commence à paroître íurThoriíon.
LEVIER. C’est dans la Mécanique une barreinflexible considérée fans pesanteur , íur la-quelle trois puistances íont appliquées entrois points diftérens ; eníorte que factionde deux puistances est directement oppoléeà celle des deux qui leur résiste. Le pointoù agit cette puissance résistante fe nommepoint d’appui , ( f^oie^ APPUI).
On distingue les Leviers selon les diffé-rentes situations du point d’appui. On ap-pelle Levier du premier genre celui où lepoint d’appui ( A) ( Planche XXXIX. Fi-gure 31. ) est placé entre la puistance (P)ôc le poids ( C ). Levier du second genre, celuioù le poids (C) (Plan. XXXIX. Figure31), est entre la puistance (P j ôc le pointd’appui (A);Ac Levier du troisième genre, celuidont la puistance (P) (Planche XXXIX.Figure 33 J , est entre le point d’appui ( A )ôc le poids ( C ).
Dans ces trois Leviers , il y a équilibrelorsque les poids ôc les distances du pointd’appui font en raison réciproque , c’est-à- 2.d-ire > que les produits des poids ( on prendici la puistance pour le poids, leur effet étantle même ), par leur distance à ce point, fontégaux. Sans cette condition, le plus grandproduit l’emportera fur le plus foible , ôcî’équilibre fera rompu en raison de ce der-nier produit fur T autre. II est aisé de dé-terminer la force nécessaire pour vaincreune résistance appliquée à un Levier quel-conque , cette résistance & son éloignementau point d’appui étant connus. Supposons,par exemple , que deux personnes portent unpoids ôc qu’on demande ce que chacune en
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porte cn particulier. Si le poids est au milieudu Levier,iï est clair, parles principes éta-blis, qu’elles en portent autant Tune quel’autre. Au contraire, le poids partage t-ille Levier t n deux parties inégales J La char-ge ,que chaque personne soutiendra, fera enraison réciproque de leur distance au pointd’appui. Ainsi cette distance étant doublepar rapport à la premiere personne , celle cine supportera que la moitié du poids , íielle est triple, le tiers, &c.
On voit bien par-là que la puistance peutavoir un avantage considérable fur le poids,en lui donnant un long bras de Levier , ôcqu’il n’est point de fardeau qu’on ne puistcélever lorfqu’on aura une longue barre in-flexible ôc un point d’appui. C’étoit toucce qu’ Archimede demandoit pour souleverle monde : Dic ubi conjìflam, cctlum ter-rasque movebo. Il faudroit un Levier extrê-mement long , à en juger par celui qui fe-roic nécessaire pour soulever la terre. Onverra, je pense, avec plaisir cette étenduedéterminée.
La force d’un homme qui preste fur uncorps est estimée 200 livres , ôc le poids dela terre 399784700118074464789750. Pla-çons ce poids au bout d’un Levier à la dis-tance de 2000 lieues du point d’appui. Ilfaudra que la personne ou la puistan-ce soit éloignée du point d’appui de3997847001180744647897500 lieues poursoulever la terre. En Télevant d’un mil-le la puistance parcourt Tefpace de666307833330107441316 lieues ôc Dé-terminons par curiosité la place de cettepersonne dans le monde. La planète la pluséloignée de la terre est Saturne. Sa distancedu soleil est évaluée de 256770000 lieues.Qu’on divise 3997847001180744647897500,par ce nombre, le quot. 15 56974595103 573 1est le nombre qui exprime autant de foisla distance à la terre, de laquelle la personnedoit être éloignée du point d’appui poucsoulever la terre.
J’ai considéré jufqu’ici la puistance com-me agissant fur le Levier par la pression,abstraction faire de toute direction. Sup-posant une puistance , un poids ôc un pointd’appui, les Mécaniciens établissent uneréglé gcnerale pour connoître leur rapport.Et cette réglé est celle-ci.
Deux puistances P & F font en équilibre(Planche XXXIX. Fig. 34.) avec la puis-sance résistante R , si elles font en raisonréciproque des perpendiculaires CE , CG,abbaiífées du point d’appui fur les direc-tions A L, A F des puistances P ôc F ,c’est-à-dire, que P : F : : C G : CE. Car